Dmitri Baltermants
Rétrospective

La MEP

Dmitri Baltermants

Dmitri Baltermants a réussi à concilier sa vision artistique avec la dimension militante de son travail, et son œuvre permet encore aujourd'hui, de découvrir un véritable témoignage du grand rêve social et politique de cette nation.

L'exposition

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DB01bDmitri Baltermants, dont le surnom était “L’œil de la Nation”, est né le 13 mai 1912, à Varsovie, qui, à l’époque, faisait partie de l’Empire Russe.
Pendant près d’un demi-siècle, ses images ont été quasiment les seules à être montrées aux Soviétiques. Ses nombreuses expositions et publications ont beaucoup servi l’État, mais ont aussi contribué à apporter un véritable héritage visuel de la vie quotidienne, des activités internationales, du développement des ressources et des diversités ethniques, de toutes les républiques de l’Empire.

Dmitri Baltermants a réussi à concilier sa vision artistique avec la dimension militante de son travail, et son œuvre permet encore aujourd’hui, de découvrir un véritable témoignage du grand rêve social et politique de cette nation.
Débutant à 14 ans comme assistant auprès des maîtres de la photographie de l’époque, il devient en 1939, après des études de mécanique et de mathématiques, photographe pour les éditions Izvestija, et réalise son premier reportage en Ukraine occidentale, sur les troupes soviétiques. À la suite de la publication d’une de ses photographies, mal légendée, il est envoyé dans un bataillon disciplinaire. Après une grave blessure et un séjour à l’hôpital, il repart au front en Ukraine jusqu’à la fin de la guerre.
Ogonyok, première revue en couleurs, l’engage en qualité de photojournaliste, après la guerre.
Le Parti comprit rapidement l’utilité de la photographie pour sa propagande. C’est pourquoi, il demande à Dmitri Baltermants de créer des scénarii destinés à montrer à quel point ils sont des travailleurs productifs et heureux. Dmitri Baltermants voyage alors dans toutes les républiques de l’Empire Russe, et produit des images dans le but de glorifier la grandeur de l’URSS.

DB03bEn 1949, il devient photographe officiel du Kremlin et proche de Joseph Staline. Lorsque Krouchtchev succède à Staline, après sa mort, il continue dans ses fonctions de photographe officiel, et bénéficie d’un renouveau professionnel grâce aux changements politiques. Il étend alors ses reportages au-delà des frontières avec d’autres pays comme la Chine, l’Inde, le Viêt-Nam…
En octobre 1964, après la chute de Krouchtchev, les réformes libérales sont annulées par Brejnev, mais grâce à la nomination d’un nouveau rédacteur en chef, le succès de la revue continue. Dmitri Baltermants photographie alors ces changements à travers tout le pays.

Il réalise des reportages sur l’essor de l’économie soviétique, sur les succès des athlètes aux Jeux Olympiques…
En 1969, l’occasion lui est donnée de présenter son travail, pour la première fois à l’étranger, à Londres. Il s’aperçoit que la couleur apporte trop de réalisme et de dureté à ses images ; il décide alors de retirer certaines photographies en noir et blanc.
DB02bEn 1985, la Perestroïka commence et le monde entier salue l’arrivée de Mikhail Gorbatchev au pouvoir. Dimitri Baltermants instaure au sein d’Ogonyok de nouvelles rubriques, comme le courrier des lecteurs, des reportages plus approfondis sur l’actualité internationale.
Décédé en 1990, les archives de Baltermants, aujourd’hui gérées par sa fille Tatiana Baltermants, constitue un document unique, sur une période très importante de l’histoire de l’Union Soviétique.

Exposition présentée en collaboration avec la Maison de la Photo de Moscou, et le soutien du Gouvernement et du Comité de la culture de la ville de Moscou. 

Commissaire de l’exposition : Olga Sviblova, Directrice de la Maison de la Photo graphie de Moscou.

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