Une passion française
Photographies de la collection Roger Therond

La MEP

Une passion française

Pour l'exposition, le choix s'est porté sur un ensemble de 240 photographies réparties en 15 thèmes, qui sont autant un hommage à la photographie française que le reflet des passions du collectionneur.

L'exposition

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Une collection…
Photographes et collectionneurs : La loi 

La collection photographique que Roger Therond a entreprise à la fin des années 1960 est aujourd’hui une des plus importantes dans le monde. Les milliers d’épreuves ramassées sur les marchés aux puces parisiens, échangées ou rachetées auprès de collectionneurs comme Georges Sirot et André Duchesne, acquises en ventes publiques ou auprès de marchands internationaux, couvrent l’histoire du médium.

Pour l’exposition, le choix s’est porté sur un ensemble de 240 photographies réparties en 15 thèmes, qui sont autant un hommage à la photographie française que le reflet des passions du collectionneur.

Les “primitifs” des années 1850 et le Surréalisme sont les axes principaux d’un parcours qui met autant en valeur des auteurs reconnus que des signatures à découvrir. En 1985, Roger Therond a vendu une partie de sa collection au musée d’Orsay. Parmi les œuvres cédées, des pièces exceptionnelles comme le daguerréotype du baron Gros représentant un bas-relief de l’Acropole d’Athènes ou des planches de l’album du voyage en Orient du duc de Chartres viennent enrichir ” Une passion française “.

Huit marines de Gustave Le Gray réalisées à Sète, ville natale de Roger Therond, constituent le prologue de l’exposition (L’invitation au voyage).Ces images lyriques de bateaux annoncent le voyage autour de la Méditerranée (Le grand tour) accompli d’abord par les jeunes aristocrates du XVIIIe siècle afin de parfaire leur éducation, puis par les écrivains romantiques comme Chateaubriand, Gautier, Nerval, eux-mêmes remplacés par les photographes dans les années 1850-1860. Des images prises par Flachéron, le baron Gros, Robertson, Salzmann permettent de reconstituer un périple qui, de Rome, mène à Athènes, Constantinople, Jérusalem jusqu’en Égypte. La terre des Pharaons a été largement documentée par les photographes-archéologues qui découvrent des monuments encore ensablés (L’appel des sables). Les épreuves de Teynard, Du Camp et Greene sont complétées par un ensemble inédit de Le Gray sur l’Egypte. Cette odyssée (Le retour d’Ulysse) s’achève dans le sud de la France autour des sites antiques photographiés par Baldus, Bisson, Roman et Pécarrère.

Dans ces années 1850-1860, avec l’industrialisation naissante, les villes françaises sont en pleine métamorphose (Les villes vers la lumière) Paris s’orne de nouveaux ponts métalliques photographiés par Le Gray, Baldus, Collard tandis que Durandelle témoigne du chantier de construction de l’Opéra, emblème du second Empire. Marseille est un autre théâtre d’aménagements spectaculaire sous Napoléon III et c’est à travers les photographies d’Adolphe Terris que nous en mesurons l’ampleur.

Les campagnes en revanche présentent un tout autre visage (La France médiévale). Le Gray à l’occasion de la Mission héliographique, Humbert de Molard en Normandie, Furne en Bretagne, Cuvelier en région parisienne ou les frères Varin en Champagne fixent chacun à leur façon une France où le temps semble s’être arrêté.

Les photographes ont été conviés à participer à la glorification du second Empire (Gloire et chute d’un Empire). Le Gray répond à une commande de l’Empereur quand il photographie les manœuvres de la garde impériale au camp de Chalons. De la même façon, Charles Nègre commémore l’inauguration de l’asile Impérial de Vincennes. Bisson jeune saisit l’opportunité d’une visite du couple impérial à Chamonix pour leur dédier un album évoquant l’ascension du Mont-Blanc. Le Gray encore photographie la flotte de Napoléon III à Cherbourg. Le déboulonnage de la colonne Vendôme photographié par Braquehais symbolise la fin des fastes impériaux.

L’explosion du portrait, comme genre et comme industrie, révèle également la société des années 1850-1860. À Paris, des acteurs dans leur costume de scène – Sarah Bernhardt, Frédéric Lemaître ou le mime Deburau – se succèdent dans les ateliers de Carjat et Tournachon (L’homme dans sa vérité).

Du monde de la littérature, nous retiendrons les visages de Gautier, Dumas ou Hugo. Les familles Davanne et Nadar prennent également la pose devant l’appareil. Dans d’autres studios, des modèles féminins dévoilent leurs charmes (À l’ombre de l’atelier). Les daguerréotypes stéréoscopiques légèrement repeints, qui allient précision et relief, sont destinés aux amateurs avertis. Plusieurs planches issues d’un album de Belloc représentant deux modèles nus permettent au spectateur d’entrer dans l’intimité d’une séance de pose.

