Maison Européenne de la Photographie

Cycle du dimancheBRUNO BARBEY, STÉPHANE COUTURIER & LEILA ALAOUI


La Maison Européenne de la Photographie et l’Institut du Monde Arabe s’unissent pour lancer un nouveau rendez-vous artistique : la première Biennale des Photographes du Monde Arabe Contemporain.Cette Biennale est l'objet d'une programmation exceptionnelle à l'auditorium, présentant notamment les films de Stéphane Couturier et Leila Alaoui. En parallèle sont projetés les films de Caroline Thienot-Barbey, témoignages précieux documentant le travail photographique de Bruno Barbey.

LES HORAIRES

15h : China in Kodachrome, 26 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2012
15h26 : Les Italiens, 10 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2002
15h36 : Mai 68, 14 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2008
15h50 : Ciné-Tract Numero 25, 9 minutes, réalisation Bruno Barbey, 1968
16h00 : Crossings, 5 minutes, réalisation Leila Alaoui, 2015
16h05 : Alger – climat de France, 35 minutes, réalisation Stephane Couturier et Thomas Lallier, 2015
17h00 : Les chemins du visible, 52 minutes, Réalisation Sylvain Roumette, 2002

 

LA PROGRAMMATION

Bruno Barbey en images (partie 2)

Bruno Barbey a construit son travail photographique en établissant un lien et un rapport attentif à l’autre. On peut découvrir le rapport juste et respectueux qui lui permet de travailler, dans les films de Caroline Thienot-Barbey, sa femme.

Elle aussi a réussi ce défi de garder « la bonne distance » : c’est à dire de réaliser plusieurs films qui nous montrent Bruno Barbey au travail, mais tout en étant avant tout des documentaires rigoureux et sensibles, des oeuvres visuelles en soi.

La première partie de ce cycle Bruno Barbey est présentée samedi à 15h.

Cycle de l’IMA à la MEP (partie 2)

La Maison Européenne de la Photographie et l’Institut du monde arabe s’unissent pour lancer un nouveau rendez-vous artistique : la Biennale des photographes du monde arabe.

Cette Biennale est l’objet d’une programmation exceptionnelle à l’auditorium, les samedis et dimanches à 16h, présentant notamment les films de Stephane Couturier, de Leila Alaoui, ainsi qu’une grande rétrospective des films de Daoud Aoulad Syad.

  • China in kodachrome, Bruno Barbey

  • Chemins du visible, le maroc reinventé

  • Ciné tract numéro 25, Bruno Barbey

  • Leila Alaoui, Crossings

  • Stéphane Couturier, Alger Cité de France

  • « Alger – Panorama » Vidéo HD2014 34’41“

 

LES FILMS

LES FILMS
DE CAROLINE THIENOT-BARBEY
ET DE BRUNO BARBEY

15h : China in Kodachrome, 26 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2012
En 1973, à la fin de la révolution culturelle, Georges Pompidou est le premier chef d’état européen à se rendre en Chine. Bruno Barbey s’est joint à ce voyage officiel, à un moment où Chou En Lai essayait de freiner les excès des gardes rouges. Il a pu prolonger son séjour à un moment où la Chine était totalement fermée aux étrangers.

La révolution culturelle, officiellement, s’est terminée en 76 avec l’arrestation de la bande des 4. Il y est retourné de nombreuses fois et récemment au moment de l’exposition universelle à Shanghai en 2011. (C.Thienot Barbey)

15h26 : Les Italiens, 10 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2002
Au début des années soixante Bruno Barbey a sillonné l’Italie du Nord au Sud avec l’idée de capter l’esprit d’une nation, de dresser par l’image le portrait des Italiens. Le film fait revivre l’Italie des années 60, l’Italie du néoréalisme, celle de Rossellini, d’Antonioni, de Visconti, Pasolini, à travers les images et les souvenirs de Bruno Barbey. (C.Thienot Barbey)

15h36 : Mai 68, 14 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2008
En Mai 1968, Bruno avait 27 ans. Il était déjà à Magnum depuis quelques années et s’intéressait depuis peu au photojournalisme. Jour et nuit, il était sur le terrain. Il raconte les événements de ce mois de mai à son fils Igor. (Caroline Thiénot Barbey )

15h50 : Ciné-Tract Numéro 25, 9 minutes, réalisation Bruno Barbey, 1968
Les « cinétracts » sont de petits films militants, non signés, réalisé dans le sillage des événements de mai 68 par de nombreux réalisateurs : Jean-Luc Godard, Alain Resnais, Chris Marker…

Bruno Barbey a réalisé ce ciné-tract concernant le cinéma, et d’autres ciné-tracts utilisent nombre de ses photographies.

