L’Invasion des profanateurs (Invasion of the Body Snatchers) de Philip Kaufman
115min, États-Unis, 1978
La projection se fera en anglais, sous-titrée en français.
Réservation obligatoire sur la billetterie en ligne – rubrique événements.
Le billet pour l’événement donne également accès aux expositions.
Tout public.
L’Invasion des profanateurs (Invasion of the Body Snatchers) réalisé en 1978 par Philip Kaufman, est adapté du livre éponyme de Jack Finney. Ce roman a inspiré plusieurs films, dont celui de Don Siegel en 1956. À l’époque du Maccarthysme, le film reflétait une peur très politique : une invasion invisible transformant les proches en étrangers menaçants, alimentant la paranoïa ambiante.
En 1978, Philip Kaufman propose une nouvelle version, plus ancrée dans les préoccupations de son époque. En plus du thème classique de l’invasion extraterrestre et de la perte d’identité (rappelant le syndrome de Capgras, où l’on croit que ses proches sont remplacés par des imposteurs), il introduit une réflexion écologique.
Les années 70 sont marquées par des mouvements anti-consommation, contre la pollution et les armes, prônant un retour à la nature avec le « flower power ». Dans le film, les clones végétaux sans émotion symbolisent la peur d’une société de masse, où tout est standardisé, et un avertissement écologique : l’humanité pourrait être remplacée par une nature vengeresse, conséquence de son propre comportement irresponsable.
Le twist ironique ? Ces envahisseurs ne sont pas des monstres ou des vaisseaux spatiaux : ce sont de simples petites fleurs roses, discrètes mais implacables, qui digèrent les humains pour créer des copies parfaites, mais sans âme. Comme le dit Nancy dans le film :
— « Pourquoi on s’attend toujours à des vaisseaux spatiaux ? Ils ont d’autres moyens de nous envahir. On ne s’en apercevrait même pas dans ce monde pollué ! »
Un avertissement subtil, mais terriblement efficace.