Maison Européenne de la Photographie

CYCLE THÉMATIQUE


Dans le prolongement des expositions, cette programmation est l’occasion de découvrir un cycle dédié à Nino Migliori ainsi qu’un ensemble de films et documentaires faisant la part belle à Marlene Dietrich.

Morocco, Josef von Sternberg

Dès 15h le week-end, c’est à travers un documentaire de la série « Fotografia Italiana » que ce cycle invite à découvrir la vie et l’œuvre de Nino Migliori. En suivant la parole de l’artiste, ce film revisite les étapes importantes de sa pratique et de sa production foisonnante. En contrepoint, l’Italie de Bruno Barbey permet de s’approcher de ce que ce dernier appelle « un supplément d’âme » italien.
Enfin, en écho à la démarche expérimentale de Nino Migliori, un documentaire sur la pratique de Pierre Cordier évoque le procédé du « chimigramme » qu’il a développé.

À 16h, la programmation vidéo continue avec un cycle consacré à la figure mythique de Marlene Dietrich. Entre les comédiens et la photographie, la relation est historiquement fusionnelle, et L’aventure photographique racontée par Roger Thérond, retrace ainsi ce lien depuis le Second Empire jusqu’à nos jours. Marlene Dietrich, pour sa part, savait contrôler son image comme ses relations. Cette maîtrise, tout autant que la grande liberté de cette icône du 20e siècle, transparaissent dans deux documentaires : L’ange et la divine de Marie-Christine Gambart, et Le crépuscule d’un ange de Dominique Leeb.
Cette programmation propose enfin de voir ou revoir deux grands classiques de Josef von Sternberg mettant à l’honneur Marlene Dietrich : L’Ange bleu (samedi 3 février, 17h30) et Morocco (samedi 10 février, 17h30).

 

Horaires

SAMEDI

15h :  Nino Migliori, réal. Alessia De Montis, 50′, 2012
15h50 : Les Italiens, réal. Caroline Thienot-Barbey, 10′, 2002
16h00 : Les portraitistes  : l’aventure photographique racontée par Roger Thérond,  réal. Philippe Azoulay, 27′, 1998.
16h27 : Le mythe Harcourt, Océaniques, réal. P.Roegiers et R.Mugnerot, 8′, 1992
16h36 : Sam Levin, réal. Jean-Louis Saporito, 3′,1990
16h40 : Dietrich-Garbo, l’ange et la divine, réal. Marie-Christine Gambart, 52′, 2014
17h30 : Marlene Dietrich, le crépuscule d’un ange, réal. Dominique Leeb  52′, 2016

sauf :
le 3 février : 17h30 : L’Ange Bleu, Réal. Josef von Sternberg, 1932, 108′
le 10 février : 17h30 : Morocco, (Cœurs brûlés)  Réal. Josef von Sternberg, 1930, 92′

DIMANCHE

15h :  Nino Migliori, réal. Alessia De Montis, 50′, 2012
15h50 : Pierre cordier, la vidéothèque des photographes, réal. Bruno Trompier, 1994
16h00 : Les portraitistes  : l’aventure photographique racontée par Roger Thérond, réal. Philippe Azoulay, 27′, 1998.
16h27 :  Le mythe Harcourt, Océaniques, réal. P.Roegiers et R.Mugnerot, 8′, 1992
16h36 : Sam Levin, réal. Jean-Louis Saporito, 3′,1990
16h40 :  Dietrich-Garbo, l’ange et la divine, réal. Marie-Christine Gambart, 52′, 2014
16h40 (le 24 février) Marlene Dietrich, le crépuscule d’un ange, réal. Dominique Leeb  52′, 2016

 

Détail de la programmation

Nino Migliori
réal. Alessia De Montis, 52′, 2012 (italien sous-titré français)
L’artiste revisite certaines des étapes les plus significatives de son travail. Un voyage de recherche conceptuelle et expérimentale de sa période réaliste jusqu’à aujourd’hui, dans lequel Migliori décrit l’articulation du concept et de la technique dans sa pratique artistique.
Ce documentaire invite à découvrir l’œuvre foisonnante de Nino Migliori : les années de réalisme et de néoréalisme, la recherche et le goût insatiable pour l’expérimentation, les scènes du quotidien, les clichés humanistes ou encore l’utilisation du Polaroid.

Les Italiens
réal. Caroline Thienot-Barbey, 10′, 2002
Au début des années soixante, Bruno Barbey sillonne l’Italie du Nord au Sud, avec l’idée de capter l’esprit d’une nation, de dresser par l’image le portrait des Italiens. Le film fait revivre l’Italie de l’époque, celle du néoréalisme, de Rossellini, d’Antonioni, de Visconti, ou encore de Pasolini.

