Studio Interview #10 — Chia Huang

La MEP consacre ce podcast aux artistes présenté·es au Studio, son espace d’exposition dédié à l’émergence. Découvrez à travers une série d’entretiens immersifs au cœur de la création, les influences et le parcours de photographes en début de carrière, figures de la scène artistique de demain.

STUDIO INTERVIEW #10 — Chia Huang

Plongez dans l’univers de l’artiste Chia Huang lors d’une discussion avec la commissaire de l’exposition, Aden Vincendeau.

Pendant six mois, la photographe s’est immergée dans le quotidien de cette famille, capturant leur monde intérieur à travers une approche hybride mêlant photographie documentaire, dessins amateurs et archives familiales. Incapables d’utiliser le langage verbal, les deux frères développent cependant, au cœur de leur profond silence, un dialogue intérieur constant. Élaborant une approche collaborative de la photographie, Chia Huang accorde une attention particulière aux dessins et croquis des deux enfants, qu’elle intègre dans son projet et qui parsèment l’ensemble de son œuvre. Malgré l’absence de parole, les deux frères ont en effet développé une pratique prolifique du dessin, qui recouvre les murs du domicile familial.
Avec Silence Is Speaking, l’artiste explore la confusion et la souffrance de cette famille face aux attentes d’une société taïwanaise encore marquée par des codes traditionnels. Ses images sensibles dévoilent la communication silencieuse des deux frères, mettant en lumière leur langage corporel et documentant « le son silencieux caché derrière leur être ».

Née en 1990 à Taïwan, Chia Huang est une artiste visuelle actuellement en dernière année à l’École des Beaux-Arts de Paris et diplômée de la Villa Arson à Nice. Son travail incorpore photographie, peinture, collage et vidéo. Suivant des personnes vivant en marge de la société, l’artiste développe une pratique collaborative avec ses modèles en construisant des projets collectifs composés de photographies documentaires et de dessins amateurs.
Elle a notamment exposé aux Rencontres d’Arles, au Palais de Tokyo, à Luma Arles, au MoCA à Taipei, au Taipei Performing Arts Center, aux Beaux-Arts de Paris. En 2024, elle a reçu le Prix Dior de la Photographie et des Arts Visuels.

Studio Interview #9 — María Silvia Esteve

La MEP consacre ce podcast aux artistes présenté·es au Studio, son espace d’exposition dédié à l’émergence. Découvrez à travers une série d’entretiens immersifs au cœur de la création, les influences et le parcours de photographes en début de carrière, figures de la scène artistique de demain.

STUDIO INTERVIEW #9 — María Silvia Esteve

Plongez dans l’univers de l’artiste María Silvia Esteve lors d’une discussion avec la commissaire de l’exposition, Aden Vincendeau.

CORTEX est une installation vidéo immersive de María Silvia Esteve, inspirée de son prochain documentaire hybride MAILIN, qui explore les liens entre mémoire et traumatisme. Conçue comme une forêt labyrinthique onirique, l’œuvre plonge les visiteur·euses dans un espace sensoriel métaphorique représentant le subconscient. Par un jeu d’ombres, de lumières, de textures et un paysage sonore organique, l’installation évoque les strates de l’inconscient et une quête de souvenirs enfouis. Les panneaux transparents et l’absence de frontières spatiales ou temporelles créent une atmosphère hypnotique et introspective, confrontant le et la spectateur·rice à ses propres questionnements existentiels.

María Silvia Esteve est une réalisatrice et productrice argentine. Formée aux arts et au chant lyrique, elle développe une imagerie visuelle expérimentale portant essentiellement sur des histoires de femmes menées par des femmes. Ses films ont notamment été présentés en avant-première à Cannes, ont remporté le prix Locarno et ont été projetés au MoMA. Fondatrice et présidente du collectif audiovisuel féminin HANA Films, elle a également été récompensée par l’Association espagnole des auteurs de cinématographie AEC, avant que son premier long métrage documentaire SILVIA ne soit présenté en première mondiale à l’IDFA 2018. Son film CRIATURA, a remporté le Pardino d’oro du meilleur court métrage d’auteur au Festival du film de Locarno 2021 et son court métrage THE SPIRAL a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2022, a été sélectionné au New Directors/New Films MoMA, ainsi qu’au Hong Kong International Film Festival et à l’IDFA. 

