8 septembre - 31 octobre 2010

Comment renouveler l'art du portrait, si intimement lié aujourd'hui à la photographie? "Dévisager, scruter, tenter de débusquer la personne sous le personnage, telle a été, de tout temps, l'ambition de ceux qui s'efforcent de révéler la vérité du sujet, qu'elle soit psychologique, sociale ou politique." Koos Breukel procède par empathie et choisit des êtres que la vie a obligés à réagir. Il construit ainsi, dans un face à face émotionnel, une représentation qui traduit davantage une situation qu'une identité. Portraits existentiels, auxquels se raccrochent souvent une histoire, un conflit, une blessure.
Koos Breukel a construit pendant plus de vingt ans une galerie de portraits dont la principale vertu est d'illustrer une résistance: celle de l'homme confronté au douloureux désordre du monde.

L'exposition est réalisée avec le soutien de la Fondation Mondrian.









8 septembre - 31 octobre 2010

Artiste plasticien, Fabien Chalon dévoile, dans cette première grande exposition, son univers onirique et poétique. Cinq machines-sculptures sont présentées: T'es fou (2004), Prends le temps (2006), Le monde en marche (2008), L'enchaînement (2010) et une nouvelle installation, conçue spécialement pour la MEP, en collaboration avec Zygote, L'abandon (2010).
Créées au début avec une économie de moyens, sans électricité, sans écran vidéo, les machines-sculptures se sont perfectionnées au fil des ans, mais l'esprit qui les anime - une invitation au voyage dans l'imaginaire - n'a pas changé. Fabien Chalon se met au service du détournement poétique de l'objet. Pour captiver notre attention, il déploie des trésors d'ingéniosité. Les tours de magie s'enchaînent pour nous amener à ce qu'il appelle "des moments de disjonction" ou "des instants sacrés" à ce point ultime où le réel se dilue dans la surprise et l'émerveillement.









15 septembre - 31 octobre 2010

L'exposition regroupe, pour la première fois à Paris, un ensemble important de photographies de Karl Lagerfeld. Pratiquant la photographie depuis 1987, il accumule les séances photo pour la publicité et les plus grands magazines internationaux.
Il réalise également des clichés plus personnels lors de ses voyages et de ses déambulations parisiennes. L'exposition s'organise en deux parties, la première consacrée à des thématiques fortes dans le parcours du photographe, telles que le portrait, la mode, le paysage ou l'architecture, la deuxième donne à voir son travail plus expérimental et novateur autour du tirage.
"La photographie fait partie de ma vie. Elle ferme le cercle de mes préoccupations artistiques et professionnelles. Je ne vois plus la vie sans sa vision. Je regarde le monde et la mode avec l'oeil de l'appareil."









8 septembre - 31 octobre 2010

Tania et Vincent sont un couple de photographes. Ils se sont rencontrés à l'Ecole Cantonale d'Art de Lausanne où ils se sont formés à la photographie et au graphisme.
Leur travail s'articule autour de la nature morte. La composition de l'image n'est plus seulement la simple photo d'une nature figée, mais devient une mise en scène surréaliste faite de collages avec des objets de différentes échelles; un trompe l'oeil graphique qui fait perdre les repères, et où se jouent les multiples dimensions de l'image. La bidimensionnalité et tridimensionnalité (2D et 3D) se confondent alors sans qu'on ne puisse guère les distinguer. Les séries sont traitées comme des histoires où chaque photographie illustre un chapitre.
L'exposition présente les travaux issus de leur collaboration avec le magazine Citizen K.









8 septembre - 31 octobre 2010

Articulant son travail autour des relations qu'entretient la photographie avec d'autres formes d'expression artistique, Ernestine Ruben s'est associée à Mi Jong Lee, créatrice de mode américaine. Les deux artistes présentent un travail commun inédit où l'usage traditionnel des images est détourné au profit du vêtement. Les images en deux dimensions deviennent tridimensionnelles, dans une série de six robes aux lignes souples et fluides. S'inspirant de la force des énergies naturelles et humaines, les motifs photographiques sont imprimés numériquement sur des matières uniques, créées spécifiquement pour cette collaboration.
Alors que les relations entre mode et photographie sont souvent de l'ordre de la commande et de l'illustration, le dialogue entrepris ici entre Ernestine Ruben et Mi Jong Lee est source de nouvelles expérimentations visuelles et sensorielles. Libérée des contraintes du mur, la photographie emprunte le souffle de la vie en habillant les corps.









8 septembre - 31 octobre 2010

Les autoportraits quasi-monochromes de Kimiko Yoshida, ces grands formats carrés à la lumière subtile, sont sa signature depuis la série des Mariées célibataires inaugurée en 2001. L'artiste, qui voit dans le monochrome une figure de l'infini, ne conçoit l'autoportrait que comme disparition: conditionné par l'expérience de la transformation, son art développe une réflexion très contemporaine sur la servitude volontaire, les stéréotypes du gender et les déterminismes de l'hérédité. "L'art est une délicate opération de transposition, une lutte assidue contre l'état des choses. Être là où je ne pense pas être, disparaître là où je pense être, voilà l'important." Sa nouvelle série conçue dans le souvenir de l'histoire de l'art, s'intitule Peinture. Autoportraits. Cette transposition symbolique des chefs d'oeuvre des maîtres anciens en de grands tirages sur toile s'appuie sur le détournement de vêtements haute couture.