Kaléido scope

Autour de Parr_Is



Paris est devenue la ville la plus photographiée du monde, un sujet traité par les touristes, les amateurs, les professionnels et les artistes. La sélection de monographies présentées à la bibliothèque donne un aperçu de la diversité des points de vue avec lesquels des photographes étrangers ont abordé Paris.

Dans le dernier quart du 19e siècle, Charles Marville a documenté les grands chantiers de modernisation dirigés par Haussmann et photographié une transformation inimaginable. Depuis, Paris est devenue la ville la plus photographiée du monde, un sujet traité par les touristes, les amateurs, les professionnels et les artistes.

La sélection de monographies présentées à la bibliothèque donne un aperçu de la diversité des points de vue avec lesquels des photographes étrangers ont abordé Paris. Certains n’y ont séjourné que peu de temps, d’autres s’y sont installés pour des périodes plus ou moins longues ; certains y ont fait une partie de leur apprentissage, d’autres ont abordé la ville en pleine maturité.

Les approches aussi ont été les plus diverses. Pour certains, la ville elle-même a été le cœur de leur travail soit en assumant le caractère iconique de l’architecture d’une ville tendant au musée à ciel ouvert soit au contraire en recherchant les interstices éparpillés dans la ville, les mystérieux îlots déclarés insalubres, ou miraculeusement épargnés par les bulldozers, témoins d’un autrefois encore jeune et toujours accueillant.

Paris est une ville conçue pour les hommes, de nombreux photographes ont été séduits par une atmosphère familière qu’ils ont capturée à travers l’expression des gens et l’ambiance des rues. Ils ont montré les beaux quartiers mais aussi le Paris populaire, la classe ouvrière mais aussi les marginaux du Paris nocturne des années 1950 et 1960. Certaines photographies révèlent, même si souvent en noir et blanc, les couleurs d’une ville, couleurs éclatantes et nouvelles pour le photographe étranger ; couleurs locales et journalières, couleurs effacées, oubliées par le citadin fatigué dirons nous paraphrasant Prévert.

  • PARIS, MOÏ VERÉdition 7L, 2004. [M 2004 MOI.1]

    Le livre Paris a initialement été publié en 1931 par Jeanne Walter, avec une préface de Fernand Léger. Moï Ver exploite tous les procédés formels du Bauhaus. Le flou, le grain, les points de vue et surtout la superposition des images. La double exposition accentue le rythme du livre lui-même. Le flux d'informations, concernant des activités banales dans les rues de Paris à la fin des années vingt, se transforme en un kaléidoscope frénétique, restituant pour le lecteur bombardé par la lumière l'impression de marcher dans l'agitation parisienne.

  • PARIS, MOÏ VERÉdition 7L, 2004. [M 2004 MOI.1]

    Le livre Paris a initialement été publié en 1931 par Jeanne Walter, avec une préface de Fernand Léger. Moï Ver exploite tous les procédés formels du Bauhaus. Le flou, le grain, les points de vue et surtout la superposition des images. La double exposition accentue le rythme du livre lui-même. Le flux d'informations, concernant des activités banales dans les rues de Paris à la fin des années vingt, se transforme en un kaléidoscope frénétique, restituant pour le lecteur bombardé par la lumière l'impression de marcher dans l'agitation parisienne.

  • MY PARIS, ILYA EHRENBURG7L, Paris, 2005. Photos et textes Ilya Ehrenburg, photomontage et conception El Lissitzky, maquette Alexander Brodsky. [M 2005 EHR]

    Le Paris d'Ilya Ehrenburg n'est pas celui du Louvre ou de Notre Dame, ce document décrit la lutte, la vie appauvrie dans les ombres d'un Paris fascinant. Le Paris dans lequel a vécu, de 1908 à 1940, le révolutionnaire russe était un endroit où les gens normaux vivaient avec peu d'argent et d'espoir, luttant pour leur survie. Ehrenburg les a photographiés à leurs portes, dans des cafés, au travail et au repos, dans leur pauvreté et leur dignité. Il a écrit les textes brefs qui les décrivent. Dès la première ligne du livre Ehrenburg précise : « Un écrivain sait que pour voir les gens, il doit demeurer invisible ». C'est avec un Leica trafiqué (la photo prise est en réalité perpendiculaire à la direction apparente de son regard) qu'il photographie le petit peuple de Paris. Publié à Moscou en 1933 My Paris est un objet extrêmement rare, à la confection duquel contribuent deux des plus grands graphistes de l'entre deux guerres. L'édition de 7L est un fac-similé auquel est ajouté une brochure contenant une traduction en anglais du texte russe.

