Martine Franck

Martine Franck
"Venus d'ailleurs", peintres et sculpteurs à Paris depuis 1945

Membre de l'agence Magnum depuis 1983 et présidente de la Fondation Henri Cartier-Bresson, Martine Franck a débuté en 1965 une série de portraits d'artistes. Consacrée à des artistes "venus d'ailleurs" et installés à Paris depuis 1945, cet ensemble constitue une encyclopédie illustrée de l'art moderne et contemporain. L'exposition regroupe plus de soixante tirages de ces photographies de peintres et de sculpteurs dans leur atelier, de Pierre Alechinsky à Zao Wou Ki.

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La MEP

Membre de l’agence Magnum depuis 1983 et présidente de la Fondation Henri Cartier-Bresson, Martine Franck a débuté en 1965 une série de portraits d’artistes. Consacrée à des artistes “venus d’ailleurs” et installés à Paris depuis 1945, cet ensemble constitue une encyclopédie illustrée de l’art moderne et contemporain. L’exposition regroupe plus de soixante tirages de ces photographies de peintres et de sculpteurs dans leur atelier, de Pierre Alechinsky à Zao Wou Ki. L’ensemble révèle la vitalité de la scène artistique française et l’attrait que représente toujours Paris pour les artistes.

L’exposition a fait l’objet d’une commande de la Maison Européenne de la Photographie, dans le cadre de la série “Étranges Étrangers“.

Extrait de texte de Germain Viatte (in Venus d’ailleurs, peintres et sculpteurs à Paris depuis 1945, Imprimerie nationale éditions, 2011)

Tel un collectionneur qui voudrait dépasser ses propres engagements et approcher l’exhaustivité du musée, Martine Franck s’est élevée de la sphère des connivences amicales et du goût personnel, des rencontres ou des commandes, vers une constellation plus étendue : celle d’artistes de tous bords ayant rejoint Paris depuis la deuxième guerre mondiale par la magie d’une attirance irrépressible, le plus souvent née d’une impulsion presque inconsciente, parfois selon le hasard de multiples détours, comme autant d’esquives ou d’approches suspendues.

La démarche de la photographe n’est pas si éloignée de celle d’un voyageur soucieux d’explorer un archipel aux innombrables îlots, dont la diversité fascine alors que de mêmes flots viennent les baigner. Elle se veut délibérée mais reste cependant instinctive, issue d’intuitions partagées. Martine Franck ne peut prétendre dresser un inventaire, tant les acteurs sont, ici, presque innombrables et, encore aujourd’hui, constamment renouvelés, mais elle propose une approche suffisamment forte pour porter témoignage. Il ne peut être question, non plus, de palmarès dans ce travail, ni d’une recherche systématique qui répondrait aux classifications proposées par l’histoire et la critique.

Le seul trait qui soit commun à ces artistes c’est d’avoir un jour désiré Paris, d’y avoir fait œuvre, et de lui être resté, d’une manière ou d’une autre, profondément attaché. Ce sont des êtres de conviction et d’expérience auxquels Martine Franck rend visite. Leur apparence pourrait sembler ordinaire s’ils n’étaient pas totalement habités par le projet qui inspire leur vie. La photographe sait capter, pour chacun, ce qui fait signe : le regard, le langage des mains qui trahissent l’inquiétude ou le jeu qui est au cour de toute œuvre.

A l’occasion de cette exposition et grâce au soutien d’Epson, un portrait de Martine Franck (Balthus, Rossinière, Suisse, 1999) est tiré en Digigraphie et présenté au bas de l’escalier d’honneur de la MEP.

 

Autour de l’exposition

Catalogue : Un catalogue, édité par Imprimerie Nationale Éditions, accompagne l’exposition.