Kaléido scope

Le choix de la librairie #1



The Transported of Kwandelebe, A South African Odyssey, David Goldblatt ◆ Keep Your Eye on the Wall, paysages palestiniens, sous la direction de Olivia Snaije et de Mitchell Albert ◆ History of Monuments, Wang Qingsong ◆ American Colour 1962-1965, Tony Ray-Jones

The Transported of Kwandelebe, A South African Odyssey,
David Goldblatt

Steidl, Göttingen (D), 2013
Texte de plusieurs auteurs
€65,00

Par le texte et l’image, ce livre montre la vie difficile des Sud-Africains noirs bannis à Kwandebele, un homeland ségrégué à l’extérieur de Pretoria. La distance entre Kwandebele et la ville impose aux travailleurs d’endurer quatre à huit heures de bus quotidien sur des routes défoncées. Leur journée commence au milieu de la nuit, le retour ayant souvent lieu après 22h. Vingt six photographies en noir et blanc granuleuses et fortement contrastées, représentent avec réalisme, hommes et des femmes fatigués mais aussi déterminés à survivre. Leur odyssée de pendulaires devient une métaphore de leur dur combat vers la liberté.

 Keep-your

Keep Your Eye on the Wall, paysages palestiniens
Sous la direction de Olivia Snaije et de Mitchell Albert
Photograhies de Taysir Batniji, Rula Halawani, Raeda Saadeh, Steve Sabella, Raed Bawayah, Noël Jabbour et Kai Wiedenhöfer
Textuel, Paris, 2013
€45,00

« Keep Your Eye on the Wall » (Garde un oeil sur le mur) est un livre accordéon qui propose un autre regard sur la réalité du Mur. Ce Mur qui sépare Israël de la Palestine incarne la violence, l’impasse et l’échec, il entraîne de graves violations des droits humains. Depuis, la vie des Palestiniens s’est sérieusement dégradée. La suspicion, la haine et la rancœur entre deux sociétés déjà profondément isolées l’une de l’autre se sont encore intensifiées.

Six photographes, cinq palestiniens et un allemand, développent une vision du mur qui transcende sa simple présence physique pour explorer la multiplicité de ses significations et interroger les conséquences économiques, sociales et culturelles de son existence.

 

HIstory

History of Monuments, Wang Qingsong
Editions Bessard, Paris,  2012
€85,00

History Of Monuments est un livre en accordéon qui peut être lu des deux côtés et qui, entièrement ouvert, mesure 8,40m de long. Imprimé à seulement 450 exemplaires, il est présenté dans un étui pourpre fait à la main.

« En août 2009, j’ai réalisé une oeuvre de 42 mètres de long, L’Histoire des monuments, à l’aide de 200 figurants, pendant quinze jours. Ce travail représente mon point de vue sur ce que l’on raconte des civilisations, des normes et des coutumes de la beauté, de la vertu Les figurants sont enduits de boue et placés dans des formes creusées dans le décor de la photo. Les traditions chinoises se transmettent d’une génération à l’autre, accompagnées de nombreux documents relatifs aux personnages historiques, de poèmes, de littérature, de tragédies Durant leur règne, les personnes de pouvoir ont l’habitude de dresser le résumé de leurs accomplissements. Chaque dynastie fait ainsi une interprétation de sa propre dynastie qui diffère des précédentes. Ces versions divergentes sont souvent indéniablement erronées. » Wang Qingsong

 

Tony-Ray-Jones

American Colour 1962-1965, Tony Ray-Jones
MACK, Londres, 2013
Texte de Liz Jobey
€33,00

Ce photographe britannique est célèbre pour sa série et son livre posthume (il meurt en 1972 à l’âge de 31 ans) sur les Anglais : A Day Off : An English Journal by Tony Ray-Jones, paru en 1974 à New York et en français aux éditions du Chêne sous le titre Loisirs anglais : 120 photographies de Tony Ray-Jones. A l’âge de 20 ans, il obtient une bourse pour étudier les arts graphiques à Yale. Il retournera en Angleterre en 1965. S’il photographie en couleur l’Amérique et les Américains dans les années 60 c’est qu’il pense que la couleur fait partie de la culture américaine. L’Amérique, et particulièrement New York, lui apporte aussi une liberté créatrice qu’il n’avait pas rencontrée en Angleterre. Pour lui, dans son pays, c’est le noir et blanc qui s’imposera car il symbolise la Grande-Bretagne comme la couleur symbolise l’Amérique.

Irène Attinger

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