  • MY PARIS, ILYA EHRENBURG7L, Paris, 2005. Photos et textes Ilya Ehrenburg, photomontage et conception El Lissitzky, maquette Alexander Brodsky. [M 2005 EHR]

    Le Paris d'Ilya Ehrenburg n'est pas celui du Louvre ou de Notre Dame, ce document décrit la lutte, la vie appauvrie dans les ombres d'un Paris fascinant. Le Paris dans lequel a vécu, de 1908 à 1940, le révolutionnaire russe était un endroit où les gens normaux vivaient avec peu d'argent et d'espoir, luttant pour leur survie. Ehrenburg les a photographiés à leurs portes, dans des cafés, au travail et au repos, dans leur pauvreté et leur dignité. Il a écrit les textes brefs qui les décrivent. Dès la première ligne du livre Ehrenburg précise : « Un écrivain sait que pour voir les gens, il doit demeurer invisible ». C'est avec un Leica trafiqué (la photo prise est en réalité perpendiculaire à la direction apparente de son regard) qu'il photographie le petit peuple de Paris. Publié à Moscou en 1933 My Paris est un objet extrêmement rare, à la confection duquel contribuent deux des plus grands graphistes de l'entre deux guerres. L'édition de 7L est un fac-similé auquel est ajouté une brochure contenant une traduction en anglais du texte russe.

  • PARIS, ROBERT FRANKSteidl Verlag, Göttingen, 2008. Entretien Robert Frank / Ute Eskildsen. [M 2008 FRA.4]

    De 1949 à 1952, Robert Frank fait la navette entre l’Amérique et l’Europe, et photographie Paris. Robert Frank présente le Paris d'après-guerre comme un espace public ouvert à tous. De retour des Etats-Unis, il porte un regard particulier sur "l’Ancien Monde" et perçoit intuitivement l’atmosphère de cette vieille ville romantique. Son regard alternant entre hommes et objets dévoile que le citadin habite également les décors captés au hasard des rues. Pour Robert Frank, avec le recul, ses photographies de Paris ont une qualité sentimentale particulière. « Je ne savais pas que ce serait la dernière fois et que tout disparaîtrait. » déclare-t-il à Ute Eskildsen lors d'un entretien réalisé à New York le 30 janvier 2008.

  • PARIS, ROBERT FRANKSteidl Verlag, Göttingen, 2008. Entretien Robert Frank / Ute Eskildsen. [M 2008 FRA.4]

    De 1949 à 1952, Robert Frank fait la navette entre l’Amérique et l’Europe, et photographie Paris. Robert Frank présente le Paris d'après-guerre comme un espace public ouvert à tous. De retour des Etats-Unis, il porte un regard particulier sur "l’Ancien Monde" et perçoit intuitivement l’atmosphère de cette vieille ville romantique. Son regard alternant entre hommes et objets dévoile que le citadin habite également les décors captés au hasard des rues. Pour Robert Frank, avec le recul, ses photographies de Paris ont une qualité sentimentale particulière. « Je ne savais pas que ce serait la dernière fois et que tout disparaîtrait. » déclare-t-il à Ute Eskildsen lors d'un entretien réalisé à New York le 30 janvier 2008.

  • SEHNSUCHT NACH PARIS, NICO JESSEBlüchert Verlag, Hambourg (D) 1960. Texte de Ute Valance. [M 60 JES]

    Images et textes de Nostalgie à Paris sont un témoignage du Paris de la fin des années 50, vu par des étrangers. Le livre propose de belles images dans des noirs et blancs très contrastés de la ville, de ses habitants, des bords de Seine, de ses parcs, de ses monuments, de ses cafés, de ses marchés, de la mode et des filles plutôt dénudées des cabarets.

  • SEHNSUCHT NACH PARIS, NICO JESSEBlüchert Verlag, Hambourg (D) 1960. Texte de Ute Valance. [M 60 JES]

    Images et textes de Nostalgie à Paris sont un témoignage du Paris de la fin des années 50, vu par des étrangers. Le livre propose de belles images dans des noirs et blancs très contrastés de la ville, de ses habitants, des bords de Seine, de ses parcs, de ses monuments, de ses cafés, de ses marchés, de la mode et des filles plutôt dénudées des cabarets.

  • LOVE ON THE LEFT BANK, ED VAN DER ELSKENAndré Deutsch, Londres, 1956. Texte de Ed Van der Elsken. [M 56 VAN]

    Ed Van der Elsken a 25 ans lorsqu’il débarque à Paris. Il fréquente les cafés du Quartier latin avec une tribu de jeunes gens fiers, arrogants, qui se nourrissent de peu, fument du haschich ou snifent de l’éther, dorment sur les bancs publics et les banquettes de cafés. Cette vie de bohème dont il chronique, entre 1951 et 1954, les excès mais aussi la fragilité, est immortalisée dans le livre Love On The Left Bank, construit à la manière d’un roman-photo. La jeune artiste australienne Vali Myers en est le personnage principal.

