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Broadway By Light | Projeté en copie neuve 35 millimètres
10 minutes, 1958
Réalisation William Klein, production Argos films
Alors que William Klein venait de publier New-York, Alain Resnais, par l’entremise de Chris Marker, lui conseille de se consacrer à un film. Klein loue alors une caméra 16 mm et se procure de la Kodachrome. Puis il arpente, la nuit, les trottoirs lumineux de la 42e rue et de Broadway. Anatole Dauman, finalisant la production, apposera les noms de Marker et Resnais au générique pour les besoins du CNC.
« Je trouvais que les enseignes et leurs cycles animés étaient déjà du cinéma. Je les ai filmés et montés ensemble et j’ai cherché une musique avec Maurice Le Roux. Et c’est devenu Broadway by Light, un film abstrait. Mon premier film ». Premier film, et sans doute aussi premier film pop, ce ready-made cinématographique signale dès le début l’attrait de Klein pour le recyclage de la culture visuelle populaire, pour l’affiche, la « réclame ».
« Chaque soir, au centre de New York, un jour artificiel se lève. (…) Ce jour a ses habitants, ses ombres, ses mirages, ses cérémonies. Il a aussi son soleil… » Chris Marker (Argos Films)
Contacts, William Klein
14 minutes, 1988
Cette série de référence sur la photographie est née d’une idée de William Klein, et a donné la parole à près de cinquante photographes, chacun·e commentant ses planches-contact.
« Les planches contacts, tu les lis de gauche à droite comme un texte. Tu vois ce qu’a vu le photographe à travers l’objectif : ses hésitations, ses choix, ses oublis, ses coups de tête, son agenda en quelque sorte.»
« Dévoiler ses planches contacts est une leçon d’humilité. On y apprend comment les photographes travaillent, mais aussi comment ils se plantent. La planche contact, c’est comme un brouillon». (William Klein)
Loin du Vietnam
Projection des deux séquences du film réalisées par William Klein : A Parade is a Parade et Vertigo.
2×15 minutes, 1967
Loin du Vietnam était un film-manifeste, réunissant de très grand·es réalisateur·ices. Il y eut plusieurs divergences artistiques de ses auteur·ices, autour d’une idée commune pacifiste, et le film a eu une sortie contrariée. William Klein parlait ainsi de cette expérience :
« Essai, plus ou moins transformé, de film collectif. Mais presque unique en son genre dans le cinéma de ces dernières années. Coordonnés par Chris Marker, 200 techniciens : opérateurs, réalisateurs, monteurs, ingénieurs du son, et laboratoires ont consacrés plus de 4 mois à effectuer cette violente condamnation de l’agression américaine au Vietnam.
Comment faire un film utile ? Pamphlet, film de fiction, d’information, quoi faire ? Joris Ivens a parlé du Vietnam du Nord, Lelouch du Sud, Pic de Cuba, Resnais des intellectuels paumés, Godard de lui-même et moi de l’Amérique. Chacun a fait ce qu’il a pu et le film était ce qu’il était. Après cette expérience il n’était plus possible de travailler comme avant, du moins pour moi. »