Maison Européenne de la Photographie

Cycle du samediBRUNO BARBEY, STÉPHANE COUTURIER & DAOUD AOULAD SYAD


La Maison Européenne de la Photographie et l’Institut du Monde Arabe s’unissent pour lancer un nouveau rendez-vous artistique : la première Biennale des Photographes du Monde Arabe Contemporain.
Cette Biennale est l'objet d'une programmation exceptionnelle à l'auditorium, présentant notamment les films de Stéphane Couturier, ainsi qu'une grande rétrospective des films de Daoud Aoulad Syad.
Par ailleurs sont projetés les films de Caroline Thienot-Barbey, témoignages précieux documentant le travail photographique de Bruno Barbey.

LES HORAIRES

15h : Passages, 26 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2015
15h26 : Pologne, foi de l’impossible, 20 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2015
15h46 : Mai 68, 14 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2008
16h : Maroc Eternel, 27 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2015
16h28 : Apocalypse Koweit, 5 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2014

16h35 : Alger – climat de France, 35 minutes, réalisation Stephane Couturier et Thomas Lallier, 2015

17h10 : Rétrospective Daoud Aoulad Syad
14 novembre 2015 : Al Oued, suivi de Adieu Forain*
21 novembre 2015 : Al Oued, suivi de Le cheval de vent*
28 novembre 2015 : Mémoire ocre, suivi de Tarfaya
5 décembre 2015 : Entre l’absence et l’oubli, suivi de En attendant Pasolini
12 décembre 2015 :
Mémoire ocre, suivi de La mosquée

19 décembre 2015 : Al Oued, suivi de Adieu Forain*
26 décembre 2015 : Al Oued, suivi de Le cheval de vent*
2 janvier 2016 : Mémoire ocre, suivi de Tarfaya
9 janvier 2016 : 
Entre l’absence et l’oubli, suivi de En attendant Pasolini
16 janvier 2016 : Mémoire ocre, suivi de La mosquée

*Al Oued, Adieu Forain et Le cheval de vent sont projetés en copie pellicule 35mm

 

LA PROGRAMMATION

Bruno Barbey en images (partie 1)

Bruno Barbey a construit son travail photographique en établissant un lien et un rapport attentif à l’autre. On peut découvrir le rapport juste et respectueux qui lui permet de travailler, dans les films de Caroline Thienot-Barbey, sa femme.

Elle aussi a réussi ce défi de garder « la bonne distance » : c’est à dire de réaliser plusieurs films qui nous montrent Bruno Barbey au travail, mais tout en étant avant tout des documentaires rigoureux et sensibles, des œuvres visuelles en soi.

La deuxième partie de ce cycle est présentée dimanche à 15h.

Cycle de l’IMA à la MEP (partie 1)

Rétrospective Daoud Aoulad Syad (dans le cadre de la Première Biennale des Photographes du Monde Arabe Contemporain)

En parallèle de son activité de photographe, Daoud Aoulad Syad est aussi un réalisateur accompli. Depuis 1989, il réalise régulièrement, d’abord des courts, puis des longs métrages, où se développent un style qui lui est propre, au croisement du documentaire et de l’oeuvre fictionnelle (une fiction souvent construite, et jouée par les protagonistes du fait réel qui sert de point de départ). Les films sont aussi habités par les sujets qui traversent la société marocaine. Ceux-ci sont perçus par un oeil ironique mais plein d’empathie, qui laisse une large place à la beauté des plans, qui s’étirent lentement dans d’élégants mouvements de caméra.