  • LOVE ON THE LEFT BANK, ED VAN DER ELSKENAndré Deutsch, Londres, 1956. Texte de Ed Van der Elsken. [M 56 VAN]

    Ed Van der Elsken a 25 ans lorsqu’il débarque à Paris. Il fréquente les cafés du Quartier latin avec une tribu de jeunes gens fiers, arrogants, qui se nourrissent de peu, fument du haschich ou snifent de l’éther, dorment sur les bancs publics et les banquettes de cafés. Cette vie de bohème dont il chronique, entre 1951 et 1954, les excès mais aussi la fragilité, est immortalisée dans le livre Love On The Left Bank, construit à la manière d’un roman-photo. La jeune artiste australienne Vali Myers en est le personnage principal.

  • PARIS MORTEL, JOHAN VAN DER KEUKEN C. de Boer Jr., Hilversum (NL), 1963. [M 63 VAN]

    Du livre de 1963, qui présentait, entre autres, la fameuse photo de la scène de danse sur l'Île St. Louis à l'occasion de la célébration du Quatorze Juillet en 1958, Johan van der Keuken a écrit : « Paris mortel est à mon sens sur la même ligne que les films que j'ai faits par la suite. Dans ces films, il y a aussi, en plus de cette grande attention portée à la forme, pratiquement toujours la même présence du contact immédiat avec les gens, la confrontation aux circonstances, l'interaction émotionnelle et souvent névralgique entre celui qui voit et celui qui est vu, souvent aussi la réticence à braquer l'appareil sur quelqu'un. Pour moi, à la fin des années 50 et au début des années 60, la photographie avait aussi cette dimension d'action, d'intervention, d'intense contact ! »

  • PARIS MORTEL, JOHAN VAN DER KEUKEN C. de Boer Jr., Hilversum (NL), 1963. [M 63 VAN]

    Du livre de 1963, qui présentait, entre autres, la fameuse photo de la scène de danse sur l'Île St. Louis à l'occasion de la célébration du Quatorze Juillet en 1958, Johan van der Keuken a écrit : « Paris mortel est à mon sens sur la même ligne que les films que j'ai faits par la suite. Dans ces films, il y a aussi, en plus de cette grande attention portée à la forme, pratiquement toujours la même présence du contact immédiat avec les gens, la confrontation aux circonstances, l'interaction émotionnelle et souvent névralgique entre celui qui voit et celui qui est vu, souvent aussi la réticence à braquer l'appareil sur quelqu'un. Pour moi, à la fin des années 50 et au début des années 60, la photographie avait aussi cette dimension d'action, d'intervention, d'intense contact ! »

  • PARIS, IHEI KIMURA Norasha, Tokyo, 1974. [M 74 KIM] Les photographies présentées ont été prises par Ihei Kimura au cours de trois séjours à Paris, en 1954, 1955 et 1960. Pour la première fois après la guerre, un photographe nippon séjourne et travaille longuement à l’étranger. À Paris, Ihei Kimura rencontre Henri Cartier-Bresson qui le guide dans la ville, puis le présente à Robert Doisneau. Les deux hommes se lient d’amitié rapidement. Lorsque Ihei Kimura revient à Paris une seconde fois, en juillet de l’année suivante, il photographie les festivités du 14 Juillet dans les quartiers populaires. Issu lui-même d’un quartier populaire de Tokyo, Ihei Kimura retrouve une atmosphère familière, à travers l’expression des gens et l’ambiance des rues. Le lecteur contemporain est frappé par l’usage de la couleur car c’est surtout en noir et blanc que le Paris d’avant les années 1950 reste gravé dans nos souvenirs au travers, en particulier des images d'Atget qui ont été une source d'inspiration pour Ihei Kimura.

  • COULEUR DE PARIS, PETER CORNELIUSEcon Verlag, s.l. (A), 1961. Texte de Jacques Prévert. [M 61 COR]

    « Couleur de Paris, c’est le titre. … Parfois un enfant dans le gris d’un grenier, parmi les vieux vélos abandonnés, les poupées mutilées et scalpées et les toutes neuves toiles d’araignées, découvre un livre d’images poussiéreux et déchiré. Et le livre est multicolore et l’enfant est émerveillé. En découvrant Paris, Peter Cornelius est semblable à cet enfant. Peter Cornelius n’a pas regardé la ville par le trou de la serrure touristique et la ville lui en a su gré, l’a pris amicalement par le bras et l’a emmené où bon et beau lui semblait. » [Jacques Prévert]

