Kaléido scope

Sans Soleil et La Jetée, Chris Marker



À l’occasion de l’exposition Costa-Gavras. Carnets photographiques, la vidéothèque vous propose deux films majeurs de Chris Marker.

À l’occasion de l’exposition Costa-Gavras. Carnets photographiques, la vidéothèque vous propose deux films majeurs de Chris Marker.

Jeune homme fraîchement arrivé à Paris, Costa-Gavras noue très vite des liens d’amitiés avec Simone Signoret et Yves Montand, chez qui il est régulièrement invité. Ce sera chez Simone Signoret qu’il rencontrera Chris Marker. S’en suivront plusieurs décennies d’amitié et de nombreuses collaborations professionnelles.

Alors que Chris Marker nous a quitté il y a un an, le 29 juillet 2012, l’hommage de Costa-Gavras dans l’entretien sonore réalisé pour son exposition à la MEP est particulièrement émouvant :

« Ah l’admiration que j’avais pour Chris…
Chris était un grand personnage, un créateur formidable naturellement, mais pour l’exemple de sa vie aussi : il avait une vie exemplaire, sa façon de se comporter avec les gens, sa façon de vivre, son désinteressement total pour l’argent, pour la réussite.
Ce qui l’intéressait c’était ce qu’il faisait, et d’être bien avec les autres.
Avec cette philosophie, et ce qu’il était, il a fait des choses extraordinaire, et très personnelles, en dehors de toute école, de toute autre ligne ou modernité.
Chris avait sa propre modernité et c’est pour cela que je crois que son œuvre, ses films, ses écrits, vont rester pour très longtemps.
Chris était un homme libre par rapport à toutes les exigences de la société, par rapport à toutes les modes. »

L’occasion de vous inviter à découvrir ou redécouvrir à la vidéothèque deux films emblématiques de l’œuvre de Chris Marker :

Sans soleil, 1982
« Ce film ne raconte pas d’histoire, mais traite seulement des anecdotes, des faits minuscules, des métaphores d’objets, de la divinité des chats et des jeux vidéo, pour en faire un collage lyrique. » (Pierre Legendre)
(Argos films, 1982)

et aussi, bien sûr,
La Jetée, 1962
Film expérimental de 1962, réalisé à partir de photographies, (notamment de Jean-Pierre Sudre et de William Klein) dont le scénario, qui nous fait vivre une intrigue à travers le passé et le futur, dans un Paris post-atomique, nous renvoie sans cesse à une image obsédante, clé du récit, et tout à la fois image du souvenir impossible.
« Rien ne distingue les souvenirs des autres moments, ce n’est que plus tard qu’ils se font reconnaître à leurs cicatrices »
Ce chef d’œuvre de Chris Marker a aussi inspiré le film L’Armée des douze singes de Terry Gilliam.

Dans le catalogue, une recherche avancée par réalisateur « Marker » donnera accès aux films.

Emmanuel Bacquet

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