Maison Européenne de la Photographie

Bernard Plossu,
Eric Rondepierre
Du cinéma à la photographie


Chaque week-end, retrouvez à l’auditorium de la MEP une sélection de films en lien avec le cycle d’expositions en cours. Une programmation en accès libre sur présentation de votre billet d’entrée, dans la limite des places disponibles.

Les horaires

15h : Le voyage Mexicain, 30′ | Réal. Bernard Plossu, 1965

Programme « A », tous les jours sauf samedis 14 février et 14 mars
15h30 : Vidéothèque des photographes avec J-C Gautrand, 26′
15h57 : Marseille en autobus, 12′ | Réal. Hedi Tahar
16h10 : Sur la voie, 26′ | Réal. Hedi Tahar et Bertrand Priour
16h36 : Instants volés, 4’41 » | Réal. Thomas Goupille
16h45 : Le procédé Fresson, 32′ | Réal. Jean Real
17h17 : Cinq 26: instantannés 1&2, 12′ | Réal. Thomas Goupille 12′
17h29 : La Ciotat, mon bleu des origines (extraits), 7′ | Réal. Jean Lassave

Programme « B », exceptionnellement les samedis 14 fevrier et 14 mars :
15h30 : Un autre voyage mexicain, 112′ | Réal. Didier Morin

17h30: La voyageuse de nuit Eric Rondepierre, 6′ | Réal. Isabelle Rozenbaum
17h37: Manège, 8′ | Réal.Eric Rondepierre
17h45: Les trente étreintes, 7′ | Réal. Eric Rondepierre
17h52: Vidéothèque des photographes entretien avec B. Lamarche Vadel, 26′

 

La programmation

« Dans cette gare, le grand savant Louis Lumière, en photographiant l’arrivée d’un train en marche, a réalisé l’un des premiers films » : Bernard Plossu nous fait découvrir avec amusement la plaque commémorative de la gare de la Ciotat, et l’étrange emploi qui y est fait du verbe « photographier » pour évoquer ce film précurseur.
C’est que pour lui il n’y a rien là de vraiment étrange: « La photo c’est du cinéma, le cinéma c’est de la photo ». « Je suis, en photographie, un cinéaste »  précise-t-il dans le film « instantanés ». Chez lui en effet, tout est affaire de mouvement, de déplacements.

Le travail d’Eric Rondepierre est presque, dans le rapport au cinéma, une démarche totalement symétrique, sinon opposée. Là où Bernard Plossu communique à ses images une durée cinématographique, en creux (chaque photographie semble être extraite d’un film, d’un voyage, d’un parcours, comme un photogramme), Eric Rondepierre va lui extraire des photogrammes de films de cinema, et isoler ces images de toute durée, les rendre définitivement immobiles, en figer et en dilater le carractère atemporel. Eric Rondepierre porte une attention à prélever ces images dans ce qu’elles ont de décalé, d’accidentel, jusqu’à ce qu’elles soient sans rapport avec le cinéma. « Je suis dans le même instant depuis toujours » écrit-il.

Voir entretien sur D-Fiction

  • Le voyage Mexicain, 30′ | Réal. Bernard Plossu, 1965

  • La Ciotat, mon bleu des origines (extraits), 7′ | Réal. Jean Lassave

  • La Ciotat, mon bleu des origines (extraits), 7′ | Réal. Jean Lassave

  • Cinq 26: instantannés 1&2, 12′ | Réal. Thomas Goupille 12′

  • Instants volés, 4’41 » | Réal. Thomas Goupille

  • Marseille en autobus, 12′ | Réal. Hedi Tahar

  • Sur la voie, 26′ | Réal. Hedi Tahar et Bertrand Priour

  • Vidéothèque des photographes avec J-C Gautrand, 26′

  • Vidéothèque des photographes entretien avec B. Lamarche Vadel, 26′

Sans chercher à circonscrire le vaste sujet du rapport de la photographie au cinéma, la programmation du samedi vous propose de découvrir plusieurs aspects de ces artistes sous cet angle.

