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Marie Paule Nègre : “Comment je suis devenue photographe”



Quel déclic a provoqué votre vocation? C’est à l’âge de 13 ans quand Paris Match est venu faire un reportage à la maison sur ma sœur Mireille qui était danseuse à l’Opéra de Paris. Le photographe voulait également photographier sa famille. Il nous faisait prendre des poses et jouer des […]

Quel déclic a provoqué votre vocation?
C’est à l’âge de 13 ans quand Paris Match est venu faire un reportage à la maison sur ma sœur Mireille qui était danseuse à l’Opéra de Paris. Le photographe voulait également photographier sa famille. Il nous faisait prendre des poses et jouer des rôles qui ne nous ressemblaient pas. Et je me disais : “ce n’est pas comme cela qu’il devrait faire, ce n’est pas fait pour ça la photo.” A partir de cette réflexion l’idée a germé  de montrer ce qui était la réalité et d’utiliser ce médium pour faire quelque chose qui me correspondait.

Avec un petit Voightländer j’ai commencé à faire des photos de ma famille, d’amis ou d’inconnus. Cela dépendait toujours de ce que je ressentais. Comme j’en faisais beaucoup et que cela commençait à coûter cher en développement, avec l’autorisation de mon père, j’ai fait un laboratoire dans la salle de bain.

Ensuite?
En 1969, j’ai passé mon bac et je me suis inscrite à Vincennes en Photo Cinéma, mais les grèves m’ont lassée. Si bien que l’année d’après je me suis inscrite à l’Ecole de Photo- Cinéma de Vaugirard. Là, c’était trop technique, je ne comprenais rien. Alors j’ai décidé de me débrouiller seule. Le matin pour gagner un peu d’argent je faisais des maquettes d’architecture et l’après midi je me perfectionnais en labo, j’apprenais des techniques, je faisais des photos.

Vos premières photos publiées?
Une série pour Jazz Magazine qui s’appelait “24 heures avec”. Je suivais les musiciens dans toutes leurs activités.  Très vite j’ai travaillé pour Géo, Libération,  Marie Claire, Elle, Le Monde 2.  En parallèle je faisais un travail sur les pauvres suite à la demande du Secours Populaire français.

En 1989, avec plusieurs amis photographes vous créez l’Agence Métis.
Qui a marché pendant 15 ans. Ensemble nous avons réalisé beaucoup de travaux comme : “Paris la nuit”, exposé au musée Carnavalet.

Parlez nous de votre travail sur le thème de l’eau.
Au départ c’était pour m’amuser car j’adore aller sous l’eau et tout naturellement, j’ai trouvé les solutions d’amener des appareils sous l’eau. C’est un peu comme pour “Un jour une image”, c’était un jeu et c’est devenu sérieux au fil des années. Même démarche pour “Les artistes en leur monde” et d’autres thèmes.

Quel sujets photographiez-vous actuellement?
Je poursuis les thèmes que je présente à la Maison Européenne de la Photographie.

Votre rêve le plus fou?
Créer des objets en partant des photographies

Propos recueillis par Claudine Boni,
commissaire de l’exposition “Mine de rien…”

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