La plongée dans le xxe siècle pourra surprendre. Elle se fait avec des images de Paris la nuit, prises vers 1900 non par un moderne consacré mais par le méconnu Gabriel Loppé (Le siècle nous salue). À Paris toujours, Atget opère la jonction entre un Paris ancestral et la modernité naissante. Germaine Krull, Florence Henri photographient les emblèmes de l’architecture métallique comme la tour Eiffel et le pont transbordeur de Marseille, explorent des cadrages et inventent des formes. L’évocation du siècle se poursuit avec une galerie de portraits de personnalités du monde des arts et des lettres (Séducteurs des années 20). Pierre Bonnard, James Joyce, André Breton, Gertrude Stein, Jean-Paul Sartre sont photographiés par Rogi André, Berenice Abbott, Man Ray, Cartier-Bresson. Les œuvres de Roger Parry, Brassaï, Kertész, Dora Maar, Boucher, Ubac, Bellmer, Molinier témoignent de la vitalité artistique de l’époque (Un bouquet surréaliste). L’exposition s’achève par un hommage appuyé à trois artistes (Trois fascinations) : Lartigue (le bienheureux), dont les instantanés du début du siècle ont fait le succès ; Man Ray (le frénétique), l’artiste emblématique du Surréalisme ; Tabard (le secret), représenté par un ensemble unique de surimpressions et de photogrammes et révélé comme un grand artiste de l’entre-deux-guerres. Confirmer, révéler, c’est en somme le rôle du collectionneur.

Anne de Mondenard, commissaire de l’exposition

Le livre

Pour la première fois, Roger Therond, le Directeur Général et “l’œil” de Paris Match nous dévoile une part de son immense passion pour la photographie. Trente ans de quête, de recherches qu’il nous fait partager au fil des images, du baron Gros à Cartier-Bresson, d’Édouard Baldus à Doisneau.

Roger Therond nous précise: “…Alors quoi ? La collection comme immortalité ? Ah non ! La collection, simplement comme une seconde vie, pour prolonger l’autre, si brève”.

Au travers 250 “vintages”, ce grand collectionneur nous offre le bonheur de parcourir, organisés autour de onze thèmes, les chefs d’œuvre du XIXè et du XXè siècle.

Nous partons dans un tour du monde qui de la Grèce à la Rome antique, de Constantinople à Jerusalem, de Paris ; au port de Séte, nous montre le monde avant… L’Égypte gardait encore enfouis dans ses sables ses monuments mythiques. Paris, Marseille et d’autres villes françaises s’éveillaient avec des travaux monumentaux qui les transformeront. La campagne française était tranquille, comme suspendue au temps qui passe.

Une Passion Française, c’est aussi l’expression d’un art, un mode d’écriture dont s’empare des artistes prestigieux avec toute leur puissance créatrice. La fascination du collectionneur nous entraîne dans les instantanés de Lartigue, les visions de Man Ray et les surimpressions et photogrammes de Tabard…

Une Passion Française – un livre, une exposition – n’ont pu voir le jour qu’avec le soutien du CCF.

Descriptif :
Une Passion Française
Collection de photographies de Roger Therond
Editions Filipacchi/Maison Européenne de la Photographie
Édition bilingue français-anglais
Album relié pleine toile sous jaquette
Format : 240 x 305 cm
250 photographies réalisées par les plus grands maîtres français
(1842/1871-1820/1960)
385 francs, soit 58,69 Euros

Livre est en vente à la librairie de la MEP.

Une collection…

Une collection se fait un peu comme un bouquet, avec les fleurs et les feuillages que le hasard fait se rencontrer, mais aussi ceux qu’on sait voir, ceux que tout le monde convoite et ceux qu’on aime le premier. Le collectionneur en général n’a pas d’idée préconçue, il est séduit, une photographie en appelant une autre, et peu à peu se dessine quelque chose qui existe en soi, et devient comme un autoportrait. Il peut aussi préciser sa recherche, les possibilités sont infinies, mais on cherche toujours l’image qui semble faite pour soi, et cela finit par créer un monde. Pour que le bouquet soit beau, il faut du désir, du talent et de la persévérance. Toujours du plaisir.

Du même négatif qui n’est que la potentialité de l’œuvre, le photographe fait généralement plusieurs tirages, jamais tout à fait semblables puisque faits dans des moments forcément différents. On peut préférer les tirages d’époque, quand ils existent, parce que, s’ils sont beaux, ils restent vivants et le temps leur donne une patine émouvante. Mais le photographe aime se pencher sur ses négatifs, qui sont son trésor. Il les redécouvre, décide de leur donner vie et, l’expérience aidant, la rigueur de la sélection étant plus grande, il peut faire alors des tirages plus beaux et plus justes.