  • COULEUR DE PARIS, PETER CORNELIUSEcon Verlag, s.l. (A), 1961. Texte de Jacques Prévert. [M 61 COR]

    « Couleur de Paris, c’est le titre. … Parfois un enfant dans le gris d’un grenier, parmi les vieux vélos abandonnés, les poupées mutilées et scalpées et les toutes neuves toiles d’araignées, découvre un livre d’images poussiéreux et déchiré. Et le livre est multicolore et l’enfant est émerveillé. En découvrant Paris, Peter Cornelius est semblable à cet enfant. Peter Cornelius n’a pas regardé la ville par le trou de la serrure touristique et la ville lui en a su gré, l’a pris amicalement par le bras et l’a emmené où bon et beau lui semblait. » [Jacques Prévert]

  • VÄNNERNA FRAN PLACE BLANCHE, CHRISTER STRÖMHOLMETC Förlag, Stockholm, 1983. Texte de Christer Strömholm. [M 2012 JUD]

    Le livre mythique Vännerna från Place Blanche (Les amies de la Place Blanche) du photographe Christer Strömholm est l’un des premiers à aborder, avec autant de subtilité, l’émergence des transsexuelles à Paris dans les années 1950 et 1960 : « Je ne m'y étais jamais intéressé. Nous nous sommes rencontrés par hasard, et j'ai réalisé très vite que, quand vous vous interrogez sur la vie qu'ils mènent, il devient difficile de ne pas prendre de photo. » Les photographies sont d'une intimité stupéfiantes ; leur lumière intérieure et leur énergie, leur composition parfaite et l'utilisation du clair-obscur ouvrent au-delà d'une relation intime entre l'artiste et son sujet, à un sentiment d'affection, d'amitié et de fraternité.

  • VÄNNERNA FRAN PLACE BLANCHE, CHRISTER STRÖMHOLMETC Förlag, Stockholm, 1983. Texte de Christer Strömholm. [M 2012 JUD]

    Le livre mythique Vännerna från Place Blanche (Les amies de la Place Blanche) du photographe Christer Strömholm est l’un des premiers à aborder, avec autant de subtilité, l’émergence des transsexuelles à Paris dans les années 1950 et 1960 : « Je ne m'y étais jamais intéressé. Nous nous sommes rencontrés par hasard, et j'ai réalisé très vite que, quand vous vous interrogez sur la vie qu'ils mènent, il devient difficile de ne pas prendre de photo. » Les photographies sont d'une intimité stupéfiantes ; leur lumière intérieure et leur énergie, leur composition parfaite et l'utilisation du clair-obscur ouvrent au-delà d'une relation intime entre l'artiste et son sujet, à un sentiment d'affection, d'amitié et de fraternité.

  • SOUS LE CIEL DE PARIS, LOUIS STETTNERParigramme, Paris, 1994. Texte de François Cavanna. [M 94 STE.3]

    Américain vivant depuis longtemps à Paris, Louis Stettner, en plus de 60 ans de carrière, a photographié New York et Paris, produisant des clichés devenus des icônes. « Mais je dirais que l'inattendu est plus à même d'arriver à New York qu'à Paris. Tout y est plus volcanique. La pression sur les individus semble aussi plus forte. J'aborde les deux villes de la même manière, en photographiant ce qui me touche, qu'il s'agisse d'un immeuble, d'une personne ou d'une nature morte. Mes photos interprètent le monde sans aucune idée préconçue, et cela ne m'intéresse pas de les réduire à leur seul aspect documentaire. Je dis toujours à mes étudiants qu'ils doivent avant tout exprimer leur vision du monde à travers leurs clichés. Qu'est-ce qui fait une photo ? La perspective, la matière, la composition et les détails. Autant de choses que nous autres, photographes, sommes en mesure de contrôler. Ce qui fait plutôt la différence, c'est notre capacité à transmettre notre propre vision des choses… et de la vie. » [Louis Stettner]

  • SOUS LE CIEL DE PARIS, LOUIS STETTNERParigramme, Paris, 1994. Texte de François Cavanna. [M 94 STE.3]

    Américain vivant depuis longtemps à Paris, Louis Stettner, en plus de 60 ans de carrière, a photographié New York et Paris, produisant des clichés devenus des icônes. « Mais je dirais que l'inattendu est plus à même d'arriver à New York qu'à Paris. Tout y est plus volcanique. La pression sur les individus semble aussi plus forte. J'aborde les deux villes de la même manière, en photographiant ce qui me touche, qu'il s'agisse d'un immeuble, d'une personne ou d'une nature morte. Mes photos interprètent le monde sans aucune idée préconçue, et cela ne m'intéresse pas de les réduire à leur seul aspect documentaire. Je dis toujours à mes étudiants qu'ils doivent avant tout exprimer leur vision du monde à travers leurs clichés. Qu'est-ce qui fait une photo ? La perspective, la matière, la composition et les détails. Autant de choses que nous autres, photographes, sommes en mesure de contrôler. Ce qui fait plutôt la différence, c'est notre capacité à transmettre notre propre vision des choses… et de la vie. » [Louis Stettner]

