Tania & Vincent
Consommation de luxe dans Citizen K

La MEP

Tania & Vincent

L'exposition

Image
Bernard-Henri Levite, Citizen K, 2010 © Tania et Vincent

Tania & Vincent sont un couple de photographes. Ils se sont rencontrés à l’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne où ils se sont formés à la photographie et au graphisme.

Leur travail s’articule autour de la nature morte. La composition de l’image n’est plus seulement la simple photo d’une nature figée, elle devient une mise en scène surréaliste faite de collages à partir d’objets de différentes échelles tel un trompe l’oeil graphique où se perdent les repères et où se jouent les multiples dimensions de l’image. La bidimensionnalité et tridimensionnalité (2D et 3D) se confondent alors sans qu’on ne puisse guère les distinguer. Les séries sont traitées comme des histoires où chaque photographie s’apparente à un chapitre. Tania et Vincent ne réalisent pas l’image en postproduction mais bien lors de montages conçus par eux-mêmes, en studio.

L’exposition présente les travaux issus de leur collaboration avec le magazine Citizen K.

La société de cons(u)mmation

À travers le magazine Citizen K International, nous proposons aux lecteurs notre vision de l’époque à travers ses productions artistiques et philosophiques et ses produits, notamment de mode et de luxe.

Pour la réalisation de nos pages shopping (consommation), ma rencontre avec Tania & Vincent, deux artistes contemporains inspirés, fut une révélation. Nous avons imaginé avec eux un concept sans précédent : des prises de vue shootées en studio sans aucun montage en postproduction. Dans cette perspective, l’idée novatrice était de sortir de l’ornière des pages conso standard des publications formatées, le plus souvent, comme des catalogues de vente par correspondance.

Chaque scénette photographique porte un regard distancié sur notre société de consommation mêlant humour et provocation, sans jamais néanmoins donner de leçon.
En résulte, à mon sens, un nouveau vocabulaire visuel, unique en son genre.

Quant aux produits mis en exergue, ils émanent souvent – mais pas systématiquement – et ce, en toute transparence, de marques familières et complices du magazine, qui sont de fait privilégiées. Sans toutefois verser dans la flagornerie. Car comme j’aime à le répéter : “On ne mord pas la main de qui nous donne à manger. Mais il n’est pas pour autant nécessaire de lui lécher les bottes”.

Kappauf, Rédacteur en chef