Ce qui est raisonnable, c’est de choisir ceux qu’on trouve les plus beaux.

Une collection publique engage davantage. Elle suppose que l’importance esthétique et historique de chaque pièce soit pesée avec soin, sans que le plaisir et l’émotion soient négligés.

Pour moi, il y a deux genres de collectionneurs, le genre mécène et le genre pirate. Les deux peuvent faire de belles collections, c’est leur relation aux artistes qui est très différente.

Choisir dans l’art de son époque ce qui apparaît comme important, c’est déjà désigner et conserver ce qui restera après nous. En photographie ce privilège n’est pas réservé aux plus fortunés, mais à la portée de tous. Chaque photographie assez aimée pour être achetée a sa chance de faire partie plus tard de notre patrimoine.

Grâce à la fraîcheur et la liberté de la collection de photographies faite actuellement, c’est une occupation aussi amusante que sérieuse.

Agathe Gaillard

Galerie Agathe Gaillard
3, rue du pont Louis-Philippe 75004 Paris
Tél.: 33 (1) 42 77 38 24
Fax : 33 (1) 42 77 78 36
http://www.od-arts.com/base/rapide.html

Quelques conseils pour démarrer sa collection

Qu’est-ce qui donne de la valeur à une photographie ?
L’épreuve a d’autant plus de valeur qu’elle a été tirée par le photographe lui-même, ou sous son contrôle, dans les cinq années (selon les écoles) qui suivent la prise de vue. Le tirage sera alors un vintage et plus coté qu’un tirage exécuté plus tard ou post mortem. Mais attention, le label vintage n’est pas toujours mentionné, c’est pourquoi il est important de demander au galeriste ou au marchand une facture précisant la date du tirage.

Y a-t-il d’autres éléments à prendre en considération ?
La renommée de l’artiste, la beauté de la composition, la qualité du papier et l’état de conservation. Il est également important qu’il n’y ait ni tache ni rayure ou trace de pliure, de colle ou de doigts. La signature, au dos de la photo, peut aussi donner une plus-value, ainsi que la présence d’un cadre d’origine lorsqu’il a été choisi par l’artiste.

Est-ce qu’une photo de qualité, c’est un tirage unique ?
Non. Il y a très peu de photos tirées à un seul exemplaire. Une photo de qualité, c’est un tirage réalisé à partir du négatif original. Jusque dans les années 60-70, les photos étaient tirées jusqu’à cinquante exemplaires (et pas toujours signées). Aujourd’hui, les photographes ont tendance à les limiter à dix ou vingt-cinq exemplaires, à les numéroter et à les signer.

De quel budget faut-il disposer pour acheter une photo ?
Tout dépend de la période, de la notoriété de l’artiste et de la qualité des tirages. On peut trouver des photos de 1910 à 1950 à 1 000 francs, dans les foires ou aux Puces, et jusqu’à un million de francs. Le prix des photos contemporaines (des années 60 à aujourd’hui) s’échelonne, lui, entre 2 000 et 200 000 francs. Mais, pour acheter des tirages de qualité des années 20 à 40 (Brassaï ou Bill Brandt, par exemple), il faut disposer d’au moins 20 000 francs.

Quelles sont les principales galeries parisiennes où l’on peut acheter des photographies ?
– Galerie 1900-2000 – 8, rue Bonaparte 75006 Paris
– Galerie du Jour – Agnès B – 44, rue Quincampoix 75004 Paris
– Galerie Baudoin Lebon – 38, rue Ste-Croix-de-la-Bretonnerie 75004 Paris
– Galerie Isabelle Bongard – 91, rue du Faubourg-Saint-Denis 75010 Paris
– Galerie Boulakia – 20, rue Bonaparte 75006 Paris
– Galerie Gilbert Browstone – 26, rue Saint-Gilles 75003 Paris
– Galerie Farideh Cadot – 77, rue des Archives 75003 Paris
– Carré Noir – 2, impasse Lebouis 75014 Paris
– Galerie Camera Obscura – 12, rue Ernest-Cresson 75014 Paris
– Galerie Chomette – 24, rue Beaubourg 75003 Paris
– Galerie Chantal Crousel – 40, rue Quincampoix 75003 Paris
– Galerie Donguy – 57, rue de la Roquette 75011 Paris
– Galerie Dorfmann – 61, rue de la Verrerie 75004 Paris
– Galerie Durand-Dessert – 28, rue de Lappe 75011 Paris
– Espace Viviane Esders – 40, rue Pascal 75013 Paris
– Galerie Fait et Cause – 64, avenue Parmentier 75011 Paris
– Galerie Agathe Gaillard – 3, rue du pont Louis-Philippe 75004 Paris
– Galerie Herschtritt – 18, rue Meslay 75003 Paris
– Galerie Laage-Salomon – 57, rue du Temple 75004 Paris
– Galerie Yvon Lambert – 108 rue Vieille du Temple 75003 Paris
– Galerie Maeght – 42, rue du Bac 75007 Paris
– Galerie Thierry Marlat – 2, rue de Jarente 75004 Paris
– Galerie Françoise Paviot – 57, rue Sainte-Anne 75002 Paris
– Galerie Anne de Villepoix – 11, rue des Tournelles 75004 Paris
– Galerie Agence Vu – 17, boulevard Henri IV 75004 Paris
– Galerie Esther Woerdehoff – 36, rue Falguière 75015 Paris