  • PARIS 88/89, DAIDO MORIYAMA Poursuite, Paris, 2012. Texte de Daido Moriyama. [M 2012 MOR.4]

    En 1988 et 1989, sans parler un mot de français ni connaître personne hormis une compatriote, Daido Moriyama a vécu à Paris avec le projet un peu fou de monter une galerie en appartement. Moins qu’un travail sur la ville, ces photographies rendent compte d’une expérience à travers la ville. Paris n’est pas un objet d’observation, elle est un sujet avec lequel Moriyama, seul, a vécu deux années. Ce séjour était l'occasion de vivre ce Paris qui le faisait rêver adolescent et de parcourir l'univers d'Eugène Atget qu'il avait découvert quelques années plus tard. « Cette quête de la photographie d’Atget n’a jamais quitté mon âme (...). Paris est probablement l’un des lieux de naissance de ma photographie. » [Daido Moriyama]

  • PARIS 88/89, DAIDO MORIYAMA Poursuite, Paris, 2012. Texte de Daido Moriyama. [M 2012 MOR.4]

    En 1988 et 1989, sans parler un mot de français ni connaître personne hormis une compatriote, Daido Moriyama a vécu à Paris avec le projet un peu fou de monter une galerie en appartement. Moins qu’un travail sur la ville, ces photographies rendent compte d’une expérience à travers la ville. Paris n’est pas un objet d’observation, elle est un sujet avec lequel Moriyama, seul, a vécu deux années. Ce séjour était l'occasion de vivre ce Paris qui le faisait rêver adolescent et de parcourir l'univers d'Eugène Atget qu'il avait découvert quelques années plus tard. « Cette quête de la photographie d’Atget n’a jamais quitté mon âme (...). Paris est probablement l’un des lieux de naissance de ma photographie. » [Daido Moriyama]

  • PARIS, HANS-PETER FELDMANN Salon Verlag, Cologne (D), 2005. [PM 2005 FEL] Le Paris de Hans-Peter Feldmann se réduit à trente images trouvées de la Tour Eiffel, une belle façon de retourner les clichés des images de cartes postales.

  • PARIS STORIES AND OTHER FOLLIES, DUANE MICHALSSidney Janis Gallery, New York, 1992. Texte de Duane Michals. [PM 92 MIC] Le travail explore les thèmes constants de Duane Michals : la mortalité, la recherche spirituelle, le chaos urbain et l'identité troublée qui ont traversé ses travaux des 30 dernières années. Il a eu carte blanche pour photographier Paris durant trois semaines, un rêve pour tout photographe. Il a contourné la Seine, la Tour Eiffel et d'autres endroits célèbres pour mettre en scène "Monsieur Dirk" le créateur fictif d'une nouvelle ligne de chapeaux de haute couture faits de pain français dans un cas et de papier toilette dans un autre. Comme toujours, Duane Michals travaille de manière simple, utilisant peu d'équipement, se contentant de la lumière naturelle et photographiant des endroits réels. « Qui me regrettera, qui se souciera quand on m'appellera et que personne ne répondra ? »

  • PARIS STORIES AND OTHER FOLLIES, DUANE MICHALSSidney Janis Gallery, New York, 1992. Texte de Duane Michals. [PM 92 MIC] Le travail explore les thèmes constants de Duane Michals : la mortalité, la recherche spirituelle, le chaos urbain et l'identité troublée qui ont traversé ses travaux des 30 dernières années. Il a eu carte blanche pour photographier Paris durant trois semaines, un rêve pour tout photographe. Il a contourné la Seine, la Tour Eiffel et d'autres endroits célèbres pour mettre en scène "Monsieur Dirk" le créateur fictif d'une nouvelle ligne de chapeaux de haute couture faits de pain français dans un cas et de papier toilette dans un autre. Comme toujours, Duane Michals travaille de manière simple, utilisant peu d'équipement, se contentant de la lumière naturelle et photographiant des endroits réels. « Qui me regrettera, qui se souciera quand on m'appellera et que personne ne répondra ? »

  • PARIS DIARY, MAY 2010, HARVEY BENGE(autoédition), Auckland, 2010. [M 2010 BEN]
    Dix neufs images d'un journal très personnel tiré à 75 exemplaires.
    & [M 2010 BEN.1]
    Vingt images d'un journal très personnel tiré à 75 exemplaires.

