• Alexeï Vassiliev, Quo vaditis ?, Etude N° 002 (Moscou) , 2009 © Alexeï Vassiliev 2014
  • Alexeï Vassiliev, Quo vaditis ?, Etude N° 007 (Paris) , 2009 © Alexeï Vassiliev 2014
  • François Ronsiaux, 28ème Parallèle - Réunion 2007 © François Ronsiaux
  • Jean-Pierre Attal, Intra Muros 03 , 2008 © Jean-Pierre Attal, Courtesy Galerie Olivier Waltman
  • Jean-Pierre Attal, Intra Muros 11 , 2008 © Jean-Pierre Attal, Courtesy Galerie Olivier Waltman
  • Vincent Debanne, Incidents / Dystopie #1 , Hôtel de ville de Bobigny, 2009 © Vincent Debanne
  • Vincent Debanne, Incidents / Dystopie #2 , Préfecture de Seine- Saint-Denis, 2009 © Vincent Debanne

Galerie Plateforme

Alexeï Vassiliev, François Ronsiaux, Jean-Pierre Attal, Vincent DebanneNos déserts


Plateforme réunit quatre photographes explorant les mécanismes de dépersonnalisation à l’œuvre dans les grandes métropoles contemporaines, leurssuburbias et leurs entreprises globalisées : l’humanité est ici défigurée, voire simplement absente.

Réalisés à Paris et Moscou, les panoramiques d’Alexeï Vassiliev de la série Quo Vaditis ? décrivent des foules en mouvement, floutées dans leurs parcours de commuters. Un magma d’anonymes, silhouettes qui ne résistent pas à la lenteur de pose, dans lequel les corps et les regards se frottent sans susciter d’échange.

Ce sont des foules que l’on logerait volontiers dans les lotissements pavillonnaires photographiés en Ile-de-France par Jean-Pierre Attal. Dans la série Intra muros, les cubes standardisés qui composent ces banlieues évoquent un désert humain qui guette celui symétrique des plaines céréalières.

Avec les Incidents de Vincent Debanne, les édifices instaurant un contrôle républicain sur les banlieues parisiennes. Hôtels de ville, préfectures sont victimes de subtiles altérations : incendies, bris de glace, ou impacts de balles et évoquent des émeutes dont les émeutiers, comme les victimes, ont étrangement déserté la scène.

Chez François Ronsiaux, l’absence prend la forme d’une présence masquée. Dans28ème parallèle, les figures en combinaison de latex envahissent les décors du monde globalisé – salles de meeting, hôtels d’affaires – et hantent les technocrates qui les peuplent. S’agit-il d’une vraie révolte, ou d’une simple levée de clones, blancs de toute intention ?

Dans le vide qu’instaure cet absentéisme des êtres, c’est une question, tout aussi politique qu’esthétique, qui est posée : celle de la transparence, de nos vies, comme des pouvoirs qui les régissent.

Commissariat : François Ronsiaux

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