• Koos BREUKEL - Catharina, 1996 - Epreuve aux sels d'argent - 125,5 X 100 cm Collection MEP. Œuvre acquise en 2000 grâce au soutien de la Fondation Neuflize Vie
  • Alejandra FIGUEROA - Sans titre, 1998 - Epreuve aux sels d'argent 58 X 38,4 cm - Collection MEP. Œuvre acquise en 1999 grâce au soutien de la Fondation Neuflize Vie
  • Tomoko SAWADA - "ID 400 #1-100”, 1998 (Extrait) - Epreuves aux sels d'argent 125 X 100 cm - Collection MEP. Œuvre acquise en 2005 grâce au soutien de la Fondation Neuflize Vie
  • Trine SØNDERGAARD et Nicolai HOWALT, The Giant Hill, 2005 - Epreuve couleur 167 X 206,5 cm - Collection MEP. Œuvre acquise en 2006 grâce au soutien de la Fondation Neuflize Vie

Maison Européenne de la Photographie

Fondation Neuflize VieAcquisitions pour la MEP (1999-2006)


Mécène actif dans le domaine culturel, Neuflize Vie s'est dotée en 1997 d'une Fondation, gage de pérennité de son action en faveur de la photographie et plus largement de la création d'images. Depuis longtemps partenaire de la MEP, la Fondation apporte chaque année sa contribution à l'acquisition d'œuvres de jeunes artistes qui viennent enrichir la collection. L'exposition présente une sélection issue de cet ensemble qui compte aujourd'hui près de 80 œuvres produites par 37 artistes.

Tous les genres sont représentés: de la science du portrait de Koos Breukel, Katharina Bosse ou Pierre Gonnord, aux autoportraits de Tomoko Sawada et Martial Cherrier, du réalisme brut de Raed Bawayah, Antoine d’Agata ou Alberto Garcia-Alix aux constructions personnelles et rêvées de Loretta Lux, Nanna Hänninen ou encore Masao Yamamoto. Ces œuvres témoignent de la singularité de la production de ces jeunes artistes et révèlent leur pleine force d’expression lorsqu’elles s’exposent sur les murs du Musée.

Raed Bawayah
Né en 1971 à Qatana (Palestine).
Issu d’une famille de neuf enfants, privé d’un père mort dans un accident de travail, Raed Bawayah se confronte très vite à la réalité quotidienne. La série « Childhood Memories » (2002-2003) est un retour vers cette période difficile. Les souvenirs de désespoir et de pauvreté de son enfance hantent chaque coin de la maison où il a grandi et presque 30 ans plus tard il s’aperçoit que les conditions de vie restent les mêmes.
La série « ID 925596611 » (2003), en référence au numéro de sa carte d’identité, pose la question de la libre circulation et l’état de légalité dans un territoire donné. Raed Bawayah entre à l’école d’art israélienne Musrara au moment où la 2e Intifada éclate. Il se retrouve dans une situation illégale sans autorisation d’entrée en Israël pour suivre ses études et se fait arrêté par la police. Pendant deux semaines passées en prison, il rencontre des travailleurs palestiniens dans la même situation d’illégalité. À sa sortie, il décide de faire ce reportage photographique.
La série « Psychiatric Hospital » (2005) questionne la notion de l’Autre dans la société humaine, en général, mais plus particulièrement dans la société palestinienne, à travers un aspect documentaire de la vie des patients dans un hôpital psychiatrique à Bethlehem (Palestine).
Résident de la Cité internationale des arts à Paris, il a participé en juin 2006 à l’exposition Ramallah-Tel-Aviv, au jour le jour, à l’Hôtel de Ville de Paris avec le photographe israélien, Pavel Wolberg.

