Maison Européenne de la Photographie

Cycle de films autour des expositions


Les samedis et dimanches, à partir de 15h, une programmation est proposée au sein de l'auditorium, en écho au travail d’artistes exposés : Liu Bolin, Pablo et Richard Bartholomew, Anne et Patrick Poirier, Hicham Benohoud, Farida Hamak et Xenia Nikolskaya.

À 15h, Liu Bolin ouvre la séance avec le documentaire Le caméléon, instructif « making-off » des prises de vues ainsi que présentation de la démarche de l’artiste chinois. Il est suivi de son film The Winter Solstice, où les corps fantomatiques de danseurs évoluent dans un smog terne, attirant l’attention sur la pollution endémique que rencontre Pékin.

À 15h45, Pablo Bartholomew est à l’honneur, d’abord avec le projet Indiens de France réalisé pour le musée du quai Branly – Jacques Chirac, puis à travers le documentaire L’Inde dans l’objectif où il évoque, en compagnie son père Richard, son parcours vers une pratique intimiste de la photographie.

Anne et Patrick Poirier, à partir de 16h20, nous font partager leur univers, d’abord avec le film d’Alain Fleischer Longs débarcadères, puis avec le documentaire de Pierre-André Boutang, Portrait d’artistes, qui décrit fidèlement le projet de ce couple d’artistes.

Enfin, dès 17h une programmation spéciale se focalise sur les trois artistes présentés à la MEP dans le cadre de la Biennale des photographes du monde arabe contemporain : Hicham Benohoud, Farida Hamak et Xenia Nikolskaya.

Horaires

15h00 : Liu Bolin le caméléon, réal. Arnaud Blin, 14’30, 2015
15h15 : The Winter Solstice,  réal. Liu Bolin, 28′, 2016
15h42 : Pablo Bartholomew : Outside In, réal. Berta Tilmantaite, 3′, 2010
15h45 : Pablo Bartholomew : Indians in France, musée du quai Branly – Jacques Chirac, 10′, 2009
15h55 : L’inde dans l’objectif : journaux intimes, réal. Emma Tassy, 25′, 2017
16h20 : Longs débarcadères, réal. Alain Fleischer, 9′, 1984
16h30 : Anne et Patrick Poirier, portrait d’artistes contemporains, 26′, 1988
16h58 : Fragilité, réal. François Maillart, Musée de Picardie à Amiens, 15′, 1996
17h15 : Hicham Benohoud : avant la prise de vues, réal. H.Benohoud 10′, 2017
17h25 : Beyond the Dust (to be kept forever…), réal. Xenia Nikolskaya & Michael Mitchell, 8′, 2017
17h32 : Meditteranéo : Farida Hamak, réal. Gabriella Guarnera, 8′, 2006
17h40 : Ma mère, histoire d’une immigration, réal. Farida Hamak, 15′, 2005

La programmation

Liu Bolin le caméléon, 14’30, 2015
Réalisation Arnaud Blin, france3
Dans cet extrait de l’émission « Faut pas rêver » diffusée sur France 3 en 2015, nous découvrons l’artiste au travail lors de prises de vues, ainsi que le processus lent et délicat qu’il met en œuvre, aussi bien du point de vue conceptuel que du point de vue technique.

 

The Winter Solstice, 28′, 2016
Réalisation Liu Bolin
Le projet de Liu Bolin nommé Dongji (le solstice d’hiver) attire l’attention sur la pollution de l’air, en usant d’un smog épais pour créer une atmosphère visuelle étonnante, où des corps humain apparaissent et s’effacent sur un fond d’arbres se perdant dans un ciel gris fade.
Ce projet a été présenté alors que Pékin venait pour la première fois de déclencher son plan d’alerte « rouge » contre la pollution.

 

Pablo Bartholomew : Outside In, 3′, 2010
Réalisation Berta Tilmantaite
Ce court portrait de Pablo Bartholomew a été fait à l’occasion du festival de Changsa, en Chine.

Indians in France, 10′, 2009
Réalisation Pablo Bartholomew, p
roduction Le musée du quai Branly – Jacques Chirac
Au cours d’une « résidence » de plusieurs mois en France – à Paris et à Strasbourg, Pablo Bartholomew s’est mis dans la peau d’un indien de France…
Les photographies réalisées au terme de ce terrain à la fois sociologique, humain et artistique racontent ses rencontres et livrent des clés sur une communauté aussi discrète que flamboyante.
Le projet développé pour le musée du quai Branly s’inscrit dans la continuité d’un travail sur la diaspora indienne que Pablo Bartholomew a déjà réalisé aux États-Unis, et qu’il souhaite poursuivre dans divers endroits du monde.