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© Maria Silvia Esteve

Studio Interview #8 — Ludovic Sauvage

La MEP consacre ce podcast aux artistes présenté·es au Studio, son espace d’exposition dédié à l’émergence. Découvrez à travers une série d’entretiens immersifs au cœur de la création, les influences et le parcours de photographes en début de carrière, figures de la scène artistique de demain.

STUDIO INTERVIEW #8 — Ludovic Sauvage

Plongez dans l’univers de l’artiste Ludovic Sauvage lors d’une discussion avec la commissaire de l’exposition, Clothilde Morette.

À travers Late Show, l’artiste crée une installation vidéo où des images familières du monde naturel et urbain s’entrelacent pour évoquer une catastrophe incertaine. En utilisant des images analogiques animées par intelligence artificielle et une bande-son hybride, il interroge notre perception du réel et de la fiction, offrant une vision prophétique et tendue, inspirée du cinéma dystopique.

Ludovic Sauvage est né en 1985 à Aix-en-Provence. Il vit et travaille à Paris et est diplômé de la Villa Arson, Nice, et des Beaux-Arts de Valence. Outre de nombreuses expositions en France et à l’étranger, il est sélectionné en 2012 pour le Salon de Montrouge et est invité en résidence en 2014 par l’espace d’art contemporain HEC. En 2015, il présente ses premières expositions personnelles Terrasse à Glassbox, Paris, et Le soleil se meut toujours au Parc Floral de Paris. En 2017, Ludovic Sauvage a été sélectionné pour participer à la 67e édition de Jeune Création. En 2021 Ludovic Sauvage a participé au Photo Festival Incadaqués, invité par la MEP. En 2023, il participe à expositions collectives : Plein Feux au Centre d’art La Chapelle de Clairefontaine, Clairefontaine-en-Yvelines, Slackers au Tonus, Paris et Paroi au Doc, Paris. Dans la même année, il présente son exposition personnelle Boxes au Marmol project, Porto. Ludovic Sauvage est représenté par la Galerie Valeria Cetraro.

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Ludovic Sauvage © Quentin Chevrier

« Souviens-toi 2024 » par Programme B : écoutez les épisodes !

Parce qu’elles sont mal stockées, mal protégées, mal répertoriées, des millions de données numériques disparaissent chaque années. Dès lors, comment faire vivre le souvenir de 2024 ? Comment choisir ce qui doit être ou non archivé ? Et surtout, comment donner à voir la richesse d’une époque documentée à l’extrême ? Écoutez les deux épisodes réalisés par Programme B, autour de l’exposition de Thomas Mailaender — Les Belles Images.

Nous sommes tou·tes devenu·es accros aux images. Nous en prenons, nous en regardons, nous naviguons en permanence entre des cascades de photos venues de toute la planète. Des stars, des chats, des hommes politiques ou notre voisine du 4ème étage, toutes et tous défilent sur nos écrans au quotidien. Quelle valeur ont ces images ? La photo comme geste artistique a-t-elle encore un sens en 2024 ? Faut-il seulement se poser la question ?

Dans ce premier épisode, Thomas Rozec, journaliste de Programme B, s’entretient avec Aden Vincendeau et Simon Baker, de la MEP, dans les allées de l’exposition de Thomas Mailaender — Les Belles Images, ainsi qu’avec Clémentine Mercier, journaliste au service photo de Libération.

Dans notre quotidien numérique, “archiver” ne signifie plus exactement la même chose qu’avant. Pourtant, même derrière un écran, des artistes, des amateur·ices, des militant·es, collectent et organisent une mémoire en devenir, celle de ces étranges années 2020, où les concepts d’antan voient leurs définitions brouillées.

Dans le deuxième épisode, Thomas Rozec se questionne sur ce qu’est une archive en 2024, aux côtés de Thomas Mailaender, Aden Vincendeau et Simon Bake, ainsi qu’avec Emmanuelle Bermès et Valérie Schafer, chercheuses et spécialistes de la question des archives.

Studio Interview #7 — Tatjana Danneberg

En deuxième partie de Saison, du 19 juillet au 29 septembre 2024, le Studio de la MEP présente la première exposition personnelle en France de l’artiste autrichienne Tatjana Danneberg — Something Happened dont la pratique mêle la photographie à la peinture.

 

STUDIO INTERVIEW #7 — Tatjana Danneberg

Plongez dans l’univers de l’artiste Tatjana Danneberg lors d’une discussion avec la commissaire de l’exposition, Victoria Aresheva.