Pierre cordier, la vidéothèque des photographes
réal. Bruno Trompier, 1994 (extrait)
En 1956, Pierre Cordier invente le « chimigramme », image obtenue sans appareil, par l’action directe des produits chimiques sur l’émulsion photographique : le support est recouvert d’un produit localisateur (peinture, vernis, matière grasse) qui va s’éroder sous l’action des liquides révélateurs laissant place à des noirs et des couleurs, et des fixateurs donnant les blancs.

Les portraitistes  : l’aventure photographique racontée par Roger Thérond
réal. Philippe Azoulay, 27′, 1998.
Le portrait apparaît dès l’invention de la photographie et remporte un vaste succès aussi bien auprès de personnalités de renom (Honoré de Balzac, Gérard de Nerval, Gustave Doré) qu’auprès d’anonymes (portraits-cartes de visite). Plus tard les studios Harcourt créent la légende. Aujourd’hui encore, le succès de la presse dite « people » confirme le goût d’un certain public pour ce genre.

Sam Levin
réal. Jean-Louis Saporito, 2’30 », 1990.
Ce court film est consacré à l’œuvre de Sam Levin, grand photographe de plateau qui a également saisi dans son studio les traits des plus grandes stars. Des années 1930 jusqu’aux années 1980, il est l’un des plus grands portraitistes des vedettes de la chanson et des personnalités du monde de l’art.

Le mythe Harcourt, Océaniques
réal. Patrick Roegiers et Robert Mugnerot, 8′, 1992
Cette interview de Gilles-Marie Zimmermann, opérateur du studio Harcourt, revient sur l’histoire et le fonctionnement de ce studio mythique.

Dietrich-Garbo, l’ange et la divine
réal. Marie-Christine Gambart, prod. Program33, 52′ , 2014
Icônes complexes et intemporelles, Marlene Dietrich et Greta Garbo ont bouleversé à jamais, par leur audace, la sensibilité et l’imaginaire de toute une époque, et sont entrées au panthéon des plus grandes stars du XXe siècle. Leur rivalité cinématographique est connue de tous. Elles s’éviteront et s’espionneront toute leur vie durant, sans jamais se croiser, si ce n’est une fois, lors d’une soirée chez Orson Welles, en 1941. Mais est-ce là toute l’histoire ? La journaliste américaine Diana McLellan soutient le contraire…

Marlene Dietrich, le crépuscule d’un ange
réal. Dominique Leeb, production Illégitime défense, 52′, 2016
Pendant trente ans, Louis Bozon a partagé le quotidien de Marlene Dietrich. Lorsqu’elle s’est définitivement enfermée dans son appartement parisien de l’avenue Montaigne, il a été l’un des rares à pénétrer dans cette forteresse dont elle lui avait donné la clé. Dans ce documentaire, Louis Bozon ainsi que les petits-enfants de Marlene Dietrich évoquent les derniers moments de l’actrice.

L’Ange Bleu
Réal. Josef von Sternberg, 1932, 108′
Version numérique restaurée distribuée par Films Sans Frontières
Avec Emil Jannings (Emmanuel Rath), Marlene Dietrich (Lola Lola)
Dans une petite ville allemande des années 1920, Emmanuel Rath, vieux célibataire rigide, est professeur de lycée. D’un moralisme intransigeant, il ne cesse de terroriser ses élèves. Lorsqu’il découvre que trois d’entre eux fréquentent « L’Ange bleu », une boîte de nuit louche où se produit la chanteuse Lola Lola, il décide de les prendre en flagrant délit de débauche. Mais au moment de tancer la troublante demoiselle, il ne peut se défendre d’une irrésistible attirance à son égard. Bientôt, fou amoureux de la belle, il se jure de l’épouser. Ayant atteint son but, il est mis à la porte du lycée. Qu’à cela ne tienne, il suivra son épouse dans ses déplacements…

Morocco (Cœurs brûlés)
Réal. Josef von Sternberg, 1930, 92′
Version numérique restaurée, distribué par Ciné Sorbonne
Avec Marlene Dietrich, Gary Cooper, Adolphe Menjou
Amy Jolly, chanteuse de cabaret, s’apprête à s’engager avec monsieur La Bessière, mécène fortuné et peintre à ses heures perdues. À Mogador, alors qu’elle chante dans un cabaret où se mêlent notables influents et soldats de la Légion étrangère, elle remarque un légionnaire, Tom Brown, et tombe sous son charme. Tom est séduit mais réticent. De son côté, La Bessière est amoureux et entreprenant. Lequel des deux emportera le cœur de la belle artiste de cabaret ?

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Les samedis et dimanches dès 15h.
Événements à l’auditorium de la MEP en accès libre, sur présentation de votre billet d’entrée et dans la limite des places disponibles.

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