Laurent Van der Stockt
One Fellow Man

La MEP

Laurent Van der Stockt

Membre de l’agence Gamma, Laurent Van der Stockt couvre la plupart des grands conflits pour la presse internationale. Photographe d’une humanité en porte-à-faux avec elle-même, il ne se qualifie pourtant jamais de “photographe de guerre”.

L'exposition

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Irak, 2003-2005 © Laurent Van der Stockt / Gamma

Membre de l’agence Gamma, Laurent Van der Stockt couvre la plupart des grands conflits pour la presse internationale. Photographe d’une humanité en porte-à-faux avec elle-même, il ne se qualifie pourtant jamais de “photographe de guerre”.
L’exposition est constituée de quelques dizaines de photographies, choisies parmi des milliers, retraçant trois conflits récents, Bosnie, Tchétchénie et Irak, dont les victimes sont d’abord des civils. Elle montre avant tout des êtres révélés par la guerre, capables du pire comme du meilleur dans l’ultime tragédie, et, implicitement, retrace l’évolution de l’auteur et de son travail.

“They give their all” :les forces armées américaines entrent en Irak en mars 2003. Les photographies sont prises au cours d’une dizaine de séjours, depuis le franchissement de la frontière koweitienne jusqu’aux conséquences de l’opération « Phanton Fury ».

“La résistance” :la Tchétchénie est attaquée par l’armée russe entre novembre 1994 et août 1996. Elle le sera à nouveau à partir d’octobre 1999. Les photographies sont prises au cours des voyages répartis entre janvier 1995 et décembre 1999.

“L’enclave” :la Bosnie est en guerre à partir d’avril 1992. La ville de Mostar est attaquée, à partir de mai 1993, sur deux fronts, serbe d’un côté et croate de l’autre. La population bosniaque musulmane, de la partie Est de Mostar, un réduit de quelques kilomètres carrés, est assiégée. Les photographies ont été prises entre septembre et novembre 1993.

Trois salles mais à l’envers du temps…                 Notre semblable mais aussi la transformation de celui qui a         traversé. En même temps un peu le “je pense à vous” de Michel Laurent            les lettres à sa femme et à sa fille.

À la fin, quand l’exposition se construit — alors même que l’exercice du reportage était déjà une impossibilité —, “Our fellow man” devient comme l’écume des évènements.

Le photographe, impossible de parler à la première personne, mais que dire quand surtout on veut se taire       comme devant une tombe juste refermée ? …

Tenter de se dérober donc, de s’absenter le plus possible de se taire le plus possible de ne rien dire ou le moins possible, là où nous serions soudainement acculés à devoir le faire.

Ne plus être “rapporteur” d’images ne plus reporter mettre en rapport

Rester le petit garçon qui regarde, seul, de son point de vue surélevé, séparé et distant, la cime de son arbre

le monde comme il tourne

A-LL/LVDS