Raconter la ville en mutation – nouveaux regards : table ronde avec Alassan Diawara, Théo Giacometti, Eva Barois De Caevel et Chloé Goualc’h

Raconter la ville en mutation – nouveaux regards : table ronde avec Alassan Diawara, Théo Giacometti, Eva Barois De Caevel et Chloé Goualc’h

En écho à l’exposition Dana Lixenberg — American Images, la MEP s’associe au Cnap (Centre national des arts plastiques) et organise une table-ronde consacrée à la question du portrait photographique et aux enjeux de représentation qu’il soulève. 

Auditorium

Réservation conseillée sur la billetterie en ligne – rubrique événements.  

Le billet pour l’événement donne également accès aux expositions.

Tout public.

Cet évènement organisé en partenariat avec le Cnap réunira les photographes Alassan Diawara et Théo Giacometti, tous deux lauréats du soutien à la photographie documentaire pour leurs projets The Heath sur le parc d’Hampstead Heath à Londres et La Hogra dans une cité des quartiers nord de Marseille.
Ils échangeront sur leur expérience du portrait en milieu urbain et de la façon dont leurs travaux menés sur le long terme leur permet de questionner les enjeux de représentation.  

La discussion sera modérée par Eva Barois De Caevel, conservatrice au service création contemporaine et prospective du Centre Pompidou et Chloé Goualc’h chargée du soutien à la photographie documentaire au service du soutien à la création du Cnap. 

Image en une :  À droite : La Hogra © Théo Giacometti À gauche : The Heath © Alassan Diawara

Intervenant·es

Alassan Diawara

 

Alassan Diawara 

Alassan Diawara est un artiste et photographe belge basé à Paris. Il découvre la photographie lors de ses études de communication à Bruxelles et réalise en 2012 un stage à Bamako auprès du photographe malien Malick Sidibé.

À travers la collecte d’images, il cherche à rendre compte du monde qui l’entoure, sa pratique étant nourrie par l’esthétique de l’image documentaire. Il s’intéresse aux objets du quotidien, aux espaces domestiques, aux gestes anodins et aux détails en apparence insignifiants, qu’il met en scène afin d’en révéler les charges narratives ou poétiques. Par des jeux d’agencement, il introduit une ambiguïté qui trouble la distinction entre le réel, dans ce qu’il a de fugace, et la mise en scène.

Ses images explorent les régimes de la représentation ainsi que la place des catégories et des figures canoniques dans l’histoire de l’art et de la pop culture. Les genres du portrait, du paysage et de la nature morte y sont réinterprétés, souvent par le biais des codes de l’image vernaculaire, brouillant les frontières entre documentaire et construction de l’image. Il crée ainsi des situations où la photographie devient un espace de projection, engageant le regardeur dans une proximité qui oscille entre observation et immersion.

Cette approche peut être envisagée comme un compendium visuel : une collection mouvante d’images qui se réorganise, se répond et se redéfinit selon les contextes de monstration. En ce sens, la dynamique de son travail privilégie le mouvement et la transformation des formes, s’affranchissant des cadres figés pour explorer la photographie comme une matière vivante, toujours en devenir.

En 2020, il est lauréat de la commande photographique Regards du Grand Paris, portée par les Ateliers Médicis et le Centre national des arts plastiques. Son travail a également été présenté au Musée d’art contemporain de Nîmes, au Mucem, au MACRO/ Museo d’Arte Contemporanea di Roma, ainsi qu’au Centre photographique de Lectoure.

Theo Giacometti © Melina Vernant

Théo Giacometti 

Théo Giacometti est artiste photographe et auteur, basé à Marseille. Il développe des projets au long cours à la croisée de la photographie documentaire et de formes plus sensibles et poétiques.  

Son travail s’attache aux marges — géographiques, sociales et symboliques — et interroge les rapports entre territoires, récits, violences sociales et enjeux environnementaux. À partir d’enquêtes de terrain et de récits situés, il explore la manière dont les corps, les paysages et les milieux sont traversés par des formes de domination et de fragilité. 

Il développe actuellement La hogra, un projet de recherche soutenu par le Cnap, dont il présentera les enjeux et les processus à l’occasion de cette table ronde à la MEP.  

Eva Barois De Caevel © Serli Lala

Eva Barois De Caevel 

Née en 1989 à Arras, Eva Barois De Caevel est conservatrice au Service de la création contemporaine et prospective du Musée national d’art moderne – Centre Pompidou à Paris. Elle a été lauréate de la bourse de recherche curatoriale du Cnap en 2020 et de l’ICI Independent Vision Curatorial Award en 2014. Ses travaux de curation et d’écriture s’inscrivent dans une pratique engagée, croisant pédagogie, enseignement, édition et recherche.

Par le passé, elle a travaillé pour le centre d’art RAW Material Company à Dakar, participé au LagosPhoto Festival et intégré l’équipe curatoriale d’EVA International, la biennale d’Irlande. Elle collabore avec de nombreuses institutions et plateformes, parmi lesquelles le Cnap, le MO.CO., le Capc, Bétonsalon, le Palais de Tokyo, Art Basel Paris+, la Villa Médicis, le WIELS, le Frac Lorraine, ainsi que des collectifs et initiatives comme Qalqalah et Beyond the post-soviet, contribuant à la diffusion et la réflexion autour de la création contemporaine. 

Chloe Goualch © Gabriel Gauffre

Chloé Goualc’h 

Chloé Goualc’h est chargée du soutien à la photographie documentaire au Centre national des arts plastiques (Cnap) depuis 2022. Elle a auparavant travaillé au sein de collections photographiques patrimoniales à la Bibliothèque Kandinsky au Centre Pompidou (2014-2020) ainsi qu’aux Archives Nationales (2020-2022). 

Partenaire

Le Cnap (Centre national des arts plastiques) est l’un des principaux opérateurs de la politique du ministère de la Culture dans le domaine des arts visuels. Il enrichit, pour le compte de l’État, le Fonds national d’art contemporain, collection nationale qu’il conserve et fait connaître par des prêts et des dépôts en France et à l’étranger, des expositions en partenariat et des éditions.   

Avec plus de 108 000 œuvres acquises auprès de 20 000 artistes depuis plus de deux siècles, cette collection constitue un ensemble représentatif de la variété des courants artistiques.  

Acteur culturel incontournable, le Cnap encourage la scène artistique dans toute sa diversité et accompagne les artistes ainsi que les professionnel·les à travers 12 dispositifs destinés à soutenir les artistes, les photographes, les historien·nes et critiques d’art, les éditeur·ices, les galeries d’art et les maisons de production.  

Découvrez le site internet du Cnap.