À travers l’expérimentation de matières et de procédés de transfert des images sur la toile, Tatjana Danneberg transforme ses photographies analogiques prises sur le vif en peintures expressives. En utilisant des appareils photo bon marché, l’artiste cherche à prolonger des souvenirs occasionnels en représentant des proches, des connaissances, des objets du quotidien dans des prises de vue familières et souvent intimes.

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Tatjana Danneberg © Marcin Zarzeka

Studio Interview #6 — Anne-Lise Seusse

La MEP consacre ce podcast aux artistes présenté·es au Studio, son espace d’exposition dédié à l’émergence. Découvrez à travers une série d’entretiens immersifs au cœur de la création, les influences et le parcours de photographes en début de carrière, figures de la scène artistique de demain.

STUDIO INTERVIEW #6 — Anne-Lise Seusse

Plongez dans l’univers de l’artiste Anne-Lise Seusse lors d’une discussion avec la commissaire de l’exposition, Clothilde Morette.

Du 12 juin au 14 juillet, Anne-Lise Seusse présente son projet Les enfants du palais sous la mer, au Studio de la MEP, initié suite à l’invitation de la sociologue et enseignante chercheuse Amélie Nicolas à questionner le devenir des anciennes colonies de vacances sur le littoral vendéen, ainsi que les projections de submersion à venir. Anne-Lise Seusse prend comme lieu de recherche Saint-Hilaire-de-Riez, commune vendéenne qui comptait jusque dans les années 1970 plus d’une dizaine de centres de vacances, nés d’une volonté politique d’accueillir les enfants issus de la « banlieue rouge » (villes communistes entourant Paris) après la Seconde Guerre mondiale, et s’intéresse plus particulièrement à l’une de ses colonies, abandonnée en 2018.

Anne-Lise Seusse est née à Lyon en 1980, elle vit et travaille à Paris. Elle a d’abord étudié la philosophie avant de rejoindre l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon et s’intéresse aux territoires comme espaces fictionnels et à leur sociologie.

Son travail a été exposé dans de nombreux musées et centres d’art, notamment au Creux de l’enfer à Thiers (2008), à l’Institut D’Art Contemporain de Villeurbanne (2011), à La National Gallery de Cape Town (2012), au Palais de Tokyo (2012), au Centre International d’Art et du Paysage de Vassivière (2013), à l’ESA Paris (2014), au MuMa (2017) et au Frac Limousin (2018). Anne-Lise Seusse a travaillé en Afrique du Sud avec le soutien de la Fnagp. Plusieurs de ses photographies et vidéographies ont été acquises par le FRAC Limousin. Le projet « Les enfants du Palais sous la mer » a bénéficié du soutien du CNAP.

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Anne-Lise Seusse © Ellande Jaureguiberry

Studio Interview #5 — Pooya Abbasian

La MEP consacre ce podcast aux artistes présenté·es au Studio, son espace d’exposition dédié à l’émergence. Découvrez à travers une série d’entretiens immersifs au cœur de la création, les influences et le parcours de photographes en début de carrière, figures de la scène artistique de demain.

STUDIO INTERVIEW #5 — Pooya Abbasian

Plongez dans l’univers de l’artiste Pooya Abbasian lors d’une discussion avec la commissaire de l’exposition, Laurie Hurwitz.

Pour la deuxième partie de la saison, le Studio est fier de présenter l’exposition Maltournée, de l’artiste Pooya Abbasian. À travers une pratique invoquant la photographie, la vidéo, le dessin et l’installation, il s’intéresse à la relation complexe et souvent paradoxale entre l’image et l’idée qu’on peut se faire de la réalité et de la vérité.

Né en 1985, Pooya Abbasian est un artiste iranien vivant à Paris depuis 2011. Collaborateur proche de longue date du réalisateur iranien Jafar Panahi, il a projeté ses films dans de nombreux centres d’art et festivals dont la Fondation Pejman, au CPH-DOX Dokumentary Filmfestival Copenhagen, au Pictoplasma Festival Berlin et au BelDocs Festival à Belgrade.

Ses œuvres font partie de la collection du CNAP (Collection nationale d’art contemporain) et ont été présentées au Musée d’art contemporain de Téhéran, au Plateau Frac-Île de France, au Grande halle de la Villette, chez Poush et à l’Association La Source-La Guéroulde. Il a également illustré et écrit plusieurs albums jeunesse publiés chez Gallimard et Actes Sud. Il fait actuellement partie du programme de résidence d’artiste de la Fondation Fiminco 2023-2024.

