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Abbasian – Pooya Abbasian ; Maltournée ; expo Maison européenne de la photographie 12/04/24 – 26/05/24 ; signé par l’artiste

Abbasian Pooya
Abbasian – Pooya Abbasian ; Maltournée ; expo Maison européenne de la photographie 12/04/24 – 26/05/24 ; signé par l’artiste

20.00 TVA incluse

Editeur MEP / Morel books
Date de parution 2024
Langue Français - Anglais
Type de reliure souple

Pour la deuxième partie de la saison, le Studio est fier de présenter le travail de l’artiste iranien Pooya Abbasian, basé à Paris. À travers une pratique invoquant la photographie, la vidéo, le dessin et l’installation, il s’intéresse à la relation complexe et souvent paradoxale entre l’image et l’idée qu’on peut se faire de la réalité et de la vérité. Sans en faire le sujet principal de son travail, Pooya Abbasian s’inspire, pour certains projets, de son enfance en Iran et de son émigration vers l’Europe à l’âge de 26 ans.

La pièce maîtresse de l’exposition est le court-métrage Maltournée, que l’artiste décrit comme un rendez-vous manqué avec une communauté de réfugiés vivant le long du canal Saint-Denis, près du Stade de France, qui ont brusquement disparu après avoir été évacués par la police. Dans ce film, Pooya Abbasian documente poétiquement les traces qu’ils ont laissé derrière eux à l’aide de travellings, de dialogues et de voix off qui soulignent l’intensité de leur absence. Il évoque ainsi les émotions, les situations et les objets qui emplissaient autrefois ce no man’s land. Ce film a été produit avec le soutien de la Fondation Wim Wenders dans le cadre d’un projet dans lequel six cinéastes iraniens, encadrés par le réalisateur Wim Wenders, ont exploré le thème « l’esprit des lieux » en Iran ou en exil.

L’exposition comprend également des fragments de toilettes ou d’éviers brisés que l’artiste a collecté dans les banlieues. Par un procédé inspiré des émulsions photographiques, il transforme la céramique de ces objets en surface photosensible, sur laquelle sont projetées des photographies prises aux abords des lieux où ils ont été trouvés. De ce processus aléatoire naissent des images délicates et précaires qui transforment les fragments en fossiles, vestiges fragiles d’un lieu abandonné, hanté par son passé, existant quelque part entre mémoire et fantasme.

Commissaire d’exposition : Laurie Hurwitz

Chargée de production : Elisa Monteillet

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