• Stefano De Luigi, Charybde et Scylla, Messine, Reggio de Calabre, Italie , Avril 2012 Un homme sur le ferry de Messine à Reggio de Calabre. Le détroit de Sicile Victor Berard identifie le lieu de la présence des monstres mythiques de Charybde et Scylla ©Stefano De Luigi
  • Stefano De Luigi, Tunis, Tunisie , Avril 2012 Musée national de Carthage. Un grand contraste entre passé et présent, qui parlent encore de l'autre (au moins dans ce petit pays pacifique). Une femme en tchador près de l'énorme tête d'une princesse romaine, probablement l'épouse de Marco Aurelio Faustine ou sa fille Lucilla. ©Stefano De Luigi
  • Stefano De Luigi, Behramkale, Turquie , Mars 2012 Athena Temple à Assos, aujourd'hui Behramkale, se trouve en face de l'île de Lesbos. Jusqu'à il ya quelques années, il était un arrêt privilégié pour les immigrés qui tentaient de rejoindre l'île grecque à quelques miles de la côte. Autorités grecques ont alors fermé le centre d'accueil sur l'île et les flux migratoires par conséquent déplacée vers le nord vers la rivière Evros et Alexandroupolis. ©Stefano De Luigi

BETC – Passage du Désir

Stefano De LuigiiDyssey


Parallèlement à son activité de photojournaliste, qui lui a valu de nombreuses récompenses dont quatre World Press Photo, Stefano de Luigi poursuit un travail personnel et sensible à travers des reportages au long cours sur des sujets tels que la cécité et les coulisses du cinéma pornographique, ou le « world cinéma », avec sa série Cinema Mundi, explorant les studios de cinéma alternatif, en marge de la machine hollywoodienne, de l’Inde à la Russie en passant par l’Iran ou la Corée.

Sa démarche documentaire, marquée par un regard d’auteur, s’éloigne encore d’avantage des codes conventionnels du photojournalisme avec son dernier projet iDyssey : un parcours d’une côte à l’autre de la Méditerranée, sur les traces d’Ulysse, héros de l’Odyssée. Douze étapes, de Troie à Ithaque, à travers la Turquie, la Tunisie, l’Italie et la Grèce. Armé d’un seul iphone, symbole absolu du changement, Stefano de Luigi refait l’un des voyages fondateurs de l’Antiquité, à la croisée du passé et du présent : « L’épique prend ses racines dans la tradition orale, transmise par des poètes itinérants, chanteurs et conteurs. Dans la société contemporaine, la révolution digitale a drastiquement modifié le mode de transmission de la connaissance et de l’information. Tout le monde peut aujourd’hui se faire conteur ». Cette réflexion sur la fabrication de l’image et sa diffusion, et de fait sur l’identité et le rôle du photojournaliste dans une époque de surproduction visuelle, prend pour décor le berceau de nos civilisations, devenu aujourd’hui le théâtre de nouveaux enjeux : immigration, spéculation, tourisme de masse… c’est bien toutes les contradictions de nos sociétés contemporaines que ce membre de l’agence VII tente de retranscrire avec poésie…en hipstamatic.

Laura Serani

 

Commissariat : Laura Serani

Exposition réalisée avec le soutien de l’Ambassade de Grèce en France

BETC – Passage du Désir

×

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer des services ou des offres adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus...