Jerome Liebling, Vivian Maier
Eclat-Ordinaire

Jerome Liebling, Vivian Maier

En couleur ou noir et blanc, argentique ou numérique, l’oeuvre de Jérôme Liebling (1924-2011), défit tout catégorisation.

L'exposition

Image
Jérôme Liebling, Butterfly Boy, NYC, 1949 ©Jérôme Liebling, courtesy Galerie Frédéric Moisan (Paris) & Steven Kasher Gallery (New York)

Chroniqueur de l’ordinaire, ses images capturent avec justesse l’intimité de sujets choisis avec une seule obsession en tête : « comprendre où se trouve la douleur, montrer ces choses que les gens ne verraient pas si je ne leur montrais pas ». Scènes de rue, abattoirs, mineurs, travailleurs migrants, mais aussi enfants, carnavals, ou fêtes nationales, ce maître de la photographie documentaire et sociale, à l’instar de Walker Evans, Berenice Abott ou Gordon Parks, laisse un précieux fonds d’images couvrant plus d’un demi siècle, de 1940 à nos jours. En 1948, il rejoint Photo League, une coopérative de photographes parmi lesquels figurent Paul Strand, W. Eugene Smith ou Aaron Siskind. Armé de son seul objectif, il va à la rencontre de l’urbain ignoré, de l’anonyme : “Ma sympathie allait vers les gens du quotidien. Ils sont le centre de ma photographie” déclarait t-il.

Chez Vivian Maier aussi, l’humain est au centre et la rue, son théâtre. Discrète et solitaire, cette gouvernante révélait une nature curieuse et créative à travers sa pratique photographique. Une sélection d’une quinzaine de nouveaux tirages, issus de la collection Jeffrey Goldstein, sont ainsi présentés conjointement à l’exposition Liebling, dévoilant ce que l’intime peut avoir de commun, d’universel.