• Hiver, c.1935 © Shoji Ueda Office, Tokyo, Japon
  • Autoportrait à minuit, 1949 © Shoji Ueda Office, Tokyo, Japon
  • Quatre filles, 1939 © Shoji Ueda Office, Tokyo, Japon
  • Automne, c. 1935 © Shoji Ueda Office, Tokyo, Japon
  • Sans titre, 1950 © Shoji Ueda Office, Tokyo, Japon

Maison Européenne de la Photographie

Shoji UedaUne ligne subtile


Au nom de Shoji Ueda, on associe souvent des images prises dans un décor de dunes de sable où le photographe orchestre de minutieuses mises en scène. Il y convie des membres de sa famille et s'introduit au milieu des personnages. Le charme et l'invention de ses compositions n'ont guère d'équivalent dans l'histoire de la photographie.

Au nom de Shoji Ueda, on associe souvent des images prises dans un décor de dunes de sable où le photographe orchestre de minutieuses mises en scène. Il y convie des membres de sa famille et s’introduit au milieu des personnages. Le charme et l’invention de ses compositions n’ont guère d’équivalent dans l’histoire de la photographie. Si l’œuvre évolue en marge des tendances documentaires, elle revêt une autre particularité : elle se nourrit d’une diversité d’éléments visuels recueillis dans un périmètre limité, sa région natale de Tottori, qu’il ne va pour ainsi dire jamais quitter. Après de brèves études de photographie à Tokyo, il revient en effet chez lui pour ouvrir un studio et exercer une activité commerciale. Mais participer à des concours, publier des images dans les magazines et fréquenter des associations de photographes amateurs l’intéressent davantage. Rien ne l’enthousiasme plus que de passer des journées entières avec ses amis à chercher des sujets pour ses images, inspiré en particulier par les enfants. Sa découverte dans un magazine anglais, Modern Photography, des recherches avant-gardistes européennes lui a ouvert des horizons et a développé son goût de l’expérimentation. La guerre interrompt son élan. Quand il reprend la photographie, il développe et diversifie son travail au milieu des dunes. Il parfait son art de la mise en scène, laissant toutes sortes de motifs s’en mêler. Sa pratique de la photographie est par ailleurs étroitement associée à la curiosité et au tempérament ludique de son esprit : poésie et humour habitent ses images. L’originalité de Shoji Ueda est reconnue dès la fin des années quarante puis régulièrement consacrée par des expositions et des livres. Considéré aujourd’hui au Japon comme l’un des photographes les plus brillants de son siècle, sa région lui a même dédié un musée.

Gabriel Bauret 

L’exposition a été produite par le Musée de l’Élysée, Lausanne, Suisse, en collaboration avec le Shoji Ueda Museum of Photography, Tottori, Japon.
Elle a été voulue par le fils de Shoji Ueda, Mitsuru, puis réalisée avec l’aide précieuse de la petite-fille du photographe Kaoruko Nakada.

Commissaires : Gabriel Bauret, William Ewing

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