Gaze Talk — Au long cours : raconter des vies dans la durée

Gaze Talk — Au long cours : raconter des vies dans la durée

En écho à l’exposition de Dana Lixenberg — American Images, la MEP accueille l'équipe de la revue Gaze pour une rencontre autour du travail au long cours dans la documentation des réalités sociales et humaines, à travers la photographie, le cinéma et la sociologie.

Auditorium

CET ÉVÈNEMENT EST COMPLET.

Réservation conseillée.
Le billet pour l’événement donne également accès aux expositions.

Tout public.

Certains métiers s’inscrivent dans la durée : revenir au même endroit, suivre un sujet pendant des années, des décennies, et être témoin de leur évolution. Leurs œuvres deviennent alors de véritables archives des territoires et des communautés.

En résonance avec cette exposition, le magazine Gaze réunit trois femmes qui choisissent le temps long : rencontrer, partager et vivre auprès de celles et ceux qu’elles racontent. Nous accueillerons la photographe Alexia Fiasco, la sociologue Monique Pinçon-Charlot et la cinéaste Claire Simon pour interroger ce que signifie s’engager durablement, au plus près des réalités sociales et humaines.

Intervenantes

Alexia Fiasco © Arnaud Giacommini

Alexia Fiasco

Alexia Fiasco est photographe, réalisatrice et travailleuse socioculturelle. Elle a grandi en Seine-Saint-Denis, où elle vit et travaille encore aujourd’hui. Son travail artistique s’intéresse aux questions d’identité, de mémoire et de représentation, en particulier dans les quartiers populaires marqués par l’histoire migratoire et post-coloniale française. En 2018, elle co-fonde le collectif « Filles de Blédards », qui crée des espaces d’exposition et de discussion autour des récits liés à l’immigration et à leurs représentations. Depuis 2020, elle co-dirige l’association MAESTRA et pilote le projet des Fauvettes à Pierrefitte-sur-Seine, puis l’ouverture du Fauvettes City Club. Elle y développe une permanence artistique, culturelle et sociale, en accompagnant les habitant·es dans la transformation de leur quartier. Son travail mêle programmation culturelle, création collaborative et archivage des mémoires locales. À travers ses projets, elle cherche à rendre visibles des récits souvent mis à l’écart et à faire de l’art un outil concret d’émancipation et de transformation sociale.

Monique Pinçon-Charlot © Chloé Vollmer-Lo

Monique Pinçon-Charlot

Sociologue et ancienne directrice de recherche au CNRS, Monique Pinçon-Charlot est une figure majeure de la critique sociale contemporaine. Spécialiste de la haute bourgeoisie et des grandes fortunes françaises, elle a mené, pendant plus de quarante ans, avec son mari Michel Pinçon, une œuvre engagée sur les logiques de pouvoir et les mécanismes de reproduction sociale.

© Claire Simon

Claire Simon

Claire Simon vient au cinéma par le biais du montage. Récréations et Coûte que coûte sortis en salle résonneront avec d’autres comme une révolution documentaire dans le cinéma français. Depuis, elle alterne documentaires et fictions pour le cinéma, avec une seule question : qu’est-ce qu’une histoire ? Une vie ? Claire Simon filme les autres comme des héros : les petits enfants de Récréations, le patron stressé de Coûte que coûte, la voleuse d’enfant de Sinon oui, la jeune fille incendiaire de Ça brûle, Mimi amoureuse des femmes, Nathalie Baye conseillère du planning familial, la passion de Nicole Garcia pour Reda Kateb dans Gare du Nord, Stéphanie qui vend ses charmes au Bois, des jeunes gens à l’assaut du château fort qu’est l’école de cinéma la Femis, les jeunes lycéens comme Hugo qui pleurent sur le silence de leurs familles, le fils de l’épicière et le maire d’un village moderne, et les questionnement de Yann Andréa amant de Duras … Et l’épopée du corps féminin …. Les extraordinaires enfants et enseignants d’Apprendre et la façon dont les jeunes lycéen·es découvrent l’œuvre d’Annie Ernaux pour vivre leur vie. Parallèlement elle a enseigné à Paris 8 et Paris 7, aux Ateliers Varan, et a dirigé le département réalisation à la Femis.

Partenaire

Gaze, la revue des regards féminins, est née en 2020. À travers une diversité d’approches photographiques, de récits intimes, et de reportages en immersion, Gaze invite des personnalités féminines et non-binaires à réfléchir aux enjeux sociaux, intimes et culturels de genre et de sexualité. Inspirée par un féminisme inclusif et intersectionnel, cette revue semestrielle a pour ambition de s’adresser à toutes et tous.