  • PARIS DIARY, MAY 2010, HARVEY BENGE(autoédition), Auckland, 2010. [M 2010 BEN]
    Dix neufs images d'un journal très personnel tiré à 75 exemplaires.

  • PARIS CARNET DE RECHERCHE, KRASS CLEMENTGyldendal, s.l. (DK), 2010. [M 2010 CLE.1]

    Paris Carnet de Recherche est un voyage personnel qui commence par une suite d'images prises d'un train entrant dans la ville montrant des paysages froids d'usines dans une épaisse lumière grise. À l'arrivée, la ville et ses citoyens apparaissent déprimés et lents. La lumière semble peiner à illuminer l'architecture et les rues. La répétition d'images ouvre à la subtilité des événements, l'ordre ressemble de temps en temps à un flot de coupes, de saut et peut apparaître sporadique. Cependant, des liens se forment que le lecteur attentif saura saisir.

  • PARIS CARNET DE RECHERCHE, KRASS CLEMENTGyldendal, s.l. (DK), 2010. [M 2010 CLE.1]

    Paris Carnet de Recherche est un voyage personnel qui commence par une suite d'images prises d'un train entrant dans la ville montrant des paysages froids d'usines dans une épaisse lumière grise. À l'arrivée, la ville et ses citoyens apparaissent déprimés et lents. La lumière semble peiner à illuminer l'architecture et les rues. La répétition d'images ouvre à la subtilité des événements, l'ordre ressemble de temps en temps à un flot de coupes, de saut et peut apparaître sporadique. Cependant, des liens se forment que le lecteur attentif saura saisir.

  • PHOTOGRAPHIEN PARIS 1971, SIGMAR POLKE Walther König Verlag, Cologne (D), 1989. Texte de Bice Curiger. [M 89 POL]

    Lors de son discours du 3 juillet 1839, Arago a fait cadeau de la photographie au monde. En 1971, Sigmar Polke est venu à Paris et a ouvert le cadeau pour restituer les impressions récoltées durant son voyage. Alors que ses premières interventions photographiques se sont limitées à la création de dispositions, de situations pour l'appareil photo, en 1971, à l'occasion d'un bref séjour à Paris, Polke commence à intervenir dans la matière photographique même. À Genève, dans la chambre noire d'un ami, il développe, sous LSD, les négatifs résultant de ce voyage (des instantanés touristiques simples). Ses impressions romantiques de Paris subissent une mutation. Polke utilise la photographie pour décrire les processus sensoriels qui sont purement internes, subjectifs et hallucinatoires. Ce n'est peut-être qu'une coïncidence, mais il est significatif que Polke se soit accordé une telle liberté dans le traitement de ses photographies à Paris, qui a été sans conteste le centre de la photographie surréaliste.

  • PHOTOGRAPHIEN PARIS 1971, SIGMAR POLKE Walther König Verlag, Cologne (D), 1989. Texte de Bice Curiger. [M 89 POL]

    Lors de son discours du 3 juillet 1839, Arago a fait cadeau de la photographie au monde. En 1971, Sigmar Polke est venu à Paris et a ouvert le cadeau pour restituer les impressions récoltées durant son voyage. Alors que ses premières interventions photographiques se sont limitées à la création de dispositions, de situations pour l'appareil photo, en 1971, à l'occasion d'un bref séjour à Paris, Polke commence à intervenir dans la matière photographique même. À Genève, dans la chambre noire d'un ami, il développe, sous LSD, les négatifs résultant de ce voyage (des instantanés touristiques simples). Ses impressions romantiques de Paris subissent une mutation. Polke utilise la photographie pour décrire les processus sensoriels qui sont purement internes, subjectifs et hallucinatoires. Ce n'est peut-être qu'une coïncidence, mais il est significatif que Polke se soit accordé une telle liberté dans le traitement de ses photographies à Paris, qui a été sans conteste le centre de la photographie surréaliste.

  • PARIS + KLEIN, WILLIAM KLEINMarval, Paris, 2002. Textes d'Anthony Lane et William Klein. [M 2002 KLE]

    "… Et Monterosso se ramenait encore avec son Paris. Finalement, je me suis dit : pourquoi pas ? Après tout, je vis ici depuis plus de quarante ans et, en vérité, je ne connais pas la ville si bien que ça. Mais comment faire ? Il y a deux mille livres sur Paris ? Que pourrais-je faire de nouveau ? En y pensant, j'ai constaté qu'en général le Paris des photographes, même celui des plus grands, était romantique, brumeux et surtout mono-ethnique : une ville grise peuplée par des blancs. Or, pour moi, Paris était – autant et peut-être plus que New York – un melting-pot. Une ville cosmopolite, multi-culturelle et totalement multi-ethnique, n'en déplaise à Le Pen." [William Klein]