  • adieu forain, rétrospective Daoud Aoulad Syad

  • Al Oued, rétrospective Daoud Aoulad Syad

  • Bruno Barbey, Apocalypse Koweit

  • Daoud Aoulad Syad, en attendant Pasolini

  • Daoud Aoulad Syad, le cheval de vent

  • Daoud Aoulad Syad, le cheval de vent-

  • Maroc Eternel, Bruno Barbey

  • Passages, Bruno Barbey

  • Pologne, foi de l'impossible Caroline Thienot Barbey

  • Rétrospective Daoud Aoulad Syad, la mosquée

 

LES FILMS

LES FILMS
DE CAROLINE THIENOT-BARBEY

15h : Passages, 26 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2015
Ce film évoque, autour de la préparation du livre paraissant aux éditions La Martinière, la rencontre de Bruno Barbey avec Magnum Photos, en 1966, à l’époque où il n’y avait que deux photographes basés à Paris : Henri Cartier Bresson et Marc Riboud…

15h26 : Pologne, foi de l’impossible, 20 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2015
En 1980, un an avant l’état de guerre, Bruno Barbey photographie la Pologne à un tournant de son histoire. Ses photographies couvrent tous les aspects de la scène polonaise. Bernard Guetta est, à cette époque, le correspondant du journal « Le Monde ». Bruno et lui se rencontrent régulièrement à Gdansk ou à Varsovie. Après un an de travail, quand Bruno décide de publier son livre, il demande à Bernard d’en écrire le texte.

35 ans après, nous allons chez lui dans son bureau pour lui demander de commenter les photos de l’époque de Jean Paul II et du représentant de la Russie de l’époque, le Général Jaruselski… Caroline Thiénot Barbey

15h46 : Mai 68, 14 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2008
En Mai 1968, Bruno avait 27 ans. Il était déjà à Magnum depuis quelques années et s’intéressait depuis peu au photojournalisme. Jour et nuit, il était sur le terrain. Il raconte les événements de ce mois de mai à son fils Igor. Caroline Thiénot Barbey

16h : Maroc Eternel, 27 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2015
Depuis les années soixante-dix, Bruno retourne régulièrement au Maroc, pays de son enfance. Les témoignages de sa soeur, et aussi de ses amis proches travaillant au Maroc, mettent en lumière son caractère aventureux et sa façon de travailler, et à travers lui nous révèlent un Maroc éternel.

16h28 : Apocalypse Koweit, 5 minutes, Réalisation Caroline Thienot-Barbey, 2014
En 1991 à la fin de la guerre du Golfe, au Koweit, Bruno Barbey a photographié le départ des soldats américains. Les GI quittaient le pays et le laisaient en feu. 700 puits de pétrole ont brulé pendant plusieurs mois. Une de ces photos a été publiée dans de nombreux magazines (Life Time, Paris Match, Stern…) En 2014, à l’occasion d’un festival de photo à Bursa en Turquie, j’ai rencontré par hasard le directeur artistique de Time magazine qui avait contribué à faire de cette photo l’icône de la guerre du Koweit… Caroline Thiénot Barbey

 

LES FILMS
DE STÉPHANE COUTURIER

16h35 : Alger – climat de France, 35 minutes, réalisation Stephane Couturier et Thomas Lallier, 2015
Les vidéos réalisées par Stéphane à Climat de France se présentent selon plusieurs modes : des films courts montés, et des films « sans montage », aux frontières de la photographie et de l’image animée, voire aux frontières même de la temporalité, grâce à un système de boucle à peu près imperceptible.

Être face à la cité « Climat de France » à Alger, c’est être face à la plus grande cité de logements de tout le Mahgreb. Construite en 1957 pour 30.000 habitants par le sulfureux architecte Fernand Pouillon, elle en compte plus du double aujourd’hui, vivant pour la plupart dans des appartements dégradés par le temps et le manque d’entretien.

C’est aussi être face à l’une des cités les moins accessibles. Située sur les hauteurs de Bab El Oued, Climat de France est comme une ville dans la ville, avec une géographie particulière, des rues, des secteurs où les forces de l’ordre ne peuvent imaginer pénétrer.

Il a fallu de l’audace et de la persévérance pour que Stéphane Couturier puisse y réaliser des prises de vues, en gagnant la confiance des habitants, en respectant le rythme et les usages imposés par la vie quotidienne de cet endroit hors du temps. 
La rencontre d’Hamid Rahiche, un habitant de la cité, fut déterminante. 

