• You Never Left#III, 2010 © Youssef Nabil / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles
  • CINEMA, self portrait, Florence 2006 © Youssef Nabil / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles
  • I will go to Paradise, Self-portrait, 2008 © Youssef Nabil / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles
  • Say Goodbye, Self portrait, Alexandrie, 2009 © Youssef Nabil / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles
  • Self portrait, Istanbul, 2009 © Youssef Nabil / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles
  • Charlotte Rampling, Paris 2011 © Youssef Nabil / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles

Maison Européenne de la Photographie

Youssef Nabil


La Maison Européenne de la Photographie présente la première rétrospective de Youssef Nabil, photographe égyptien né au Caire en 1972, passionné de cinéma et dont le travail évolue entre journal intime et portraits d'artistes.

La Maison Européenne de la Photographie présente la première rétrospective de Youssef Nabil, photographe égyptien né au Caire en 1972, passionné de cinéma et dont le travail évolue entre journal intime et portraits d’artistes.

Depuis les années 90, Youssef Nabil construit une ouvre singulière dont la démarche n’a jamais varié. Qu’il photographie ses amis, comme à ses débuts, des stars, ou encore lui-même, il met tout d’abord en scène son sujet avec un travail très précis sur la pose et colorise ensuite, à la main, le tirage noir et blanc. Ses modèles ont ainsi toujours cet air glamour suranné qui n’est pas sans rappeler l’atmosphère des films classiques égyptiens.

Youssef Nabil a sélectionné environ 60 tirages : gros plan épuré sur les visages de Catherine Deneuve et de Marina Abramovic, mise en scène de modèles égyptiens dans des poses cinématographiques, présentation chorale de pêcheurs yéménites anonymes, instantanés de l’artiste face à l’écoulement du temps. Chaque image de soi ou de l’autre met l’accent sur ce qu’il y a d’unique en chacun. Il s’agit toujours de tenter d’immortaliser un être confronté à la précarité de l’existence et à la dissolution de l’identité dans les incessants voyages du moi.

Alexandrie, Florence, Istanbul, New York, Paris : Youssef Nabil se photographie et photographie les être qui l’entourent. Se dessine alors en creux l’irruption intermittente de sa biographie et de son exil volontaire d’Egypte. Tantôt mère-patrie qui lui donne naissance, tantôt figure rédemptrice sous les traits d’une Fanny Ardant transformée en Piéta – dans You Never Left premier film de l’artiste où l’on retrouve également Tahar Rahim -, le pays quitté apparaît encore, à travers les photographies de jeunes modèles égyptiens, en jeune femme fertile dont la lumière brille à perpétuité.

À la faveur d’un travail de coloriste à mi-chemin entre photographie et peinture, Youssef Nabil fait émerger une réalité imaginaire qui reflète les paradoxes du Moyen-Orient actuel tout en réveillant les fantasmes flamboyants de l’âge d’or du cinéma égyptien.

Exposition organisée avec le soutien de la galerie Nathalie Obadia.

Partenariats média : Figaroscope et Paris Première

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