La MEP est fière de présenter la plus importante exposition rétrospective consacrée à l’artiste ukrainien Boris Mikhailov en France. Aujourd’hui considéré comme l’un des artistes contemporains les plus influents d’Europe de l’Est, Boris Mikhailov développe depuis plus de cinquante ans une œuvre photographique expérimentale autour de sujets sociaux et politiques.


  • De la série « Crimean Snobbism », 1982
    Tirage argentique sépia, 15 x 20 cm
    © Boris Mikhailov, VG Bild-Kunst, Bonn. Courtesy Galerie Suzanne Tarasiève, Paris.
    Tate : Acheté avec l'aide de l'Art Fund (avec une contribution de la Wolfson Foundation) et Konstantin Grigorishin 2011.

  • De la série « Luriki » (Colored Soviet Portrait), 1971-85.
    Photographie noir et blanc colorée à la main, 81 x 61 cm
    © Boris Mikhailov. Collection Pinault. Courtesy Guido Costa Projects, Orlando Photo

  • De la série « National Hero », 1991
    Tirage à développement chromogène, 120 x 81 cm
    © Boris Mikhailov, VG Bild- Kunst, Bonn. Courtesy Galerie Suzanne Tarasiève, Paris.

  • De la série « At Dusk », 1993
    Tirage à développement chromogène, 132,9 x 66 cm
    © Boris Mikhailov, VG Bild-Kunst, Bonn. Courtesy Galerie Suzanne Tarasiève, Paris.

  • De la série « Red », 1968-75.
    Tirage chromogène numérique, 45,5 x 30,5 cm
    © Boris Mikhailov, VG Bild-Kunst, Bonn.
    Tate : Acheté avec l'aide de l'Art Fund (avec une contribution de la Wolfson Foundation) et Konstantin Grigorishin 2011.

  • De la série « Salt Lake », 1986
    Tirage à développement chromogène ton sépia, 75,5 x 104,5 cm
    © Boris Mikhailov, VG Bild-Kunst, Bonn. Courtesy Galerie Suzanne Tarasiève, Paris.

L'exposition

Dès la fin des années 1960, Boris Mikhailov dépeint l’influence du régime soviétique sur la vie quotidienne des individus et les conséquences sociales et politiques engendrées par l’effondrement de l’URSS. Ses images, souvent empreintes d’ironie et d’autodérision, se jouent de l’imagerie de propagande et offre un témoignage visuel sans concession des réalités sociales de son pays.

Conçue en étroite collaboration avec l’artiste, l’exposition rassemble près de 400 oeuvres et révèle à la fois l’ampleur et la diversité de sa pratique, en mêlant des séries photographiques emblématiques telles que « Red » et « Case History », ainsi que des ensembles moins connus jusqu’à ses travaux les plus récents.

En recourant notamment à des mises en scènes burlesques (« I am not I » et « Crimean Snobbism ») et au détournement d’archives (« Luriki » et « Sots Art ») Boris Mikhailov réconcilie l’humour et le tragique et ne cesse de défendre la liberté de création comme un moyen d’émancipation et de résistance face à toute forme d’oppression.

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Image : De la série « Yesterday’s sandwich », 1966-68 © Boris Mikhailov,VG Bild-Kunst, Bonn

L'artiste

Né en 1938 à Kharkiv, Ukraine, Boris Mikhaïlov est un photographe autodidacte. Ingénieur de formation, il est renvoyé de son poste à la fin des années 60 quand le KGB découvre des clichés de sa femme nue. Il se consacre dès lors exclusivement à la photographie.

Aujourd’hui considéré comme l’un des artistes majeurs de la scène artistique mondiale, il a reçu de nombreuses distinctions, notamment le 2015 Goslar Kaiserring Award, le Citibank Private Bank Photography Prize (aujourd’hui le Deutsche Börse Photography Foundation Award) en 2001 et le Hasselblad Award en 2000. Il a représenté l’Ukraine à la Biennale de Venise en 2007, puis à nouveau en 2017.

Son œuvre a été présentée dans les plus grands musées internationaux dont la Tate Modern, Londres, et le MoMA, New York, ainsi que plus récemment le Berlinische Galerie et C/O Berlin à Berlin, le Pinchuk Art Center à Kiev, le Sprengel Museum à Hannover et le Staatliche Kunsthalle à Baden Baden.

Boris Mikhailov est représenté à Paris par la galerie Suzanne Tarasieve. Il expose également ses œuvres à la galerie Sprovieri à Londres, Guidocosta Projects à Turin, Barbara Gross à Munich et Galerie Barbara Weiss à Berlin.

Il vit entre Berlin et Kharkiv avec sa femme, Vita.

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