Flash Academy
Travaux photographiques de l'Ecole cantonale d'art de Lausanne

La MEP

Flash Academy

Nous avons choisi de conduire le spectateur en puisant dans l'abondante production d'images dont l'ambition explicite est de documenter la Suisse : le travail de photographie de Bunkers mené 4 années durant par Leo Fabrizio, les portraits d'esthéticiennes, les portraits de cibistes et les images de sites contaminés ou pollués de Raphaël Hefti, les paysages de montagne de Joel Tettamenti, les golfs de Gilles et Vincent Turin, …

L'exposition

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C’est sans ironie que, notre sélection faite dans les travaux des étudiants et anciens étudiants de l’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne(ECAL), Unité Photographie, nous avons choisi un titre qui évoque la Star Académie. Au contraire, nous prenons acte de l’exigence et de “l’entraînement intensif” auxquels sont soumis les étudiants de l’ECAL, et de leur implication immédiate dans le monde réel, via la participation à des concours (campagnes publicitaires) ou leur collaboration avec divers titres majeurs de la presse internationale (Vogue).

Nous avons choisi de conduire le spectateur en puisant dans l’abondante production d’images dont l’ambition explicite est de documenter la Suisse : le travail de photographie de Bunkers mené 4 années durant par Leo Fabrizio, les portraits d’esthéticiennes, les portraits de cibistes et les images de sites contaminés ou pollués de Raphaël Hefti, les paysages de montagne de Joel Tettamenti, les golfs de Gilles et Vincent Turin, … Ces images s’enchaînent à hauteur de l’œil suivant une ligne qui circule dans l’ensemble de l’exposition.

Ponctuellement, d’autres travaux viennent éclairer ou obscurcir ce projet documentaire par le biais de fictions ou de tentatives elles-aussi documentaires ancrées dans des géographies et des univers différents : les “Real Dolls” et le bal des débutantes de Anoush Abrar, les natures mortes d’Erwan Frotin, … Dans cette mise en scène qui ne s’oblige pas aux convenances des expositions d’inspiration moderniste, il nous a plu de nous souvenir de l’exposition “A Family of Man” présentée au MoMA en 1955.

Que la majorité des images soit présentée sous la forme de simples tirages collés au mur n’est pas une décision dictée par un nouvel académisme, mais enregistre simplement leur réalité même : bien souvent, elles sont produites par leurs auteurs sans plus d’idée quant à leur destination, leur mode de présentation, l’éventualité d’un encadrement, etc. Il s’agit pour eux de produire des images, pas des œuvres.

Dans chacune des trois salles principales, un personnage choisi fait office d’intercesseur : il guide le spectateur dans la construction possible d’un récit qui s’exprimerait à travers lui.

On retrouve ces trois personnages en une sorte de conciliabule dans la salle centrale, étroite, obscure, entre la “boîte noire” et le confessionnal – ils y sont confrontés au diaporama de Sami Benhadj pour ce qui ressemble fort à une séance de bizutage.

Eric Troncy et Simon de Dreuille

L’exposition, produite en partenariat avec l’Ecal et HES-SO, présente les travaux de Anoush Abrar, Sylvain Aemi, Sami Benhadj, Geoffrey Cottenceau, Leo Fabrizio, Erwan Frotin, Tarik Hayward, Raphael Hefti, Florence Lacroix, Olivier Pasquale, Lauris Paulus, Jorge Perez, Nathalie Rebholz, Joël Tettamenti, Gilles & Vincent Turin.