Exceptionnel, le film Le voyage mexicain, réalisé par Bernard Plossu, a été tourné en super-8mm alors même qu’il réalisait les photographies. Véritable ‘double’ cinématographique, resté dans un tiroir jusqu’en 2009 alors même que les photographies du voyage mexicain allaient initier la carrière de Bernard Plossu, il vous est présenté ainsi que de nombreux autres films ( Un autre voyage mexicain de Didier Morin, revient sur ce voyage mexicain quarante ans après,  sur la voie  d’Hédi Tahar nous fait voyager en compagnie de Bernard Plossu, jusque la Gare de la Ciotat  où nous le retrouvons dans deux courts films de Thomas Goupille, instants volés et où il nous emmène chez lui pour  présenter en famille, après le café, les tirages Fresson qui constituent l’exposition actuellement présentée à la MEP, puis instantanés où il revient précisément sur son rapport au cinéma… )

C’est ensuite avec Les trente étreintes d’Eric Rondepierre une immersion dans ce temps figé qu’explore l’artiste, à travers les images tirées d’un film trouvé dans les archives de la cinémathèque de Bologne. Dans une vidéo hypnotique et fascinante, trente photogrammes altérés par le temps s’enchainent. Puis la video Manège, d’Eric Rondepierre, programmé récemment dans Arte Video Night, et La voyageuse de nuit d’Isabelle Rozenbaum. Dans un entretien avec Bernard Lamarche-Vadel Eric Rondepierre revient sur sa démarche et ce qui l’anime.

 

Les films

15h : Le voyage Mexicain
Réalisation Bernard Plossu, 1965, 30′

Réalisé par Bernard Plossu, ce film a été tourné en super-8mm et 8mm en 1965 alors même qu’il réalisait les photographies du voyage mexicain. Véritable ‘double’ cinématographique de cette série, le film est resté dans un tiroir jusqu’en 2009. L’esthétique des photographies se retrouve ici dans une succession de plans en couleurs, à la fois témoignage et road movie expérimental, mis en musique par Joaquim Plossu.

15h30 : Vidéothèque des photographes, Entretien avec J-C Gautrand
26′

La vidéothèque des photographes est une série d’entretiens  filmés produits par la Maison Européenne. Dans cet entretien, réalisé par Bruno Trompier, Bernard Plossu s’entretient avec Jean-Claude Gautrand, en 1992.  La curiosité insatiable de Bernard Plossu le pousse à toujours aller au-delà des frontières; ses déplacements incessants font partie de sa personnalité nomade. Sa photographie se nourrit pour une large part de son histoire personnelle, reflet des aspirations de sa génération éprise de liberté dont il partage l’esprit critique des années 60-70.

15h57 : Marseille en autobus
Réalisation Hedi Tahar, 12′

Ce film présente Bernard Plossu réalisant les photographies d’une commande de la régie des transports Marseillais. L’appareil à la main, dialoguant avec le chauffeur, photographiant depuis les fenêtres des bus, il évoque le bonheur qu’il a eu à réaliser cette série.

16h10 : Sur la voie
Réalisation Hedi Tahar et Bertrand Priour, 26′

Le photographe Bernard Plossu nous invite à suivre son voyage en train de Lyon jusque La Ciotat, sur les traces de celui entrepris par les frères Lumière en 1895. Au cours de ce périple, la juxtaposition d’images photographiées et filmées permet de confronter des fragments du paysage qui défile sous nos yeux à ceux enregistrés par l’oeil exercé des frères Lumière.

16h36 : instants volés
Réalisation Thomas Goupille, 4’41 »

C’est à la gare de la Ciotat que débute instants volés: Bernard Plossu nous y accueille pour nous emmener ensuite découvrir en famille les tirages Fresson de la série présentée actuellement à la MEP.

16h45 : Le procédé Fresson
Réalisation Jean Real 32′

De ses tirages couleurs, à la question « doit-on dire un Plossu ou doit-on dire un Fresson? », Bernard Plossu répond sans hésiter: un Fresson. Il fait partie de ces photographes qui ont rencontré avec l’esthétique des tirages Fresson un accord particulier. Dans ce film de Jean Réal datant de 1986, la caméra entrait pour la première fois dans le mythique laboratoire. On accompagne aussi Bernard Plossu lors de prises de vues. « La photographie couleur telle qu’elle est tirée par Fresson a la même subtilité que les tirages noir et blanc, qui permet de rendre les climats » dit-il.
Pour découvrir d’avantage le procédé Fresson, le second film réalisé dans l’atelier Fresson, de la revue Cinq26, est disponible à la vidéothèque de consultation de la Maison européenne.

