Jean-Christophe Ballot
Thessalonique

Jean-Christophe Ballot

En 1987, jeune architecte DPLG et encore étudiant à l’ENSAD, Jean-Christophe Ballot reçoit une bourse pour résider deux mois à Berlin. Il part avec une chambre Sinar de studio réaliser ses premiers paysages urbains. Ce sont ces photographies qu’il présentera au jury de la Villa Médicis pour partir en 1991 travailler sur Rome.

L'exposition

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Jean-Christophe Ballot Thessalonique , 2013 © Jean-Christophe Ballot

Pendant dix sept ans, les portraits de villes vont se poursuivre au fil des rencontres, des opportunités, des invitations : Bratislava, Burgos, Casablanca, Chicago, Gennevilliers, Lisbonne, New York, Ostrowiec, Paris, Shanghai, Singapore, Surabaya, Zagreb. En 2008, il présente, à l’occasion d’une exposition personnelle, une sélection de tous ces travaux à la Maison européenne de la Photographie.

Depuis, il est retourné à Berlin et Chicago, a parcouru Los Angeles, Beyrouth et a été l’un des derniers photographes à pouvoir photographier Damas avant les tragiques événements actuels.

Le travail sur la ville de Thessalonique, réalisé en 2013, est son tout dernier « portrait de ville« . Il a été réalisé dans le cadre d’une résidence d’artiste organisée avec le soutient du Musée de la photographie, de la ville et de l’Institut Français de Thessalonique.

Sensible aux masses, aux surfaces, aux plans successifs qui s’étagent dans l’espace, le photographe trouve des réponses plastiques aux propositions urbaines de la ville. Par le choix de ses sujets et par le traitement qu’il en fait, il théâtralise le paysage urbain.

« Sans savoir précisément de quoi et de qui il s’agit, troublés, nous imaginons Auguste Rodin et Mondrian, deux manières de concevoir le réel, de comprendre et de saisir l’espace. L’espace ou plutôt les espaces, leurs oppositions, leurs tensions, leurs comportements, leurs mystères, leurs lumières, leurs rythmes qui sont le sujet majeur de l’œuvre de Jean-Christophe Ballot. Si la plupart de ses photographies sont « vidées » d’individus, si nous éprouvons ce travail du vide entre un plan et un autre, dansune fenêtre ou une lueur au fond d’une chambre, c’est pour d’autant mieux s’y projeter. » Olivier Kaeppelin (1).

Jean-Christophe Ballot, vit et travaille à Paris.

(1) extrait de la préface de l’ouvrage « Divinatoire » aux éditions Filigranes.

Commissariat : Vaggelis Laokimidis