Ce qui distingue Issei Suda (1940-2019) de l’avant-garde japonaise de son époque, c’est sa recherche du merveilleux dans le quotidien et sa foi dans la magie du hasard. Derrière l’apparente banalité des scènes urbaines qu’il saisit à travers tout l’archipel, il capture « les petites surprises habituellement ignorées dans notre monde ». Ses photographies, toujours en noir et blanc, témoignent de l’évolution que connaît le Japon, depuis les années difficiles de l’après-guerre.