  • PARIS + KLEIN, WILLIAM KLEINMarval, Paris, 2002. Textes d'Anthony Lane et William Klein. [M 2002 KLE]

    "… Et Monterosso se ramenait encore avec son Paris. Finalement, je me suis dit : pourquoi pas ? Après tout, je vis ici depuis plus de quarante ans et, en vérité, je ne connais pas la ville si bien que ça. Mais comment faire ? Il y a deux mille livres sur Paris ? Que pourrais-je faire de nouveau ? En y pensant, j'ai constaté qu'en général le Paris des photographes, même celui des plus grands, était romantique, brumeux et surtout mono-ethnique : une ville grise peuplée par des blancs. Or, pour moi, Paris était – autant et peut-être plus que New York – un melting-pot. Une ville cosmopolite, multi-culturelle et totalement multi-ethnique, n'en déplaise à Le Pen." [William Klein]

  • OM SAKERNAS TILLSTÅND I PARIS 200 AR EFTERAT, LARS TUNBJORKWiken, s.l. (S), 1989. Texte de Herman Lindqvist. [M 89 TUN]

    Qu’il dresse un portrait acide de la Suède, qu’il s’attache à l’univers cauchemardesque des bureaux à l’uniformité désolante des zones pavillonnaires, ou qu’il explore l’étrangeté d’une ville, Lars Tunbjörk a oublié le noir et blanc de ses débuts. Toute son énergie s’est portée sur l’exploration de la couleur, qu’il traite en s'inspirant des recherches des grands Américains des années soixante-dix. C'est une sorte de constat, qu’il développe sans pessimisme mais avec une indéniable affliction, qu’il soigne par un humour souvent ravageur. Dans le travail de commande L'état des affaires de Paris 200 ans après, il décrit la vie de Paris deux cent ans après la révolution française.

  • OM SAKERNAS TILLSTÅND I PARIS 200 AR EFTERAT, LARS TUNBJORKWiken, s.l. (S), 1989. Texte de Herman Lindqvist. [M 89 TUN]

    Qu’il dresse un portrait acide de la Suède, qu’il s’attache à l’univers cauchemardesque des bureaux à l’uniformité désolante des zones pavillonnaires, ou qu’il explore l’étrangeté d’une ville, Lars Tunbjörk a oublié le noir et blanc de ses débuts. Toute son énergie s’est portée sur l’exploration de la couleur, qu’il traite en s'inspirant des recherches des grands Américains des années soixante-dix. C'est une sorte de constat, qu’il développe sans pessimisme mais avec une indéniable affliction, qu’il soigne par un humour souvent ravageur. Dans le travail de commande L'état des affaires de Paris 200 ans après, il décrit la vie de Paris deux cent ans après la révolution française.

  • PARIS, MIMMO JODICE Maison Européenne de la Photographie / Aperture, Paris / New York, 1998. Texte de Adam Gopnik. [M 98 JOD] « Figure emblématique de la photographie italienne, Mimmo Jodice porte sur Paris un regard métaphysique. Par les images rassemblées dans ce livre, Mimmo Jodice s'inscrit dans la lignée prestigieuse des photographes de la ville qui comme Marville ou Atget, ont su célébrer, à travers leur art, Paris et ses métamorphoses. » [Jean-Luc Monterosso] « Quand j'ai entrepris ce voyage visuel, j'ai ressenti le besoin de ne pas éviter les « lieux communs », bien au contraire. J'ai ressenti le besoin de m'attaquer au Louvre et à la tour Eiffel, à Beaubourg et au Trocadéro, à la Seine et aux Invalides, afin de porter un nouveau regard sur ces icônes superficielles en les libérant de l'aura sacrée et mercantile qui les emprisonne. » [Mimmo Jodice]

  • PARIS, MIMMO JODICE Maison Européenne de la Photographie / Aperture, Paris / New York, 1998. Texte de Adam Gopnik. [M 98 JOD] « Figure emblématique de la photographie italienne, Mimmo Jodice porte sur Paris un regard métaphysique. Par les images rassemblées dans ce livre, Mimmo Jodice s'inscrit dans la lignée prestigieuse des photographes de la ville qui comme Marville ou Atget, ont su célébrer, à travers leur art, Paris et ses métamorphoses. » [Jean-Luc Monterosso] « Quand j'ai entrepris ce voyage visuel, j'ai ressenti le besoin de ne pas éviter les « lieux communs », bien au contraire. J'ai ressenti le besoin de m'attaquer au Louvre et à la tour Eiffel, à Beaubourg et au Trocadéro, à la Seine et aux Invalides, afin de porter un nouveau regard sur ces icônes superficielles en les libérant de l'aura sacrée et mercantile qui les emprisonne. » [Mimmo Jodice]

