• Les Absents Tombe d'un cheik à l'emplacement de l'ancien cimetière de Majdal Yaba.
  • Les Absents Le village de Lifta est situé en proche banlieue de Jérusalem De 1948 à la guerre de six jours en 1967, Lifta se trouvait dans un no man's land démilitarisé en Israël et la Cisjordanie.
  • Les Absents Des enfants jouent dans les ruines de Lydda, dans le centre ville de Lod. Durant la conquête de Lydda en juillet 1948, entre 50 000 et 70 000 Palestiniens s'enfuirent ou furent expulsés. Nombre d’entre eux s’étaient réfugiés à Lydda car la ville se trouvait dans le territoire attribué aux arabes par le plan de partage des Nations Unies.
  • Les Absents Maison abandonnée du quartier de Wadi Salib à Haïfa.
  • Les Absents Les habitants de Lifta, près de Jérusalem, fuirent les combats ou furent expulsés en Janvier 1948. Certaines maisons sont aujourd'hui habitées par des marginaux.
  • Les Absents Situé sur le mont Carmel, le quartier de Wadi Salib à Haïfa était habité par des Arabes chrétiens et musulmans. Les habitants ont été en grande partie expulsées durant l'opération militaire Bi'ur Hametz (Nettoyage de Pâques) en avril 1948.
  • Les Absents Il ne reste que des pierres blanches du village de Kafr’Inan, en Haute Galilée. Entre 1948 et 1949, les villageois expulsés sont revenus à plusieurs reprises. En 1950, leurs terres ont été définitivement confisquées.
  • Les Absents Vestiges du village de Suba et de la forteresse de Belmond conquise aux croisés par Saladin en 1191. En 1948, des combats acharnés ont opposé des volontaires des Frères musulmans égyptiens aux unités sionistes qui tentaient de briser le siège de Jérusalem.

La Chambre Claire

Bruno FertLes Absents


En 1948, la création de l’état hébreu déclenche la première guerre israélo-arabe et l’exode de plus de 700 000 palestiniens vers les pays voisins. Que reste-t-il aujourd’hui de ces villages vidés de leurs habitants ?

Je me suis rendu en Israël pour y retrouver et photographier les vestiges de ces territoires disparus durant la guerre de 1948. A travers ce reportage, j’ai souhaité revenir aux origines de la question des réfugiés palestiniens. Ces images apportent un témoignage sur une période décisive de l’histoire locale, dont les conséquences sont aujourd’hui au cœur de notre actualité.

Au lieu de photographier les réfugiés palestiniens dans les camps de Beyrouth ou dans la bande de Gaza, j’ai choisi de m’intéresser à leur absence en Israël. Les sites que je photographie sont le plus souvent déserts, exempts de toute présence humaine. Du village palestinien de Kafr’Inan, il ne reste que des pierres blanches éparses. En périphérie de Jérusalem, une vallée a curieusement échappé à l’urbanisation, comme dans l’ancien village de Lifta, qui fut au cœur d’une bataille juridique visant à empêcher la construction sur le site d’un complexe de logements de luxe et d’un centre commercial. A Nétanya, un étrange bâtiment en ruine se dresse dans un champ cultivé. Dans les faubourgs de la ville israélienne de Shlomi, l’église orthodoxe d’Al Bassa domine les usines et les entrepôts modernes.

Dans chacun de ces lieux, l’absence habite le paysage, jusqu’à en devenir le personnage principal.

Prix Roger / Scam Pic 2013.
Avec le soutien du Centre national des arts plastiques – Fonds d’aide à la photographie documentaire contemporaine.

Commissariat : Fadi Zahar

> A l’occasion de l’exposition, un portfolio sera édité par La Chambre Claire

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