LES FILMS
DE LEILA ALAOUI,
STÉPHANE COUTURIER
ET AUTOUR DU MAROC

16h00 : Crossings, 6 minutes, réalisation Leila Alaoui, 2015
« Crossings » explore l’expérience des migrants sub-sahariens qui quittent leurs pays dans l’espoir d’atteindre les rivages de la Méditerranée. L’installation vidéo révèle le traumatisme collectif provoqué par la traversée des frontières et la fragilité d’une communauté plongée dans un nouvel environnement hostile. Tout en explorant les textures expérientiels de la transition psychologique et physique, l’installation invoque aussi le concept de l’Europe comme une utopie problématique dans l’imaginaire collectif africain.

Après des semaines de travail sur le terrain au sein de communautés de sub-sahariens au Maroc, j’ai nourri l’idée d’une installation audio-visuelle immersive pour partager les témoignages de migrants et recréer les sensations troublantes de leurs trajectoires. En tant que photographe, j’étais intéressée par le langage contemporain de l’art vidéo pour aller au delà d’une approche documentaire traditionnelle et éviter toute représentation misérabiliste.

Filmé du point de vue imaginaire des migrants, « Crossings » intègre des fragments de réalité entre images de fiction reconstruites et effets sonores inspirées d’histoires vraies. Le résultat est une installation vidéo en triptyque qui combine des voix-off et portraits statiques de migrants avec des paysages vidéo abstraits. (L.Alaoui)

16h05 : Alger – climat de France, 35 minutes, réalisation Stephane Couturier et Thomas Lallier, 2015
Les vidéos réalisées par Stéphane à Climat de France se présentent selon plusieurs modes : des films courts montés, et des films « sans montage », aux frontières de la photographie et de l’image animée, voire aux frontières même de la temporalité, grâce à un système de boucle à peu près imperceptible.

Être face à la cité « Climat de France » à Alger, c’est être face à la plus grande cité de logements de tout le Maghreb. Construite en 1957 pour 30.000 habitants par le sulfureux architecte Fernand Pouillon, elle en compte plus du double aujourd’hui, vivant pour la plupart dans des appartements dégradés par le temps et le manque d’entretien.

C’est aussi être face à l’une des cités les moins accessibles. Située sur les hauteurs de Bab El Oued,  Climat de France est comme une ville dans la ville, avec une géographie particulière, des rues, des secteurs où les forces de l’ordre ne peuvent imaginer pénétrer.

Il a fallu de l’audace et de la persévérance pour que Stéphane Couturier puisse y réaliser des prises de vues, en gagnant la confiance des habitants, en respectant le rythme et les usages imposés par la vie quotidienne de cet endroit hors du temps. 
La rencontre d’Hamid Rahiche, un habitant de la cité, fut déterminante. 

L’idée d’un travail au long cours s’est alors imposée naturellement à Stéphane qui s’est rendu par la suite à de nombreuses reprises à Alger. Il a également proposé à Thomas Lallier de l’accompagner pour travailler plus spécifiquement sur l’image en mouvement, la vidéo.

16h40 : Les chemins du visible, ou le Maroc inventé par la photographie, 52 minutes, Réalisation Sylvain Roumette, 2002
Le titre et le sous-titre du film indiquent d’emblée son propos: film sur le Maroc, il est aussi – et peut-être d’abord – un film sur l’image du Maroc. L’image au sens le plus strict, puisqu’il s’agit de l’image photographique de ce pays, mais aussi au sens plus large de représentation : que nous montrent du Maroc les photographes qui s’y sont succédés depuis un peu plus d’un siècle ? Y a-t-il rupture ou continuité entre les images d’une certaine tradition exotique, celles de la vision coloniale, soucieuse de pittoresque et de dépaysement orientaliste, et les images modernes de photographes contemporains plus concernés par la vérité humaine et la valeur du témoignage ? Plus généralement, enfin : qu’est-il possible de montrer d’un pays à travers la photographie ? Quoi d’autre que ses paysages, ses monuments et ses types humains ? Ce sont toutes ces questions qui traversent le film, construit essentiellement autour des figures de quelques photographes dont l’oeuvre est spécialement liée à l’exploration de l’espace marocain. Ils sont français, comme Bernard Descamps, qui poursuit depuis plusieurs années un travail en noir et blanc dans une haute vallée de l’Atlas, ou Bruno Barbey, qui explore en coloriste la mémoire du Maroc traditionnel. Ils sont aussi marocains : Djamal Benabdeslam pose sur le monde médical, dont il fait partie (il est psychiatre), un regard qui n’est pas sans évoquer celui d’Eugène Smith; Daoud Aoulad Syad, enfin, prolonge dans la photo et maintenant dans le cinéma l’héritage classique de Cartier-Bresson.

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