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Pooya Abbasian © Eugenia Weisz, 2023

Photographier Lisa Fonssagrives-Penn

En écho à l’exposition Lisa Fonssagrives-Penn — Icône de mode, découvrez cette série de podcasts qui revient sur les photos iconiques de la mannequin Lisa Fonssagrives-Penn.

Photographier Lisa Fonssagrives-Penn

L’exposition Lisa Fonssagrives-Penn – Icône de mode présente la collection personnelle de celle qui fut le plus grand mannequin de son époque. Avec près de 150 tirages réalisés des années 1935 à 1955 par des maîtres de la photographie comme Horst P. Horst, Irving Penn, Louise Dahl-Wolfe ou encore Erwin Blumenfeld, l’exposition offre un aperçu de l’âge d’or de la photographie de mode, magnifié par une personnalité d’exception. Tom Penn, fils de Lisa Fonssagrives-Penn et d’Irving Penn, a proposé ce projet d’exposition à la MEP. Il a généreusement fait don d’une partie de cet ensemble remarquable à la collection de la MEP.

Découvrez, à travers cette série de podcasts, des anecdotes inédites en lien avec les photographies à découvrir dans l’exposition Lisa Fonssagrives-Penn — Icône de mode, visible du 28 février au 26 mai 2024 à la MEP.

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Fernand Fonssagrives, Lisa Fonssagrives, « Élan », plage de Noirmoutier, France, 1935. Tirage gélatino-argentique. Collection MEP, Paris. Don de l’Archive Tom Penn. © Estate of Fernand Fonssagrives

Studio Interview #4 — Iris Millot

La MEP consacre ce podcast aux artistes présenté·es au Studio, son espace d’exposition dédié à l’émergence. Découvrez à travers une série d’entretiens immersifs au cœur de la création, les influences et le parcours de photographes en début de carrière, figures de la scène artistique de demain.

STUDIO INTERVIEW #4 — Iris Millot

Plongez dans l’univers de l’artiste Iris Millot lors d’une discussion avec la commissaire de l’exposition, Laurie Hurwitz.

L’artiste explore dans son exposition Le soleil passe à l’embranchement, visible au Studio de la MEP, du 28 février au 07 avril 2024, l’histoire de sa grande-tante Hélène, ancienne militante du Mouvement de Libération des Femmes (MLF). Hélène vit depuis 40 ans dans la ferme de ses ancêtres, en cultive la terre et entretient la forêt qui est autour. Entre documentaire et fiction, Iris Millot retrace cette vie en mêlant photographies, récits sonores, fragments de textes extrait des carnets d’Hélène et archives retrouvées dans son grenier.

Née en 2000 à Paris, Iris Millot vit et travaille à Marseille. Elle est diplômée de l’École nationale supérieure de la Photographie à Arles en 2023 et du BTS Photographie Auguste Renoir à Paris en 2020. Sélectionnée pour Une Attention Particulière, elle expose l’été dernier aux Rencontres d’Arles et remporte également le Prix Dior pour la photographie et les arts visuels pour les jeunes talents 2023. En parallèle de sa pratique, elle co-réalise le commissariat de plusieurs expositions comme Buffet à VolontéUne Petite Robe de Fête et WIP#22 et participe activement à la création du lieu culturel Le Printemps à Arles.

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Iris Millot © André Cenetiempo pour Christian Dior Parfums

Rencontre avec Annie Ernaux

En écho à l’exposition Extérieurs — Annie Ernaux & la Photographie, la MEP vous propose une rencontre inédite avec Annie Ernaux, prix Nobel de la Littérature 2022, l’auteure de Journal du dehors. Elle y évoque son rapport à la littérature, à la photographie et les raisons pour lesquelles elle s’est engagée dans ce projet d’exposition.

Rencontre avec Annie Ernaux

Annie Ernaux s’intéresse depuis longtemps à la photographie et des références à des photos d’enfance apparaissent dans son travail. Dans son livre  Journal du dehors (1993), elle évoque la tentative d’écrire comme si elle faisait des images : « J’ai cherché à pratiquer une sorte d’écriture photographique du réel, dans laquelle les existences croisées conserveraient leur opacité et leur énigme. »

La MEP rend hommage à la vision de l’auteure en affichant ses écrits sur les murs comme des tirages photographiques. Les images et les écrits dévoilent comment les événements ordinaires, en apparence insignifiants, observés dans la ville, nous renvoient à des inégalités et des stéréotypes sociaux plus larges.

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Annie Ernaux © Marguerite Bornhauser