Photographes et collectionneurs : La loi

Aujourd’hui, tout se collectionne, que ce soient les œuvres d’art ou les objets les plus hétéroclites et les plus divers. Toutes les formes de création ont leurs collectionneurs qui commencent par posséder quelques exemplaires, puis se prenant au jeu, développent une collection de plus en plus importante. La photographie possède elle aussi ses collectionneurs qui, un jour ou l’autre, pour des raisons diverses, peuvent être sollicités. S’il n’est pas possible de dénier aux collectionneurs un certain mérite car ils sont une forme de mémoire de la création dans la spécialité choisie, il n’en demeure pas moins qu’ils doivent respecter le droit des auteurs des œuvres qu’ils ont réunies. Le fait de détenir une collection de photographies, n’autorise pas à son détenteur à exploiter, tout ou partie, de cette collection.

En effet, le droit d’exploitation qui appartient à l’auteur ou à ses ayant-droit, comprend le droit de reproduction et le droit de représentation, notamment pour l’exposition – y compris exposition à caractère culturel – la télévision, le cinéma, l’édition, etc. La reproduction peut, selon l’article L 122-3 du Code de la Propriété Intellectuelle “s’effectuer notamment par imprimerie, dessins, gravures, photographies, moulages et tous procédés des arts graphiques et plastiques, enregistrement mécanique, cinématographique ou magnétique”. L’article L 111-3 du même code précise que “la propriété incorporelle définie par I’article L 111-1 est indépendante de la propriété de l’objet matériel. L’acquéreur de cet objet n’est investi du fait de cette acquisition d’aucun des droits prévus par la présente loi” Les textes législatifs précités ne comportent aucune ambiguïté : le propriétaire d’une collection de photographies ne peut donc plus, sans l’accord de l’auteur, reproduire, faire reproduire, ou exploiter les photographies de sa collection. Seul l’auteur ou ses ayant-droit sont investis du droit de reproduction ou de représentation. Il existe toutefois deux cas dans lesquels le collectionneur peut reproduire et éventuellement exploiter les œuvres photographiques. Il s’agit d’abord du cas où la durée de la protection est expirée. À cet égard, il importe de rappeler que selon I’article L 123-1 du Code de la Propriété Intellectuelle “I’auteur jouit sa vie durant du droit exclusif d exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire. Au décès de l’auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayant-droit pendant l’année civile en cours et les 50 années qui suivent”. Aux termes de l’article 5 de la loi du 27 mars 1997, la durée de protection a été portée à soixante-dix ans au-delà de l’année civile de la mort de l’auteur. En l’espèce, le collectionneur ne peut donc que des photographies déjà fort anciennes puisqu’il doit attendre, après la mort de l’auteur, I’expiration du délai de 70 ans. Le second cas qui permet au collectionneur, lorsque l’œuvre a été divulguée, de la reproduire est celui prévu par l’article L 122-5-2° du Code de la Propriété Intellectuelle lorsque les copies ou reproduction sont “strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective”. On voit donc qu’en vertu de cette disposition légale, la reproduction des photographies du collectionneur est limitée à son seul usage privé. Lorsqu’un utilisateur éventuel s’adresse au collectionneur pour reproduire une œuvre photographique de collection, ce dernier est dans l’obligation, conformément aux droits d’auteur (moral, patrimonial) du photographe de l’avertir et de la mettre en rapport avec l’utilisateur. Il peut arriver que le collectionneur ignore le nom de l’auteur de la photographie qu’il détient. Dans ce cas. aucune exploitation ne peut être retirée de la photographie. Quand un collectionneur s’arroge le droit de traiter directement avec un utilisateur, il fait acte de concurrence mortelle pour la profession car les collectionneurs, sauf avec l’accord de l’auteur, ne peuvent se présenter comme des mandataires de fait. Il reste néanmoins que le photographe, comme tout auteur d’une œuvre intellectuelle, doit toujours veiller très attentivement au strict respect de ses droits pour éviter tout abus ou exploitation illicite de ses œuvres

En résumé toute utilisation par le collectionneur des photographies de sa collection (à l’exception de l’usage privé du collectionneur) est illicite.

Philippe Eschasseriaux, Avocat au Barreau de Paris