 

L’inde dans l’objectif : journaux intimes, 25′ 2017
Réalisation Emma Tassy
Hier encore très communautaire, la vie des Indiens devient plus individualiste et suscite des travaux de photographes de plus en plus introspectifs.
Pionnier de cette nouvelle veine intimiste, Pablo Bartholomew a livré une œuvre dense, fruit de sa jeunesse à travers l’Inde libertaire des années 70 et 80. Dans son sillage, Atul Loke est devenu le grand témoin de la disparition de la vie en collectivité en photographiant depuis toujours l’immeuble de son enfance. Cette plongée dans la psyché collective indienne s’intensifie avec Sohrab Hura, auteur d’un journal intime consacré à la schizophrénie de sa mère, et qui a fait sensation dans une société où la figure maternelle reste absolument sacrée.

 

Longs débarcadères, 9′, 1984
Réalisation Alain Fleischer
Les ruines ont de tous temps fasciné les poètes et les artistes et, parmi eux, Anne et Patrick Poirier dont l’œuvre est une méditation poétique autour de l’archéologie.
Le film retrace l’histoire d’une installation présentée par Anne et Patrick Poirier à La Salpêtrière, comme un site réel : cité antique en ruine, calcinée, noire. Dans la bande-son se mêlent les pas d’un visiteur – à travers la ville ou dans l’exposition ? -, aux voix d’Anne et Patrick Poirier, qui énumèrent la succession des lieux dans le dédale d’une visite infinie.

Anne et Patrick Poirier, portrait d’artistes contemporains, 1988, 26′
Réalisation Pierre André Boutang – production : Antenne 2 / Centre Pompidou
Émission consacrée à deux artistes contemporains, mari et femme, qui travaillent ensemble et créent d’avantage un univers que des objets séparés. Le film présente de nombreux plans de leurs œuvres, en extérieur dans un parc. Les artistes sont filmés lors de la réalisation d’une de leurs créations. La réalisation poétique prend comme support sonore la description de leur intention de travail par les artistes.

 

Fragilité,  15′, 1996
Réalisation François Maillart, Courtesy Musée de Picardie à Amiens
Dans ce film, réalisé à l’occasion de l’exposition « Fragilité » ayant eu lieu en 1996 au musée de Picardie à Amiens, Anne et Patrick Poirier évoquent leur travail et leur démarche artistique.

Hicham Benohoud : avant la prise de vues, 2017, 10′
La démarche d’Hicham Benohoud est multiple, elle renvoie à plusieurs degrés d’interrogation et de questionnement, sur l’art contemporain, sur lui-même : on a affaire à un artiste complexe et profond. Il n’est donc pas si surprenant de découvrir ici que le processus de création est total : lors de la prise de vues il ne doit rien à un « truc » numérique ou à un artifice de studio.

 

Beyond the Dust (to be kept forever…), 6′, 2017
Réalisation Xenia Nikolskaya, musique Originale : Me and My Blonde
Le centre du Caire est un organisme vivant, peuplé de gens fantastiques et extraordinaires.
Michael Mitchell est de ceux-là. Graphiste de New York, il est venu vivre au Caire il y a 19 ans. Il s’est trouvé un appartement dans l’une des belles maisons du centre, celui-ci n’ayant qu’un petit inconvénient : la pièce était emplie d’effets personnels et de documents de la précédente habitante (madame Yvonne), qui portaient l’inscription « garder pour toujours ».
Après quelques temps, Michael se mit à recevoir, parmi les factures d’électricité, des lettres du cimetière du Caire lui demandant de payer pour la concession, sans quoi elle serait réattribuée.
Sans le vouloir, Michael était plongé jusqu’au cou dans la vie de Madame Yvonne. Aidé par deux amis à l’étranger, il a mené une véritable enquête sur la vie cosmopolite de Madame Yvonne. Une vie typique de cette époque…
La vraie question était peut-être, finalement, de savoir que faire de toute cette mémoire ?
Xenia Nikolskaya

Meditteranéo : Farida Hamak, 9′, 2006
Réalisation Gabriella Guarnera, France 3 Méditerranée
Cet extrait du magazine Meditteranéo est consacré à l’exposition « Regards des photographes arabes contemporains » ayant eu lieu fin 2005 à l’Institut du monde arabe. On y découvre Farida Hamak qui s’exprime sur son travail présenté dans cette exposition collective qui préfigura la Biennale actuelle.

Ma mère, histoire d’une immigration, 2005, 15 min
Réalisation Farida Hamak, Felipe Canales
« J’ai voulu écrire en images une mémoire des origines. Dans notre famille, parler de soi, se donner à voir, n’est pas coutumier. Là où la parole se taisait, mes images, elles, ont choisi de parler. »
Durant plus de quinze ans, Farida Hamak, franco-algérienne, a photographié sa mère, Zehira, émigrée en France avec son mari en 1956. À travers ces images et les textes très intimes qui les accompagnent, c’est tout le parcours des femmes algériennes qui est retracé jusqu’à l’éclosion de la troisième génération. Hommage à sa mère, et à travers elle, à toutes les femmes de sa génération déracinée. Ce travail photographique se veut aussi un maillon de transmission.

 

Événements à l’auditorium de la MEP en accès libre, sur présentation de votre billet d’entrée et dans la limite des places disponibles.

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