  • PARIS, WILLIAM EGGLESTON Steidl Verlag / Fondation Cartier pour l’art contemporain, Göttingen / Paris, 2009. [M 2009 EGG]

    En réponse à une invitation de la Fondation Cartier, William Eggleston a mené, depuis 2006 un vaste travail photographique montrant les multiples facettes de Paris. L'ouvrage qu'il a réalisé à l’occasion de son exposition à la Fondation Cartier en avril 200 met en regard ses photographies avec des dessins inspirés par celles-ci, sous la forme d’un carnet de travail. Les sujets qu'il photographie sont cadrés de façon à créer des masses colorées vibrantes qui abstraient la réalité en composants graphiques de base. Ses dessins colorés et ses aquarelles sont abstraits, sans aucune connotation directe à un sujet de discernable.

  • PARIS, WILLIAM EGGLESTON Steidl Verlag / Fondation Cartier pour l’art contemporain, Göttingen / Paris, 2009. [M 2009 EGG]

    En réponse à une invitation de la Fondation Cartier, William Eggleston a mené, depuis 2006 un vaste travail photographique montrant les multiples facettes de Paris. L'ouvrage qu'il a réalisé à l’occasion de son exposition à la Fondation Cartier en avril 200 met en regard ses photographies avec des dessins inspirés par celles-ci, sous la forme d’un carnet de travail. Les sujets qu'il photographie sont cadrés de façon à créer des masses colorées vibrantes qui abstraient la réalité en composants graphiques de base. Ses dessins colorés et ses aquarelles sont abstraits, sans aucune connotation directe à un sujet de discernable.

  • PARIS IN MY TIME, MARK STEINMETZNazraeli Press, Portland, 2013. [M 2013 STE]

    Dans Paris in my Time, Mark Steinmetz présente le travail issu de plusieurs voyages prolongés que l'artiste a fait à Paris au cours d'une période de vingt-cinq années. Avec ce livre, l'artiste revisite le thème de la photo de rue dans Paris, un sujet traité par les plus grands dont Atget, Kertész ou Doisneau. La mère de Mark Steinmetz a grandi à Paris, il connaît donc bien la ville, y est comme chez lui, ce que l'on ressent immédiatement dans ses clichés. Ceux-ci, réalisés entre 1985 et 2010, rappelleront bien sûr des images connues des prestigieux prédécesseurs, mais Mark Steinmetz réussit à retrouver une certaine tradition de la photographie humaniste française, tout en renouvelant le genre par une sensibilité, et bien évidemment des sujets, plus modernes.

  • PARIS IN MY TIME, MARK STEINMETZNazraeli Press, Portland, 2013. [M 2013 STE]

    Dans Paris in my Time, Mark Steinmetz présente le travail issu de plusieurs voyages prolongés que l'artiste a fait à Paris au cours d'une période de vingt-cinq années. Avec ce livre, l'artiste revisite le thème de la photo de rue dans Paris, un sujet traité par les plus grands dont Atget, Kertész ou Doisneau. La mère de Mark Steinmetz a grandi à Paris, il connaît donc bien la ville, y est comme chez lui, ce que l'on ressent immédiatement dans ses clichés. Ceux-ci, réalisés entre 1985 et 2010, rappelleront bien sûr des images connues des prestigieux prédécesseurs, mais Mark Steinmetz réussit à retrouver une certaine tradition de la photographie humaniste française, tout en renouvelant le genre par une sensibilité, et bien évidemment des sujets, plus modernes.

  • SKETCH OF PARIS, JAN HENRIK ENGSTROM Aperture, New York, 2013. Texte de Jan Henrik Engström. [M 2013 ENG.1]

    Sketch of Paris retrace, en couleur et en noir et blanc, vingt ans (de 1991 à 2012) de ses séjours dans les mondes interlopes de la ville lumière. Une série d'images raconte sans chronologie vingt ans d'errance parisienne. Celle du jeune suédois JH Engström, qui nous offre sa vision personnelle et surprenante d'un Paris populaire et tendre. Les images d'Engström décrivent un monde cru et conflictuel des images de rue volées, des instantanés de café juxtaposés avec des portraits intimes et des natures mortes. Chaque image raconte une nouvelle histoire. L'expérimentation de techniques photographiques différentes et la combinaison de pellicules couleur et noire et blanc. « Je ne suis jamais blasé quand je marche les rues de Paris, je me sens toujours de la même façon que quand j'avais 10 ans, juste cela" ouah "le sentiment » [Jan Henrik Engström]

Irène Attinger

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