Antoine Poupel
Zingaro

La MEP

Antoine Poupel

Les photographies d'Antoine Poupel dévoilent l'immense complicité entre un homme et son cheval, mêlant folie et poésie, elles révèlent toute la beauté du théâtre équestre.

L'exposition

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© Antoine Poupel

Antoine Poupel rencontre Bartabas en 1990 alors qu’il réalise une série de portraits de personnalités. Bartabas, directeur et fondateur de Zingaro, lui demande alors de réaliser un livre sur son spectacle et sur la vie quotidienne de la troupe. Antoine Poupel a depuis souvent accompagné Bartabas dans ses tournées à l’étranger, cette collaboration de plus de vingt ans a donné lieu à neuf ouvrages monographiques ou collectifs et plusieurs expositions présentées dans le monde entier. Antoine Poupel a également été le photographe de plateau du film Chamane, tourné par Bartabas pendant deux mois en Sibérie.
Les photographies d’Antoine Poupel dévoilent l’immense complicité entre un homme et son cheval, mêlant folie et poésie, elles révèlent toute la beauté du théâtre équestre.

“L’expression équestre, déclinée comme une forme artistique à part entière, se situe aux côtés des arts vivants que sont le théâtre, la danse et la musique. Mais la démarche originale et novatrice entreprise par le théâtre équestre Zingaro, voilà maintenant presque un quart de siècle, l’a d’emblée positionné sans famille artistique. Il est donc toujours émouvant pour moi de découvrir des ” compagnons d’art ” que notre travail inspire : ici, c’est le regard d’Antoine Poupel qui est une source d’enrichissement.

D’autant plus quand notre collaboration se prolonge par une amitié qui s’est forgée patiemment avec le temps, nourrie par quantité d’expériences vécues en commun à travers le monde; d’Aubervilliers à New York, de Moscou à Tokyo, partout où s’est produit le théâtre Zingaro, jusqu’au fin fond de la Sibérie où Antoine n’a pas hésité à me rejoindre comme photographe de plateau (plateau à ciel ouvert à -30°C lors du tournage de Chamane).

Antoine Poupel, finalement me connaît bien et ce n’est pas un inconvénient; il ne connaît rien aux chevaux et c’est un gros avantage; en effet il n’est pas tenté de faire des photos “hippologiquement correctes”, et cela lui a permis de prendre avec son sujet la distance nécessaire pour s’exprimer pleinement. Chaque photo et montage qu’il nous présente est une réinterprétation des œuvres de Zingaro qu’il a découvertes année après année.

Il n’est sans doute pas nécessaire de répéter ce qu’on aura compris en lisant entre les lignes qui précèdent, mais je le dirai pourtant : pour Antoine Poupel, dont j’apprécie les vertus artistiques et les qualités humaines, j’ai la plus grande et la plus sincère affection, fraternelle.” Bartabas, 2007