Katharina Bosse
Née en 1968 à Turku (Finlande), vit et travaille à New York
Entre 2001 et 2002, Katharina Bosse effectue un long périple à travers le territoire américain à la rencontre d’artistes qui revisitent l’art du Burlesque. Chaque performeuse burlesque construit minutieusement un personnage et une identité forte à travers le choix d’un nom de scène, la composition d’un costume aux accessoires emblématiques, un jeu de comédienne et une chorégraphie maîtrisés. Sorte de « striptease » démodé, le « New Burlesque » met l’accent sur la suggestion et non sur la nudité, et utilise le plus souvent une certaine forme d’ironie. Dans sa série photographique, Katharina Bosse place d’emblée la question de l’image de la femme sous l’angle de l’inversion du processus de la re-présentation. Elle choisit d’extraire chacune des performeuses burlesques hors de leur contexte spectaculaire et privilégie les prises de vues au sein d’espaces du quotidien. La mise en avant d’un personnage de scène rejouant une posture, derrière laquelle se dissimule une double identité, brouille les frontières entre sphère publique et sphère privée.
www.katharinabosse.com

Koos Breukel
Né en 1962 à La Haye (Pays-Bas), vit et travaille à Amsterdam.
Depuis ses études à l’Académie Royale de Beaux Arts de La Haye, Koos Breukel s’adonne au portrait photographique en studio. Depuis 1992, il enseigne la photographie à la Gerrit Rietveld Academie à Amsterdam.
À partir de 1993, il affirme sa place sur la scène artistique internationale à travers une quête qu’il déclarera vaine : le portrait comme moyen d’accéder à la connaissance de l’autre. Breukel réalise des images saisissantes, méticuleuses, d’une beauté crue. Ses portraits communiquent parfois une certaine tension, entre force et vulnérabilité, grâce et simplicité. Connu pour ses photographies en noir et blanc, il a réalisé en 2005, sa première série de portraits en couleur d’individus portant un oeil de verre.
Koos Breukel est représenté par la galerie Van Zoetendaal à Amsterdam
www.koos-breukel.com

Martial Cherrier
Né à Luc-sur-Mer (France) en 1968, vit à Paris
Ancien champion de bodybuilding, Martial Cherrier n’est pas photographe, pas plus qu’il n’est peintre ou vidéaste, bien qu’il s’adonne avec bonheur à toutes ces pratiques artistiques. Martial Cherrier est sculpteur. La matière de son art est la plastique elle-même : le corps, son propre corps.
L’édification du corps par le bodybuilder suppose l’absorption massive de substance, par ingestion ou injection. Martial Cherrier a conservé les emballages de ces milliers de produits qu’il a consommés. Ses œuvres montrent le corps à travers ces packagings. C’est ici qu’apparaît l’autre versant de son travail : une réflexion politique sur le statut social du corps et, donc, nécessairement, sur le statut du corps social.(Dominique Quessada).
Martial Cherrier est représenté par la galerie Jérôme de Noirmont à Paris.

Antoine d’Agata
Né en 1961 à Marseille, vit et travaille à Paris
Antoine d’Agata quitte la France en 1983. Il s’intéresse de plus en plus à la photographie, ce qui le mène à suivre des cours à L’ICP de New York en 1990-1991 (avec Nan Goldin et Larry Clark). Il revient en France en 1993 et publie son premier livre De mala muerte en 1998. Il fait partie de l’agence VU jusqu’en 1999. Son deuxième livre Home Town paru en 2001 reçoit le prix Niépce.
Pendant une dizaine d’année, dans les rues de Hambourg, Paris, Bamako, Mexico, Palerme ou New York, Antoine d’Agata a tenu la chronique de ses déambulations nocturnes. Bâtissant lui-même de véritables murs d’images, il projette le spectateur au plus près du chaos de ses rencontres et de ses expériences extrêmes avec le sexe et l’alcool. Antoine d’Agata met un terme à son travail sur la nuit en 2003.
Antoine d’Agata est membre de l’agence Magnum depuis 2004.

Alejandra Figueroa
Née à Mexico en 1966, vit à Paris.
Après avoir étudié l’histoire de l’art au Mexique, Alejandra Figueroa s’installe à Paris dans les années 90 et se consacre alors, à la photographie de sculptures, visitant inlassablement les musées français et européens.
« Je cherche dans mon travail à magnifier la pierre, en lui donnant le caractère vivant du corps humain, tout en montrant les traces du temps sur la matière ; je cherche le sens de la vie. »

Alberto Garcia-Alix
Né en 1956 à Léon (Espagne), vit à Madrid
Alberto Garcia Alix est certainement l’un des photographes les plus créatifs et représentatifs d’une époque, d’un mouvement, d’un pays : l’Espagne d’après Franco.
Acteur de la Movida des années 80, témoin du quotidien, de ses nuits et de ses contours, il n’en a rien inventé, il la dépeint dans sa pure vérité, depuis 30 ans.
En 1999, il obtient le 1er prix de la photographie en Espagne.
Alberto Garcia-Alix est représenté par la Galerie Kamel Mennour à Paris et par la galerie Juana de Aizpuru à Madrid.

