• Marpessa en Dolce & Gabbana, Villa Palagonia, Bagheria, Italie, 1987 © Ferdinando Scianna / Magnum Photos
  • Fête catholique des Saints Alfio, Cirino et Filadelfo, Trecatagni, Sicile, Italie, 1963 © Ferdinando Scianna / Magnum Photos
  • Les ghâts, Benares, Inde, 1972 © Ferdinando Scianna / Magnum Photos
  • Défilé de mode, Paris, 1989 © Ferdinando Scianna / Magnum Photos
  • Polizzi Generosa, Sicile, 1964 © Ferdinando Scianna / Magnum Photos

Maison Européenne de la Photographie

Ferdinando SciannaLa géométrie et la passion


La Maison Européenne de la Photographie présente, pour la première fois en France, une rétrospective du photographe italien Ferdinando Scianna, par ailleurs journaliste et écrivain.

La Maison Européenne de la Photographie présente, pour la première fois en France, une rétrospective du photographe italien Ferdinando Scianna, par ailleurs journaliste et écrivain. L’exposition rassemble une sélection de cent vingt photographies, issues de plusieurs séries réalisées à partir des années 60, et qui ont fait l’objet de nombreux livres, comme Feste religiosi in Sicilia, Marpessa, Dormire, les Siciliens ou encore Mondo Bambino.

Né en Sicile, Ferdinando Scianna s’est fait connaître dès l’âge de 21 ans avec la publication, avec l’écrivain Leonardo Sciascia, du livre Feste religiose in Sicilia, qui documente, dans une esthétique proche du néoréalisme italien, la ferveur des manifestations religieuses en Sicile, et qui a été distingué par une mention au Prix Nadar en 1966.

Recruté par le magazine l’Europeo, il s’installe ensuite à Milan, avant de rejoindre Paris en qualité de correspondant du journal. Multipliant les reportages pour la presse, Ferdinando Scianna n’en continue pas moins de photographier passionnément la Sicile, livrant des images à la fois lumineuses et sombres, reflétant l’ambivalence qui caractérise son rapport au territoire où il est né, mélange d’attachement vibrant et de détachement lucide.

Sollicité par Dolce et Gabanna, encore inconnus alors, il s’essaye à la photographie de mode en 1987. Marpessa est son premier modèle, qu’il photographie dans les rues de Sicile, puis plus tard dans d’autres coins du monde. De cette rencontre naît aussi un livre, Marpessa, témoin de la passion qui l’anime dans l’exercice de la mise en scène, tout autant que dans le reportage.

Il rejoint, à la même époque, l’agence Magnum, intronisé par son ami et maître Henri Cartier-Bresson. Des rencontres décisives, qui ont jalonné son parcours, ont en effet forgé l’homme : l’imaginaire photographique de Ferdinando Scianna n’existerait pas sans Leonardo Sciascia, Jorge Luis Borges, Henri Cartier-Bresson, Claude Ambroise, Mario Giacomelli, Milan Kundera, Elliott Erwitt, Paola Bergna et d’autres encore, photographes ou écrivains notamment.

Car Ferdinando Scianna, ancien étudiant en lettres et philosophie à l’université de Palerme, féru de littérature, attache un intérêt particulier au livre, support naturel et privilégié de ses photographies, qu’il aime accompagner d’un texte de l’un de ses amis écrivains. Lui-même ayant toujours évité pudiquement d’expliquer ses images, préférant paraphraser ceux qui, avec leurs mots, l’ont accompagné dans son cheminement. Il y fait exception à l’occasion de cette exposition, en livrant, parallèlement aux images, des souvenirs, réflexions et propos sur son parcours et son travail.

La photographie est, pour Ferdinando Scianna, une façon d’être dans la vie, ce dont l’exposition, organisée en chapitres selon un parcours thématique, s’emploie à rendre compte.

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