L’idée d’un travail au long cours s’est alors imposée naturellement à Stéphane qui s’est rendu par la suite à de nombreuses reprises à Alger. Il a également proposé à Thomas Lallier de l’accompagner pour travailler plus spécifiquement sur l’image en mouvement, la vidéo.

 

LES FILMS
DE DAOUD AOULAD-SYAD

Adieu forain, 90 minutes, Réalisation Daoud Aoulad Syad, 1999
Dans le sud du Maroc, Kacem, forain et proprietaire d’un stand de loterie ambulant, engage Rabi, jeune danseur travesti pour sillonner les villages durement touches par la secheresse. Trois histoires se melent au fil des routes et des haltes dans les villages: celle de Rabii qui reve d’un ailleurs plus clement; celle de Kacem, malade, qui fuit un passe sombre qu’il n’arrive pas a oublier; enfin, celle de son fils, Larbi, ex-boxeur, ex-taulard, personnage violent et mythomane.

Le cheval de vent, 85 minutes, réalisation Daoud Aoulad Syad, 2002
Au Maroc, Tahar, un ancien maréchal-ferrant qui se désintéresse de tout, vit chez son fils. La communication avec autrui paraît difficile, voire inexistante. Il n’a qu’une seule chose en tête : retourner sur la tombe de son épouse, enterrée à Azemmour, où il a vécu intensément avant de prendre sa retraite.

Sur son chemin, Tahar fait la connaissance de Driss, un jeune homme à la recherche de sa mère, disparue de la maison familiale alors qu’il était enfant. Ils décident de faire la route ensemble en empruntant tout type de transport : le bus, le side-car, le bateau.

Tarfaya, 87 minutes, réalisation Daoud Aoulad Syad, 2004
Myriam, 28 ans, arrive dans un village du Nord avec seulement une petite valise et une adresse dans la poche. Elle veut aller en Espagne. Elle rencontre alors Nouh, un garçon de 8 ans qui lui conseille de s’adresser Ricky, un passeur qui pourrait l’aider.

En attendant Pasolini, 114 minutes, réalisation Daoud Aoulad Syad, 2007
Thami est réparateur de télévision et figurant dans les films étrangers tournés dans son village, non loin de Ouarzazate. Il s’est lié d’amitié avec Pasolini lors du tournage du film Oedipe Roi en 1966. Il avait alors dix neuf ans.

Quarante ans après, une équipe d’italiens, vient à Ouarzazate préparer le tournage d’un film sur la Bible. Thami croit que son ami Pasolini est de retour. Daoudi, ancien figurant et ami de Thami, travaille avec cette équipe italienne. Daoudi apprend à Thami que Pasolini est mort depuis longtemps.

Mais dans le cœur de Thami, Pasolini est toujours vivant.

Thami devient un homme important du village. Un jour, les villageois apprennent la mort de Pasolini…

La mosquée, 85 minutes, réalisation Daoud Aoulad Syad, 2010
Pour le tournage de son film précédent, intitulé En attendant Pasolini (récompensé du Bayard d’Or du Meilleur comédien à Namur en 2008), Daoud Aoulad Syad avait fait construire des décors dans le village de Zagora, au sud du Maroc. A la fin du tournage, les habitants ont détruit les décors afin de récupérer leurs terres sauf… la mosquée. Certains villageois en avaient fait leur lieu de prière, au grand dam de Moha, propriétaire du terrain, qui ne peut plus désormais cultiver la terre qui lui permettait de faire vivre sa famille… Touché par cette polémique, le cinéaste marocain a décidé d’en faire un film, entre fiction et réalité.

Les courts métrages : Al Oued, Mémoire Ocre, Entre l’absence et l’oubli.
Après un stage à la Femis en 1991, Daoud Aoulad Syad s’essaie au court-métrage documentaire avec Memoire ocre qui sera diffusé sur Arte en 1993. La même année suivent Ecrans du sud et Entre l’absence et l’oubli séléctionné dans les festivals de Carthage, Fribourg et Milan. Al Oued est réalisé en 1995, avant que Daoud Aoulad Syad ne se tourne en 1998 vers le long métrage, avec Adieu Forain.

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