Pierre Gonnord
Né en 1963 à Cholet, vit et travaille à Madrid
Pierre Gonnord est portraitiste. Les sujets qu’il photographie appartiennent à une « cour des miracles » des temps modernes : laissés pour compte de la société, individus à la marge de la bienséance, derniers rebus à glorifier parce qu’ils vivent autrement. Au-delà de leur beauté singulière, ces « portraits rencontres » pointent du doigt les changements de notre société -les métissages, l’évolution des modes de vie- et constituent un témoignage sincère sur la vie de nos contemporains.
Pierre Gonnord a été artiste résident à la Villa Kujoyama à Kyoto en 2003.
Pierre Gonnord est représenté par la galerie Juana de Aizpuru de Madrid.
www.pierregonnord.com

Nanna Hänninen
Née en 1973 à Rovaniemi, Finlande
Nanna Hänninen est diplômée de l’université d’Art et Design d’Helsinki (2002). Dans ses images, elle utilise une gamme de couleurs monochromes, le plus souvent proche du blanc pour brouiller la distinction entre objets et sujets. L’œil du visiteur doit s’accoutumer. Nanna Hänninen choisit des objets simples et légers – balles de badminton, feuille de papier ; puis jouant de l’échelle et de l’espace, transforme une mise en scène minimale en vaste paysage. Son travail se situe entre description de la réalité et fiction. Proche de l’abstraction, il en résulte une série d’images fortes et fragiles à la fois, vibrantes et poétiques.
Nanna Hänninen est représentée par la galerie Taik d’Helsinki, Finlande.

Loretta Lux
Née en 1969 à Dresde, Allemagne
En 1989, Loretta Lux quitte Dresde pour Munich, quelques mois avant la chute du mur de Berlin. Elle y a étudié la peinture et s’est tournée tardivement vers la photographie. Loretta Lux fait du portrait d’enfant un genre à part en conférant à ses modèles une dimension étrange. Ces personnages innocents semblent habités par une longue expérience ou un secret difficile à cacher. Ils sont placés dans une atmosphère qui mêle l’onirique et le kitsch. Loretta Lux se situe à la marge. Le monde dans lequel elle a vécu (son paysage mental), sa connaissance des maîtres anciens, mais aussi de l’esthétique du réalisme socialiste qu’elle a fréquenté, contribue vraisemblablement à l’émergence de formes proches d’une sorte d’enchantement désenchanté.
Loretta Lux est représentée par la galerie Yossi Milo de New York.
www.lorettalux.de

Tomoko Sawada
Née en 1977 à Kobe, Japon
Depuis 1998, Tomoko Sawada a réalisé plusieurs séries de travaux. Se prenant systématiquement pour modèle, elle se travestit en une multitude de personnages, prenant tour à tour la place des femmes japonaises de tout âge et de toute situation : « Omaia » (2001) sur les stéréotypes de femme japonaise, « Cover » (2002) sur les adolescentes, « Costume » (2003) sur les femmes au travail, « Shool Days » (2004) sur les photos de classes. Son premier travail, la série de photos de passeport ID 400(1999) dissimule plus qu’elle ne révèle. En principe, les photos de passeport servent à identifier des personnes. Tomoko Sawada utilise le photomaton pour prendre les identités les plus diverses. Elle se déguise 400 fois et crée dans la cabine des portraits dénonçant les clichés courants sur les femmes au Japon. Les images de Sawada jouent avec les valeurs d’une société de consommation hautement développée qui recherche son identité à travers la mascarade.
Tomoko Sawada a reçu le Khimura Ihei Memorial Photography Award en 2004.
Tomoko Sawada est représentée par la galerie MEM à Osaka, Japon.
www.e-sawa.com

Trine Søndergaard & Nicolai Howalt
Nés en 1972 et 1970 à Copenhague
« How to Hunt » (Comment chasser ?) est le titre de la série réalisée en 2005 par le duo danois Trine Søndergaard et Nicolai Howalt. La chasse est ici prétexte à une série de tableaux, qui s’interrogent sur les rapports entre l’homme, la nature, et les animaux, et où dominent des paysages baignés d’une lumière typiquement nordique.
Trine Søndergaard et Nicolai Howalt sont représentés par la galerie Martin Asbaek Project à Copenhague, Danemark

