• René Magritte Autoportrait devant le Masque vide, Le Perreux-sur-Marne, 1928 © ADAGP, Paris, 2004
  • René Magritte Georgette Magritte, Bruxelles © ADAGP, Paris, 2004
  • René Magritte, La coquetterie - Autoportrait au photomaton, Jardin des Plantes, Paris, 1928 © ADAGP, Paris, 2004
  • René Magritte La vengeance de la mort Bruxelles, 1914 © ADAGP, Paris, 2004
  • René Magritte L’ombre et son ombre Rue Esseghem, Bruxelles, 1932 © ADAGP, Paris, 2004
  • René Magritte Sans titre Paris, 1928 © ADAGP, Paris, 2004

Maison Européenne de la Photographie

Magritte et la photographie


Peintre, cinéaste, photographe et écrivain, René Magritte est un artiste complet et la photographie joue pour lui un rôle complémentaire à celui du dessin, du croquis et des esquisses ébauchées sur un coin de table, un carton de bière ou même dans sa paume. La rapidité de la prise de vue le distrait de la peinture "ennuyeuse" et "longue" dans son élaboration, journalière dans sa pratique, routinière dans son usage.

L’illustre Inconnu

Peintre, cinéaste, photographe et écrivain, René Magritte est un artiste complet et la photographie joue pour lui un rôle complémentaire à celui du dessin, du croquis et des esquisses ébauchées sur un coin de table, un carton de bière ou même dans sa paume. La rapidité de la prise de vue le distrait de la peinture « ennuyeuse » et « longue » dans son élaboration, journalière dans sa pratique, routinière dans son usage.

Bousilleur d’idées reçues, gouailleur licencieux, agitateur indomptable et antidoctrinaire, Magritte photographie sans souci des règles esthétiques et s’évertue à réussir des images qui semblent ratées. D’une ironie subtile et décapante, souvent décalée, extrêmement belges et d’une insolence piquante, les photographies de Magritte reflètent sa personnalité anticonformiste. Ces images, prises pour se divertir, se situent à l’antipode de la facture et de la technique réaliste de sa peinture, souvent taxée d’académique. Le peintre y donne libre cours à sa fantaisie, à son sens du burlesque et à son penchant pour la désobéissance, la grimace, la polissonnerie, et le non respect concerté des convenances.

Blasphémateur impavide qu’excèdent le bon sens et la raison, Magritte applique en fait à la lettre l’injonction surréaliste : « Tout remettre en question dans tous les instants ». Le côté insurrectionnel de son caractère s’en donne à cœur joie. Puis, il construit peu à peu son personnage, entre vivant dans sa peinture et disparaît derrière l’apparence uniforme de son héros. Ainsi incarne-t-il par la photographie la figure du grand peintre, instantanément reconnaissable et bientôt universellement célébré.

Patrick Roegiers 

Commissaire : Patrick Roegiers
Exposition réalisée en coproduction avec la Fondation Magritte et avec le soutien de la Banque de Neuflize, de Neuflize Vie.
Cette exposition a été présentée au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, en février 2005, dans le cadre du 175e anniversaire de la Belgique.

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