17h17 : Cinq 26 : instantanés 1&2
Réalisation Thomas Goupille / Cinq26,  2013, 12′

Ce film est issu du deuxième numéro de la revue Cinq26. Dans sa première partie, Bernard Plossu évoque son approche de la photographie en feuilletant avec nous ses images. Dans la deuxième partie, il évoque en particulier son rapport avec le cinéma. « La photo c’est du cinéma le cinéma c’est de la photo ». « je suis, en photographie, un cinéaste »

17h29 : La Ciotat, mon bleu des origines (extraits)
Réalisation Jean Lassave, 2012, productions AU, 7′

Des rencontres qui jalonnent ce film intime et poétique de Jean Lassave, vous est présentée ici en extrait une séquence où Alain Bergala et Bernard Plossu découvrent ensemble un lieu magique…
« Le narrateur- cinéaste, en exploration d’une « carte du tendre » des lieux de vacances de son enfance, arpente les lieux de mémoire de La Ciotat – les siens et d’autres officiels- où l’individuel et le collectif se croisent dans une approche historique, poétique de cette petite ville méditerranéenne qui a vu naître deux grandes découvertes jalonnant le siècle dernier d’un bout à l’autre: le cinema… la carte à puces.
A partir de rencontres et de souvenirs, le passé et le présent s’entremêlent, sans forcément de nostalgie, afin de projeter en filigrane l’avenir de La Ciotat… »

15h30 (Exceptionnellement les samedis 14 fevrier et 14 mars) :
Un autre voyage mexicain 
Réalisation Didier Morin,  112′

« Le voyage mexicain fût pour toute une génération de photographes, un événement éditorial, une nouvelle approche sensible du monde, où les photographies ressemblaient au premier abord à celles que contiennent les albums de famille, avec leurs défauts, leurs décadrages et leurs nettetés approximatives.

La liberté et la nouveauté dans le cadre, le rapport à l’espace, l’intérêt pour le banal, pour ce que la photographie avait pour habitude de laisser de côté, la douceur qui s’en dégageait contribuaient à la mise en place d’une nouvelle esthétique du réel, portée depuis quelques années déjà par les cinéastes de la Nouvelle Vague, mais aussi par des photographes tel que Robert Frank et Larry Clark, ainsi que par des écrivains ou poètes comme Allen Ginsberg que Plossu rencontra…

Un autre voyage mexicain est un road-movie tourné en 2 mois au Mexique et aux Etats–Unis. Dans l’itinéraire qui fût celui de Bernard Plossu il y a plus de 40 ans, dans les lieux de ses photographies, avec ses rencontres de l’époque je raconte son voyage. » Didier Morin

17h30 : La voyageuse de nuit, Eric Rondepierre
Réalisation Isabelle Rozenbaum, 6′

Izabelle Rozenbaum réalise à l’issue de ses rencontres avec des créateurs, écrivains, photographes, des vidéos qui sont en elle-même des oeuvres hybrides, résultats hypnotiques de l’alchimie d’une rencontre. La voyageuse de nuit est issu de la rencontre avec Eric Rondepierre.

17h37 : Manège
Réalisation Eric Rondepierre, 8′

Ce film vidéo d’Eric Rondepierre a été prorammé la première fois le 23 octobre dans ARTE Video Night.

17h45 : Les trente étreintes
Réalisation Eric Rondepierre 7′

Ce film d’ERic Rondepierre présente un enchainement des oeuvres de la série du même nom.

17h52 : vidéothèque des photographes, Entretien avec B.Lamarche Vadel
26′

La vidéothèque des photographes est une série d’entretiens filmés produits par la Maison Européenne de la Photographie. Dans cet entretien, réalisé par Bruno Trompier, Eric Rondepierre s’entretient avec Bernard Lamarche-Vadel.

Eric Rondepierre est né en 1950. De 1970 à 1990, il pratique le dessin, la gravure, la peinture, l’écriture, le cinéma, le théâtre, la danse et la performance. Simultanément il étudie: théorie du cinéma, littérature, psychanalyse, linguistique, sémiologie, histoire de l’art…
Ses images dérobées au cinéma ou à l’écriture témoignent de cette « interdisciplinarité extravagante »

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