Sadegh Tirafkan
Né en 1965 en Iran, vit et travaille à Teheran
Sadegh Tirafkan est un artiste canado iranien qui pratique aussi bien la photographie que la vidéo et l’installation. La quête d’une identité tiraillée entre Orient et Occident, entre tradition persane préislamique et islamique et modèles occidentaux, est caractéristique de cette génération d’artistes iraniens, qui interrogent leur identité à travers le langage de l’art contemporain. À l’instar de Shirin Neshat qui explore, entre autres, les relations hommes-femmes, Sadegh Tirafkan s’interroge sur le statut, non moins problématique, du corps masculin dans la culture iranienne. Il se met en scène lui-même dans ses compositions, depuis ses premiers travaux jusqu’à ses photographies plus récentes qui mêlent calligraphie et tatouage, bravant le tabou de la représentation du corps humain, dénudé et érotisé.
www.tirafkan.com

Carla van de Puttelaar
Née en 1967 à Amsterdam, vit et travaille à Amsterdam
Carla van de Puttelaar étudie la photographie de 1991 à 1996 à la Gerrit Rietveld Academy d’Amsterdam. En 1996, elle reçoit le Prix Esther Kroon pour son projet de fin d’études. Elle participe à de nombreuses expositions de groupe aux Pays-Bas et en Italie. Dans ses photographies de fragments du corps féminin, Carla van de Puttelaar nous donne à voir un ensemble de gestes simples et pourtant troublants. Les postures suggèrent un calme abandon, et la proximité de la photographe avec le corps du modèle nous projette dans la sphère de l’intimité. Ses images allient une maîtrise parfaite de la forme et du cadre à un traitement subtil de la couleur, en parfaite résonance avec la pâleur souvent inhabituelle de la peau du modèle.
Carla van de Puttelaar est représentée par la galerie Van Zoetendaal à Amsterdam.
www.carlavandeputtelaar.com

Masao Yamamoto
Né en 1957 à Gamagori-City (Japon), vit et travaille à Yokohama
Masao Yamamoto vient de la peinture, son utilisation de la photographie est un curieux mélange de naïveté (images familiales et intimes qui ressemblent à ces photos d’enfance que l’on garde avec dévotion), de savoir faire (ses compositions sont d’une préciosité savante) et d’iconoclasme (le tirage n’est qu’un bout de papier que l’on manipule sans précaution et que l’on punaise au mur). Travaillant par cycles, Yamamoto développe de façon intuitive, non prédéfinie, un ensemble en constante évolution qu’il a d’abord nommé « Ku no Hako » (« boîte de vide »), puis
« Nakazora », terme bouddhiste signifiant « espace entre la terre et le ciel », évoquant aussi le vide, l’inattention, l’impossibilité de choisir entre deux choses.
Masao Yamamoto est représenté par la galerie Camera Obscura à Paris.
homepage2.nifty.com/yamamoto-masao/e_index.html

Kimiko Yoshida
Née en 1963 à Tokyo, vit et travaille à Paris et Tokyo
Kimito Yoshida vit en France depuis 1995. elle est diplomée de la faculté de photographie de Tokyo (1995), de l’École Nationale de la Photographie d’Arles (1996) et du Studio national des arts contemporains, Le Fresnoy, (1999).
Pour elle, « L’autoportrait n’est pas un reflet de soi, mais une réflexion sur la représentation de soi ». En 2002, elle réalise une série intitulée « Mariées célibataires » « Aujourd’hui, en une succession de figures sans doute conjuratoires, j’incarne une mariée paradoxale, intangible et célibataire, aux identités simultanément dramatiques, fictives, subtiles, parodiques et contradictoires. Je crée toutes sortes d’autoportraits quasi monochromes pour mettre en scène le mariage virtuel de la mariée célibataire, tour à tour veuve, cosmonaute, chinoise, manga, égyptienne, etc. »
Kimito Yoshida est représentée par la galerie Albert Benamou.
www.kimiko.fr

Exposition réalisée avec le soutien de Neuflize Vie.

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