Maison Européenne de la Photographie

Vidéo d’artistes #12Andres Serrano


HUNGRY HUNGRY HUNGRY

Andres Serrano: The Denizens of Brussels, 2016
Durée 7 minutes

Un film sur le ‘making of’ sa série de photos inédites Denizens of Brussels, saisissants portraits de sans-abris bruxellois.

Réalisation : Jose Huedo
Film produit par les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique à l’occasion de l’exposition rétrospective Andres Serrano Uncensored photographs du 18 mars au 21 août 2016.
Remerciements à Jose Huedo, Michel Draguet, Directeur des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique ; et à Pierre-Yves Desaive.

The Denizens of Brussels :
Jozsef Toth, Juan, Ahmed Osoble, Alina, Bossa, Cedric, Daniel, Diego, Fourad, Koki Amaaea, Ludovic Keldermans and Jan Ratynski, Marc, Marques dos Santos and Zena, Matthieu Tschomba, Mircea Geona, Laiea and Magaly, and Tybel and Volt, Veronique, Zbigniew Ryczkowski, Ana, Andre, Angelina, Anna and Maria, Birino, Camelia, Carmen, Cristo, Daniel, Daniel Angelice, Dumitru, El Abbar Abdezalam, Georgia, Jon Sanov, Joseph, Jozef, Mariana and Laoura, Mohammed Haddoul, Naghfurmimoun, Nicolas and Romeo and Dany, Omar Berradi, Omari, Pencho, Rochtatika, Roma, Salimov Ruzhdi, Schona, Sonia, Michel Weemaes

Film/Thanks to: Andres Serrano, the Royal Museums of Fine Arts of Belgium -Brussels-, Gallery Nathalie Obadia Brussels and the students of the National Superior School for Visual Arts – La Cambre, Brussels – : Mostafa Ajoulou Rahmouni, Maxence Mathieu, Alexandre Rouhaud, Robin Rozenkran

 

  • Can you spare 25c for food

  • Fishin for kindness. Thank you

  • Help God

  • Homeless angel - please give

  • HUNGRY HUNGRY HUNGRY

  • Mom told us wait right here. That was 10 years ago

  • Need a miracle

 

Andres Serrano’s Signs of the Times, 2013
Durée : 3 minutes 19 (en boucle)

« Même s’il n’est pas question ici de photographie, Sign of the Times constitue une série à part entière dans mon œuvre. Elle met en exergue la dimension conceptuelle de mon travail. Derrière chaque  ‘sans-abri’ se déploie une histoire qui pourrait être la nôtre. Et cette histoire, souvent, se résume à un carton avec une ou deux phrases. J’ai alors arpenté les rues de Manhattan pour acheter ces Signs que je payais vingt dollars après avoir longuement expliqué à chaque homme et à chaque femme rencontré ce qui était mon intention : collecter ces fragments de vie pour les mettre en espace et en faire un témoignage polyphonique de la misère de notre monde. Durant un mois entier j’ai marché dans New York, j’ai rencontré énormément de personnes, j’ai discuté et j’ai appris à connaître ce monde de la rue qui me ramène à ma position d’ « outsider ». J’en ai tiré une vidéo pour rendre ce développement dans le temps, comme une longue marche dans cette topographie de la misère. » Andres Serrano